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A l'initiative des syndicats de la FSU, à l'appel d'une large intersyndicale et du réseau associatif, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mercredi 20/9 devant la préfecture à Marseille pour dénoncer la fin des contrats aidés équivalent à plusieurs centaines de licenciements, pour demander que cesse la précarité dans les services publics. 
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le 12 septembre à Marseille, de 20 à 30000 manifestants ont défilé contre les ordonnances Macron, pour les droits des salariés, contre les politiques d'austérité, pour l'avenir de la fonction publique.

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Mobilisation contre la fin des contrats aidés - par Claire Billès Catherine Fuchs

 Action du 20 septembre : tous ensembles, rassemblés contre la suppression des contrats précaires !
Plusieurs centaines de collègues étaient présents au rendez-vous fixé par l'intersyndicale pour dénoncer la suppression des contrats aidés. Les syndicats de la FSU (SNUipp, SNUter, SNES) la CGT, FO, Sud, le CFDT, l'UNSA étaient représentés, ainsi que les syndicats des personnels des associations, des représentants de parents d'élèves. On comptait aussi de nombreuses personnes (beaucoup de femmes) concernées par les fins de contrat. La presse était également présente.
Enseignants, AVS, Aide administrative aux directeurs d'école (AADE,) parents, associations, tous ont manifesté leur colère devant la Préfecture :
- des AADE ont témoigné de la brutalité de l'annonce de leur non-renouvellement,
- des directeurs et directrices d'écoles exaspérés par la surcharge de travail et les dysfonctionnements engendrés par la disparition du poste de secrétaire étaient présents pour revendiquer d'autres conditions de travail
- des AVS ont exprimé leur incertitude concernant leur avenir au sein de l'Education Nationale,
- des associations ont dénoncé l'obligation qui leur était faite de mettre la clef sous la porte car elles sont dans l'incapacité de recruter d'autres types de contrat sans subvention,
- des parents d'élèves exprimaient leur inquiétude pour la sécurité de leurs enfants au sein des établissements…

Une délégation composée des organisations syndicales, des fédérations des parents d'élèves et de collègues précaires non renouvelées a été reçue en Préfecture, pour remettre environ 10 000 signatures de la pétition unitaire récoltées en seulement 10 jours, et porter nos revendications :
Le maintien et le réemploi de tous les contrats aidés
Un véritable plan de lutte contre la précarité dans la Fonction Publique
La transformation des contrats aidés en emplois pérennes.
Dans l’immédiat, un véritable plan de financement public du monde associatif.

Publié le 21/09/2017 - 08:14  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mobilisation des retraités - par fsu13

Retraitées, retraités du privé et du public
Pour Marseille Manifestation le Mardi 26 Septembre à 10 h. sur le Vieux Port

Les cotisations chômage et maladie des salariés vont être supprimées mais ce manque à gagner pour la protection sociale sera compensé par une augmentation de 1,7% de la CSG.

Par contre pour les retraités, il n’y aura pas de compensation puisqu’il n’y a pas de prélèvement maladie et chômage sur nos pensions.

On peut en conclure qu’à partir de 1200 euros par mois on est un retraité aisé !

Quelle incidence :

1200€/mois = -20€ oar mois soit -240 par an

1700€/mois = -26 € par mois soit – 312 € par an

On voit là que c’est loin d’être négligeable

Un rappel, les pensions sont gelées depuis 4 ans, les retraites complémentaires le sont pour 3 ans et la contribution sociale (CASA) de 0,3% est prélevée depuis 2013 pour financer la perte d’autonomie.

L’exonération de la taxe d’habitation qui ne concerne là encore que les retraités

Résultat net une baisse de notre pouvoir d’achat brutale et importante.

De plus, ce sont les retraités qui vont pour partie financer l’augmentation du pouvoir d’achat des actifs, c’est ce que ce gouvernement et le Président appellent sans doute la nouvelle solidarité intergénérationnelle ???!!!

« Et dans le même temps », les dividendes des actionnaires explosent ainsi que les bénéfices du CAC 40, plus 32,6 % en 2016 soit plus de 76 milliards distribués. Et le point fait à mi année en 2017 confirme et amplifie ces résultats !

Ce sont

Nous ne pouvons laisser faire. Nombreux parmi nous étaient dans la manifestation de ce 12 septembre, d’autres encore y seront le 21.

