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2016 - Interview de Lina Fournier, pour l'UNL13
 Interview de Lina Fournier pour l’UNL13 (Union Nationale Lycéenne), élève en classe de première au lycée Marseilleveyre à Marseille 

Propos recueillis par Pierre Marie Ganozzi

 

FSU13 : Les jeunes ont été à l’initiative de la lutte contre la loi El Khomri. Pourquoi l’UNL est-elle opposée à cette loi ?

 La loi El Khomri précarise les travailleurs, et notamment les jeunes. Elle prévoit de faciliter les licenciements en fonction de l'ancienneté des salariés et encourage les embauches en CDD. Elle s'attaque également aux conditions de travail, puisqu'elle facilite le rallongement des temps de travail, le travail de nuit... en diminuant le poids des organisations syndicales dans les discussions au sein de l'entreprise ! En libéralisant le Code du Travail, cette loi anéantit nombre de droits indispensables à une vie décente pour les salariés !

 Nous, lycéennes et lycéens, sommes dans la rue depuis le 9 mars par solidarité avec les travailleurs actuels, qui subiront immédiatement les effets de cette loi si elle est adoptée. Mais nous sommes aussi les travailleurs de demain. Nous avons tous déjà côtoyé le monde du travail et certains d'entre nous sont même contraints de se salarier pour financer leurs études. Alors il est clair que cette réforme nous touchera de plein fouet, c'est pourquoi il est nécessaire de nous mobiliser ! 

Travailler plus pour gagner moins et se faire virer plus facilement... Comment vouloir de cette loi ?

 

 Quelle a été la mobilisation dans les lycées ?

 Dans les lycées, la mobilisation a d'abord pris la forme d'échanges informels, parfois en classe mais surtout pendant nos temps libres. Je ne m'attendais pas à voir autant de lycéens intéressés par la question ! Peu à peu les débats ont été plus encadrés : dans mon lycée, nous avons par exemple décidé de nous réunir pendant la pause-déjeuner plusieurs fois et le week-end. C'est lors de ces assemblées qu'est venue l'idée commune de mobilisation plus concrète : déjà des manifestations étaient prévues, et nous voulions y être présents en masse. Nous avons donc organisé les débrayages de nos lycées respectifs : chaque blocage est voté et préparé lors d'une assemblée générale, et nous cherchons toujours à sensibiliser le maximum de monde en allant à la rencontre des élèves, en distribuant des tracts... L'objectif de ces actions est en fait de s'assurer que chacun a conscience des enjeux de la loi avant et pendant le blocage, puis de rejoindre la manifestation unitaire aux côtés des travailleurs. Dans le département, une vingtaine de lycées a participé, depuis le 9 mars, au mouvement, ce qui correspond à plus de 1500 lycéens ! 

 

 Et aujourd’hui ?

 Aujourd'hui, on continue ! Malgré l'annonce du passage en force de la loi par le premier ministre avec l'utilisation de l'article 49-3 de la constitution, on ne lâche rien !  Nous étions dans la rue le 17 et le 19 mai, nous le serons à nouveau le 26 et encore s'il le faut. Manuel Valls a une vision scandaleuse de la démocratie : ignorer ces mois de mobilisation, les centaines de milliers de grévistes et les milliers de mètres foulés par leurs pieds, ce n'est pas ça, être à l'écoute des citoyens.

 

Quelles ont été les difficultés pour la mobilisation ?

 D'abord, l'administration du lycée, parfois compréhensive, parfois beaucoup moins. Le lycée Thiers, par exemple, a décidé le 31 mars de fermer entre 8h et 10h pour empêcher toute mobilisation lycéenne aux abords de l'établissement. Cette décision anti-démocratique bafoue droit de manifestation des élèves. Une tentative de plus pour essayer de nous faire taire...

 Un autre problème s'est posé pour les lycéens en internat. La réglementation est en effet très stricte et leur libertés sont restreintes car ils sont sous la responsabilité du chef d'établissement. Il leur a donc été fermement interdit de participer aux manifestations unitaires sous peine de sanctions. Une seule solution pour eux, ne pas dormir à l'internat la veille de mobilisation : une fois encore nous avons su être réactifs et solidaires en hébergeant nos camarades le temps d'une veille de manifestation !

 Ensuite, pour les lycées excentrés, rejoindre la manifestation a été difficile. Même si nous étions les premiers à nous en réjouir, il faut avouer que l'ampleur de la grève des transports ne nous a pas facilité la tâche... Mais nous avons su être sportif.ve.s, et avons pour certains marché plus d'une heure à travers la ville !

 Puis, le mouvement social continuant, il faut, pour beaucoup d'entre nous, chercher d'autres formes de mobilisation : avec l'approche du bac et des examens, s'engager pleinement dans le mouvement devient de plus en plus délicat... Mais notre détermination n'en reste pas moins grande et nous n'arrêtons pas pour autant les discussions nos camarades !

 Par ailleurs, je regrette la méfiance qu'ont manifesté certains lycéens vis-à-vis des organisations représentatives : une partie d'entre aux a refusé de défiler dans le cortège syndical, brisant l'esprit unitaire que nous voulions donner à cette lutte.

 Pour finir, nous n'avons pas réussi à toucher réellement tous les lycéens du département, et surtout de Marseille. Même si un grand nombre de lycées s'est mobilisé, on remarque que les élèves des établissements les plus défavorisés sont malheureusement les moins représentés. Selon moi, ce doit être notre objectif premier : arriver à toucher tous les lycéens car c'est en masse que le gouvernement nous craint !



Date de création : 14/06/2016 - 19:12
Dernière modification : 14/06/2016 - 19:12
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