Les fédérations CFDT, CGC, CFTC, CGT, FA (Autonomes), FO, FSU, UNSA et Solidaires seront dans l’action le 10 octobre pour dire leur refus du gel de la valeur du point indice, du rétablissement de la journée de carence, de la perspective de 120 000 suppressions d'emplois dans la fonction publique et de la « simple compensation» envisagée pour les fonctionnaires de la hausse de la CSG, des mesures qu'elles jugent «inacceptables».

Retraités, pensionnés nous avons à manifester notre refus de ces agressions contre les actifs du public et du privé, contre celles dont nous sommes victimes.

9 organisations (CGT, CGT-FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, SUD Solidaires, FGR-FP, UNRPA, LSR, appellent à manifester le 28 septembre pour dénoncer cet ensemble de mesures.

Dans les Bouches du Rhône, pour des raisons locales, la manifestation se tiendra le :

Mardi 26 Septembre à 10 h. sur le Vieux Port

 

Publié le 18/09/2017 - 18:23  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Journée de mobilisation du 21 Septembre - par Webmaster

Décision du Bureau départemental de la FSU13

La FSU13 appelle à la mobilisation et manifestation pour le 21 septembre. Un préavis de grève est déposé nationalement. Le cadre unitaire dans le département reste le même, à savoir CGT, FSU, Solidaires, Unef et UNL.
L'objectif est de faire reculer le gouvernement sur la Loi Travail, de faire converger les luttes et de préparer la journée de mobilisation Fonction publique du 10 Octobre.
Publié le 15/09/2017 - 16:28  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Création de classe à Martigues ! - par FSU - Martigues -

Création de classe à Martigues !
Le SNUipp-FSU de Martigues se félicite de la décision du DASEN d’ouvrir une classe dans l’école Tranchier dans la deuxième quinzaine de la rentrée. Il ne manquait que 4 élèves sur 242 pour que le seuil d’ouverture soit atteint dans une école située dans un quartier prioritaire de la politique de la ville et accueillant deux dispositifs ULIS.
Le SNUipp-FSU-13 était intervenu à deux reprises lors des commissions départementales de cartes scolaires pour demander une ouverture dans cette école. En effet, bien que les chiffres ne permettaient pas de rendre cette ouverture effective, nous avions invoqué des classes surchargées dans un école oubliée des REP ainsi que le principe d’inclusion scolaire qui demande aux collègues des classes ordinaires d’accueillir sur des temps plus ou moins longs des élèves de
l’ULIS.
Nos demandes syndicales ont été rejetées en février et juin mais la mobilisation des parents d’élèves, des élus locaux ainsi que des enseignants a fini de convaincre le DASEN du bienfondé de cette revendication. C’est une très bonne nouvelle pour le Service Public, accueillie avec joie par les collègues qui verront leurs conditions de travail améliorées et par les familles qui bénéficieront de meilleures conditions d’apprentissages pour leurs enfants.
Pour le SNUipp-FSU, cette ouverture de classe qui répond enfin à la circulaire du 21 août 2015, signe ainsi la pertinence d’une de nos revendications phares pour l’accueil des élèves en situation de handicap. En effet, comment faire vivre le principe d’inclusion inscrit dans la Loi dans des classes surchargées ? Notre syndicat réclame des moyens supplémentaires pour que l’inclusion scolaire ne se fasse pas au détriment des élèves et des équipes enseignantes. Pour cela nous continuons à demander partout en France la prise en compte dans le calcul des effectifs globaux de l’école des élèves d’ULIS qui sont des élèves à part entière de l’école.  

A Martigues le 11 septembre 2017
Publié le 13/09/2017 - 11:26  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiqué untiaire pour le 12 septembre - par Webmaster

 

Communiqué de presse  : CGT13, FSU13, SOLIDAIRES13, UNEF Aix Marseille, UNL13

 Le gouvernement Macron n'épargne aucun secteur, aucune profession, …que l'on soit jeune, retraité, actif ou chômeur, salariés du public ou du privé, nous sommes tous dans la ligne de mire du gouvernement.

 

 Dans la continuité des lois Hollande-Macron, le gouvernement veut réformer l'ensemble du droit du travail et détruire les garanties collectives comme le souhaite tant le Medef. 

 

 Précarité, flexibilité pour les salariés sont les maîtres-mots des ordonnances :

·       Avec la remise en cause du contrat de travail, la fin du CDI, la multiplication des CDD, la généralisation des contrats de chantier et la rupture conventionnelle collective, c'est l’explosion des dernières protections contre les licenciements. Un nouveau cap est franchi avec le plafonnement des indemnités, accordées aux salariés, lors de la reconnaissance de leurs droits par le tribunal des Prud’hommes.

·       Les accords d'entreprise primeraient sur les accords de branche et sur le Code du Travail, dérèglementant ainsi la durée légale du temps de travail, la rémunération des heures supplémentaires, la reconnaissance de la pénibilité et généralisant le travail de nuit et des dimanches.

·       L'employeur pourra modifier unilatéralement un accord de branche et choisir les Conventions Collectives les moins avantageuses pour les salariés.

·       Les pleins pouvoirs seront donc donnés à l'employeur, en leur permettant de signer des accords dérogatoires, sans les Syndicats, et particulièrement en utilisant les référendums organisés à leur initiative.

·       Isoler encore et toujours les salariés face aux directions avec la fusion des IRP et la disparition des CE et des CHSCT. Avec la diminution des mandats et une présence des Organisations Syndicales, cantonnées au Conseil d’Administration, c’est plus de temps de réunion avec les patrons et moins avec les salariés.

 

La casse du droit du travail ne créera de l'emploi et la baisse des cotisations sociales n'augmentera pas les salaires, bien au contraire.

 

 

Notre modèle social et sociétal est aussi remis en cause par les attaques contre la Sécurité Sociale et les Services Publics :

 

 

 

Sécurité sociale :

La baisse des cotisations sociales (Chômage et Maladie), en échange de la hausse de la CSG de 1.7 point, poursuit le démantèlement de la Sécurité Sociale. Depuis 1991, la transformation des cotisations en impôt est engagée, voulant intégrer l'assurance maladie dans le budget de l'État afin de la livrer au secteur assurantiel.

Les conséquences en seront l’affaiblissement de la Sécurité Sociale, avec un risque de dégradation de la qualité des services et une augmentation de leurs coûts. Cela conduira à creuser encore plus les inégalités et, notamment, à développer un système de santé à 2 vitesses, alors qu’un quart des français renoncent aux soins faute d’argent.

 

Les annonces faites concernant une réforme sur les retraites visent à transformer notre système par répartition, solidaire et intergénérationnel, en un système individualisé par capitalisation. Le gouvernement a d’ores et déjà annoncé la fin des régimes spéciaux pour 2018.

 

 

 

Services publics :

Au travers du projet de loi de Finance 2018, Emmanuel MACRON et son gouvernement vise un nouveau plan d'économie de 60 millions d'Euros entrainant :

·       Le gel du point d'indice pour 2017 et 2018, l’augmentation de la CSG sans garantie de compensations pour le pouvoir d'achat, la baisse du pouvoir d’achat des retraités,

·       la généralisation de l'individualisation des carrières et des rémunérations, la réinstauration du jour de carence, la remise en cause du calendrier des mesures de réévaluation des grilles indiciaires,

·       la suppression de 120 000 postes (50 000 dans la Fonction Publique d'État et 70 000 dans la Territoriale), la suppression des missions assurées par des emplois aidés,

·       La baisse des dotations aux collectivités locales, l’aggravation des disparités d'un territoire à l'autre et des inégalités d'accès aux soins, au logement, à l'éducation,…

 

Toutes ces annonces d’austérité sont faites alors même que la France se place au 1er rang du montant des dividendes versés aux actionnaires (40.6 milliards) !

 

La CGT 13, la FSU 13, Solidaires 13, UNEF Aix Marseille et UNL 13 appellent, les salariés, jeunes, retraités, privés d’emploi, à se mobiliser le 12 septembre,

 

·       Contre la casse :

                        - du droit du travail

                        - de la Sécurité Sociale

                        - des Services Publics

·       Pour :

            - la création d’emplois, l’augmentation des salaires,

            - le développement des Services Publics répondant aux besoins de tous

            - une Sécurité Sociale solidaire

 

           

 

 

Tous ensemble, mobilisés, en grève, en manifestation,

Mardi 12 septembre 2017

10h30 - Vieux-Port – Marseille

Unis et déterminés imposons le progrès social

Publié le 13/09/2017 - 10:52  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Vidéo : manifestation à Marseille le 12 septembre - par Alain Barlatier

Le 12 septembre était une journée nationale d'actions, de manifestations, de grève contre les ordonnances prévoyant une nouvelle remise en cause du droit des salariés, contre les politiques d'austérité, pour l'avenir de la fonction publique. Environ 30000 personnes ont manifesté à Marseille. Réactions des responsables syndicaux de la FSU et d'autres organisations syndicales : voir sur la chaine YouTube de la FSU13 : https://www.youtube.com/watch?v=uRYDjACSoQo&feature=youtu.be
Publié le 12/09/2017 - 21:04  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Disparition des contrats CUI et autres contrats aidés... - par FSU13

Disparition des contrats CUI et autres contrats aidés

 Dans le cadre de la mobilisation pour le maintien des personnels et de leurs missions, voici deux campagnes de pétitions à l’initiative de nos camarades du  
-  SNUIPP-FSU : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfCu5W7UIxznQRns3dwKtPJM4j56OcOi_jqaUzpMtaO4k01bg/viewform
- SNES-FSU :
https://www.change.org/p/la-suppression-des-contrats-aid%C3%A9s-d%C3%A9grade-la-qualit%C3%A9-du-fonctionnement-des-%C3%A9tablissements

A signer et à faire signer!

Publié le 11/09/2017 - 17:05  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Loi Travail : les droits des femmes passent à la trappe ! - par Webmaster

Loi travail : les droits des femmes passent (aussi) à la trappe

Emmanuel Macron l’a promis. Les femmes seront la grande cause nationale du quinquennat. Il est élu depuis à peine 150 jours et il a déjà réussi à se faire mentir 3 fois. Une première fois avec la nomination du gouvernement et l’absence de Ministère dédié. Une deuxième fois cet été avec la baisse de 27% du budget du Secrétariat d’État à l’Égalité. Une troisième fois avec la Loi Travail n°2.
Comme souvent, des textes apparemment « neutres » ont en réalité des conséquences nettes sur les inégalités. Réforme des retraites, de l’assurance maladie ou du code du travail : toutes ces réformes qui visaient l’ensemble des salarié.e.s ont eu un impact différent sur les femmes et les hommes. Etonnant ? Pas tant que ça. Lorsque vous proposez une réforme dans un pays comme la France, où les inégalités professionnelles sont fortes (26% d’écart de salaire), la réforme est rarement neutre ou sans effet. Soit elle aggrave la situation et augmente les inégalités, soit elle s’attaque aux inégalités et les fait reculer. Les ordonnances rentrent dans la première catégorie. Les salarié.e.s les plus touché.e.s par la réforme sont ceux en CDD ou travaillant dans des petites entreprises. Deux catégories où les femmes sont surreprésentées. Plusieurs mesures vont donc peser particulièrement sur les femmes et accroître les inégalités professionnelles. 

Le gouvernement plafonne le montant des indemnités prudhommales en cas de licenciement abusif. Sauf en cas de discrimination nous dit-il. Il a pourtant « oublié » dans ses ordonnances plusieurs cas de discriminations. Le plafond (très faible) s’appliquera demain par exemple si vous êtes licenciée par manque de disponibilité en raison de votre situation de famille ou en raison d’un handicap (!!). L’inversion de la hiérarchie des normes renvoie à l’entreprise la définition de nombreux droits, et notamment les droits familiaux. Les congés enfants malades pris en immense majorité par les femmes, l’allongement du congé maternité et le maintien de la rémunération à 100%, l’allègement du temps de travail des femmes enceintes…tous ces droits, prévus jusqu’alors dans les conventions collectives de branche, pourront être demain remis en cause par accord d’entreprise. C’est le cas également des primes d’ancienneté, de départ en retraite ou de licenciement. Le gouvernement affaiblit les outils de l’égalité professionnelle en entreprise. La loi prévoit aujourd’hui une négociation annuelle « égalité professionnelle qualité de vie au travail » et oblige l’entreprise à fournir des données aux salarié.e.s sur les inégalités professionnelles femmes – hommes. Ces données sont celles de l’ancien Rapport de Situation Comparée, issu de la première loi sur l’égalité professionnelle de 1983 (loi Roudy). Ces données sont désormais intégrées dans la base de données économiques et sociales. Les entreprises qui n’ouvrent pas cette négociation et ne fournissent pas ces données peuvent être sanctionnées. Les ordonnances permettront, par accord d’entreprise, de changer le contenu de la négociation, de choisir les données sur l’égalité à transmettre (ou non), et de passer d’une négociation annuelle à une négociation quadriennale…Voire de ne pas négocier du tout. Il sera désormais possible d’imposer, par accord d’entreprise, des clauses de mobilité sans que la loi ne fixe de limite géographique ni d’obligation de prendre en compte la situation familiale des salarié.e.s. Idem pour des modifications d’horaires et de temps de travail ou encore des baisses de salaires ou le développement du travail de nuit. Les femmes, plus souvent à temps partiels, plus souvent précaires, à la tête de familles monoparentales et prenant en charge une immense partie des tâches parentales seront particulièrement pénalisées par ces mesures. Le premier argument invoqué par les femmes qui se retirent du marché du travail est l’impossibilité d’assumer leurs responsabilités familiales du fait des horaires atypiques qui leur sont imposés. Les ordonnances ne risquent pas de les aider
 La disparition du CHSCT (le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) prévue par les ordonnances va avoir un impact sur la prévention des violences sexuelles au travail. 20% des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. 5 ans après l’amélioration de la loi sur le harcèlement sexuel, le gouvernement décide de faire disparaitre l’instance dédiée à la santé et la sécurité au travail.
 Exit enfin le droit d’expertise dédié à l’égalité femmes – hommes, gagné en 2015, qui aidait élu.e.s et syndicats à identifier et comprendre les sources des inégalités. Auparavant à charge de l’employeur, ce droit d’expertise devra désormais être co-financé par le comité d’entreprise. Du fait de son budget limité, celui-ci devra faire des choix. Et souvent, dans ce cas, l’égalité passe au second plan.

Les ordonnances ne sont pas neutres. Elles vont accroître les inégalités professionnelles. 

Emmanuel Macron, Marlène Schiappa, votre grande cause nationale commence mal. Changez de cap, ne bradez pas les droits des femmes aux exigences du MEDEF,retirez ces ordonnances.

 

Les féministes l’exigeront dans la rue avec toutes et tous !

Publié le 06/09/2017 - 10:49  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mobilisation unitaire retraités - par Webmaster

Bouches du Rhône : Mobilisation des retraités et retraitées Mardi 26 septembre 2017

Parce qu’une fois de plus le gouvernement s’attaque à leur pouvoir d’achat, aux services médicaux et sociaux, neuf organisations appellent les retraité-e-s à se mobiliser dans les départements sous des formes diverses le 28 septembre.
Haro sur le pouvoir d’achat des retraités

Au printemps dernier plus de 12 000 retraité-e-s se sont exprimé-e-s dans une enquête lancée par nos organisations. 80 % des personnes retraitées indiquent que leur situation financière s’est dégradée. Malgré cela, le gouvernement annonce une baisse des pensions de 8 millions de retraité-e-s en augmentant de 1,7 point leur CSG, sans aucune compensation. 

La CSG passera de 6,6 % à 8,3 % soit une augmentation de 25 %. Ce qui représente une perte de :

- 204 € par an pour une pension de 1 000 € par mois,

- 306 € par an pour une pension de 1 500 € par mois,

- 408 € par an pour une pension de 2 000 € par mois.

Selon le gouvernement, il s’agit d’un « effort pour les jeunes générations ». Les retraité-e-s n’ont pas attendu pour faire preuve de solidarité et une nouvelle baisse de leur pouvoir d’achat réduira l’aide qu’ils apportent déjà aux jeunes générations. 

Cette augmentation de CSG s’ajoute à une liste déjà longue d’attaques, avec la CASA de 0,3 %, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves et veufs, la fiscalisation de la majoration familiale et le blocage des pensions depuis plus de 4 ans. Et maintenant l’annonce de la réduction de 5 € par mois de l’APL (Aide Personnalisée au Logement) qui visera notamment les retraités locataires.L’annonce d’une revalorisation des pensions du régime général et alignés de 0,8 % au 1er octobre ne représente, en aucune manière, une quelconque augmentation car elle ne fait que compenser l’inflation des seuls 12 derniers mois. D’autant que pour les retraites complémentaires aucune augmentation n’est prévue.

Vers la disparition des emplois aidés

Dans l’enquête menée au printemps dernier, les retraité e-s sont quasiment unanimes à considérer que les plans d’aide à l’autonomie sont insuffisants, tant à domicile qu’en établissements.

Le gouvernement, non seulement ne prend aucune mesure pour réduire les « restes à charge » mais il s’attaque aux moyens dont peuvent disposer les établissements, les associations et les collectivités locales en supprimant les emplois aidés.

Il communique sur la disparition du reste à charge des lunettes, prothèses auditives et dentaires… sans insister sur l’augmentation correspondante des complémentaires santé, sans participation des employeurs pour les retraité-e-s.

Prendre au plus grand nombre pour donner aux riches

Le gouvernement prévoit de prendre beaucoup dans la poche des personnes retraitées et un peu dans toutes les autres, ou presque : l’APL pour les locataires, la suppression de services publics en privant les collectivités locales des recettes de la taxe d’habitation et en supprimant 120 000 emplois de fonctionnaires…

Et il donne beaucoup aux plus riches : baisse de l’ISF, l’impôt sur la fortune, en ne prenant plus en compte les actions et obligations qui représentent 90 % du patrimoine des plus riches ; baisse de l’impôt sur les sociétés à 28 % ; cadeau aux rentiers en plafonnant l’imposition des revenus du capital à 30 %.

Les personnes retraitées n’ont pas besoin d’explications ou de pédagogie : ils ont besoin de justice sociale.

Montrons que nous refusons la baisse des pensions

Dans notre même enquête, 84 % des retraité-e-s considéraient que les politiques menées avaient négligé ou ignoré leur situation.

Ces dernières années les actions menées à l’initiative des organisations de retraités ont permis de « limiter la casse » : les personnes non imposées en 2015 n’ont pas payé d’impôt en 2016 et 2017, les seuils de déclenchement de la CSG ont été relevés, l’APA a été légèrement augmentée...

Alors oui les retraité-e-s ont de bonnes raisons de se mobiliser pour éviter de nouvelles dégradations importantes de leur pouvoir d’achat, obtenir une évolution des pensions liée à l’évolution des salaires et une amélioration importante de la prise en charge de la perte d’autonomie.

Non à la hausse de la CSG à 8,3% ! Revalorisation de nos pensions !

Journée nationale d’action et de mobilisation le 28 septembre (mais le 26 Septembre dans le 13 !).

 

 

Publié le 04/09/2017 - 10:41  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Collecte soutien pour "Roya citoyenne" - par Webmaster

Roya Citoyenne lance une collecte de soutien

Pour accéder à HelloAsso, cliquez ici :
https://www.helloasso.com/associations/rc/collectes/roya-citoyenne-pour-les-droits-de-tous-les-citoyens

"Roya citoyenne" défend les droits de tous les citoyens ! et elle est de plus en plus attaquée. Aidez-nous à faire valoir le Droit !
Présentation du projet
Roya citoyenne défend les droits des citoyens les plus vulnérables, en particulier ceux des personnes exilées bloquées à la frontière franco-italienne et dont les droits à la demande d'asile, ainsi que les droits à la protection pour les mineurs, prévus par les lois internationales, européennes, et française, sont bafoués tous les jours. 
D'autre part, l'association est de plus en plus attaquée par l'extrême droite... et la droite extrême.
Origine du projet
Le 30 mars 2017, le Tribunal administratif a condamné le préfet des Alpes-Maritimes pour entrave au droit d'asile, l'obligeant ainsi sous trois jours à recevoir la demande d'asile d'une famille érythréenne avec un enfant de 5 ans :
http://roya06.unblog.fr/2017/04/19/communique-de-roya-citoyenne-18417-encore-un-pas-en-avant-pour-la-reconnaissance-des-droits-des-refugies/
http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/alpes-maritimes/nice/prefet-alpes-maritimes-condamne-avoir-porte-atteinte-grave-au-droit-asile-1225819.html
Depuis, le combat juridique, médiatique, humanitaire et militant se poursuit pour permettre aux exilés de pouvoir déposer leur demande d'asile en France. Les autorités cherchent par tous les moyens à les bloquer sans distinction, demandeurs d'asile ou pas.
Cette collecte est donc bien différente de la collecte interassociative qui sert à prendre à charge les frais des citoyens solidaires poursuivis.
Par ailleurs, Roya citoyenne est de plus en plus attaquée par l'extrême droite :
http://www.gisti.org/spip.php?article5714
http://www.nicematin.com/justice/un-elu-proche-du-fn-reclame-la-dissolution-de-roya-citoyenne-audience-la-semaine-prochaine-153660
A quoi servira l'argent collecté ?
Nous avons besoin de fonds pour mener ces combats : VOTRE aide financière servira à payer les actes des avocats, des huissiers...
Notre équipe
Notre association fonctionne en conseil d'administration sur le mode collégial, sans bureau ni président, de manière démocratique et transparente.
Cédric Herrou en est l'un des membres.
Publié le 01/09/2017 - 14:51  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Rencontre avec le Ministre de l'action publique - par Webmaster

Rencontre FSU/Ministre de l’Action et des Comptes publics

Vendredi 21 juillet 2017 

La FSU a rencontré ce jour le Ministre de l’Action et des Comptes publics.
Elle a redit au Ministre son profond désaccord sur les mesures annoncées par le gouvernement concernant les plus de cinq millions d’agent-es de la Fonction Publique.
Pour la FSU, il est inadmissible de geler leurs salaires, de rétablir une journée de carence qui ne sera jamais compensée contrairement à une grande partie du secteur privé, tout cela dans un contexte de restriction budgétaire. La FSU n’acceptera pas non plus que soit remis en cause le calendrier de mise en œuvre des mesures du protocole « PPCR », seules avancées à ce jour dans le déroulement de carrière des agents. Enfin, les déclarations d’Emmanuel Macron devant le Sénat faisant état d’une volonté de séparer le calcul du point d’indice des différents versants de la Fonction publique renforcent les inquiétudes de la FSU qui rappelle son attachement à l’unité de la Fonction Publique. Elle s’opposera à tout ce qui pourrait la remettre en cause.
Pour faire fonctionner des services au public, il faut des femmes et des hommes en nombre suffisant, formé-es, qualifié-es et reconnu-es dans leur travail. La Fonction publique a toujours su s’adapter aux évolutions notamment lorsque les réformes sont pensées en fonction des besoins et que les investissements sont faits en conséquence. Et non pas selon une doxa affirmant que le « moins » est égal au « mieux ». Il s’agit là d’une grave erreur pour l’avenir ! Le gouvernement doit de manière urgente en prendre la mesure.
Le Président de la République s’est engagé lors de sa campagne à améliorer le pouvoir d’achat des salarié-es. Il ne peut donc pas commencer par le dégrader. C’est pourquoi la FSU prépare d’ores et déjà avec détermination le rendez-vous salarial prévu au mois d’octobre.
Tout comme elle fera des « assises » sur la Fonction publique prévues par le gouvernement à l’automne un temps fort d’expression des besoins et des propositions pour que les services publics répondent bien aux exigences des usagers et aux besoins du pays. 
Publié le 25/07/2017 - 11:30  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Non au jour de carence ! - par Webmaster

Retour du jour de carence ? Une mesure injuste et inefficace - La FSU dit NON ! 

Chaque semaine, une nouvelle annonce de mesure stigmatisant un peu plus les fonctionnaires est distillée dans l'opinion par le discours du gouvernement
Après l'annonce du gel du point d'indice, le Ministre de l'action et des comptes publics a annoncé hier le rétablissement de la journée de carence dans la Fonction publique !
Ce jour de carence est injuste et inefficace.
Mais le ministre développe un argument inacceptable : il fait porter la responsabilité d'une part de la désorganisation des services et de l'accroissement des tâches sur les personnels s'arrêtant pour maladie. 
Rétablir le jour de carence revient à diminuer le salaire des fonctionnaires en arrêt maladie. C'est donc les punir, considérant qu’ils sont coupables d’être malades.
La prétendue équité avec les salariés du privé ne tient pas !
 Les deux tiers des salariés du privé, relevant majoritairement des entreprises de plus de 250 salariés, voient leurs jours de carence couverts par des accords d’entreprise. Il y a bien aujourd’hui une inégalité entre les salariés du secteur privé qui ont une prise en charge totale, et ceux qui se voient appliquer intégralement ou partiellement des jours de carence.
Et, il y aura donc bien aujourd’hui une inégalité entre les salariés du secteur public et la majorité de ceux du secteur privé !
La FSU demande qu’il n’y ait aucun jour de carence ni dans le privé, ni dans le public !
C'est d'autant plus inadmissible que les études démontrent que là où le jour de carence est mis en oeuvre, les arrêts sont moins nombreux mais plus longs : le jour de carence est inefficace contre l'absentéisme
Pour réduire les arrêts maladie, il faut agir sur les conditions de travail, renforcer la médecine de prévention, quasi inexistante pour une majorité de fonctionnaires et développer des mesures pour améliorer la qualité de vie au travail. La FSU exige des mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie au travail dans la Fonction Publique : c’est une question d’intérêt général.
Le gouvernement doit revenir sur cette décision.

 

 

Publié le 25/07/2017 - 11:23  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Solidarité avec les Migrants - par Webmaster

Solidarité avec les Migrants (vidéo)
A diffuser sans modération la vidéo ci-dessous
https://www.youtube.com/ watch?v=gV8cxdoegEs
 
Publié le 23/07/2017 - 13:09  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Menaces de milliers de suppressions d'emplois dans l'animation - par Webmaster

SNUTER – FSU                                                       
Communique de presse de la FSU Territoriale : 
Menaces de suppression de dizaines de milliers d’emplois dans l’animation. 

Depuis la publication du décret le 28 juin 2017 permettant aux collectivités de mettre fin à l’organisation du temps scolaire en 4,5 jours d’école, les menaces se précisent sur l’avenir de milliers d’emplois d’animation. Si pour la rentrée 2017/2018, peu de collectivités ont décidé d’abandonner le temps d’activité périscolaire, elles seront très nombreuses à le faire dans un an. Environ 200 000 postes sont concernés, tant dans le secteur public que dans le mouvement associatif de l’éducation populaire. 

La FSU territoriale refuse que tout le travail et l’investissement des professionnels de l’animation dans le cadre des projets éducatifs territoriaux soient balayés par des décisions unilatérales faisant fi de l’intérêt des enfants. Des besoins il y en a, non seulement par le nécessaire développement des CLSH, (une journée entière serait libérée par semaine) mais également en soutien au fonctionnement de l’école (gestion BCD ; aide à l’encadrement d’activités scolaires, maintien du parc informatique des écoles, volume de temps de travail des ATSEM, ….). 

Pour la FSU territoriale, ce qui a pu être financé pour les enfants et l’école doit continuer à l’être quel que soit le choix fait par les collectivités.

La FSU territoriale rappelle que toute diminution du temps de travail en dessous de 28 heures, où de plus de 10% est une suppression d’emploi qui nécessite un avis du CT et un accord de l’agent titulaire. 

Pour la FSU Territoriale : Ni fin de contrat, ni licenciement, ni diminution du temps de travail des agents assurant des fonctions d’animation ! 

Paris, le 6 juillet 2017

Publié le 23/07/2017 - 13:06  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Stop à la casse du travail social ! - par FSU Territoriale

Stop à la casse du travail social !

Pour le maintien et le développement de la Protection de l’Enfance
L’ensemble du champ du travail social, des centres communaux d’action sociale, jusqu’à la prévention

Spécialisée, en passant par les institutions et structures publiques et associatives, (privés à but non lucratif)

 

assurant des missions de service public de ce secteur, fait face à de nombreuses atteintes.
Lire la suite sur http://sducg13.hautetfort.com

Publié le 03/07/2017 - 12:48  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiqué en hommage à Simone Veil - par FSU -natinale-

Communiqué de la FSU en hommage à Simone Veil

La FSU rend hommage à Simone Veil en qui elle reconnaît le courage politique d'avoir porté le droit à l'IVG dans la loi qui porte son nom. Cette loi a été un acte fort dans l'amélioration de la conditions des femmes et un acquis essentiel pour nos libertés.
Humaniste, déterminée, ayant survécu à la barbarie nazie, elle défendait ses convictions politiques et ce qu'elle pensait juste pour l'intérêt général.
Femme de conviction, son action pour faire avancer les droits pour une égale dignité entre les femmes et les hommes est un héritage précieux.
Féministe, militante pour les droits des femmes, elle a su faire face au mépris et à l'ignominie pour faire inscrire le droit à l'IVG dans la loi.
Les mobilisations récentes de certains groupes comme les « survivants » et de certains partis politiques qui tentent de restreindre ce droit sont des éléments qui requièrent la vigilance de toutes et tous.
La FSU s'attachera à continuer de faire vivre ce droit en participant notamment aux événements qui se dérouleront le 28 septembre, journée international du droit à l'avortement.

Publié le 02/07/2017 - 12:32  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Déclaration FSU au CHSCT Académique - par Webmaster

 

Déclaration FSU au CHSCT Académique du 29 juin 2017

L'année scolaire touche à sa fin. Nous pouvons constater au travers de notre ordre du jour, que les sujets n'ont pas manqué pour le CHSCT Académique. Ses travaux ont été riches et nous pouvons raisonnablement espérer qu'ils se traduiront par des améliorations à court ou moyen terme des conditions de travail des personnels. Mais la situation générale des personnels de l'académie demeure inquiétante. L'augmentation des pathologies liées au travail et la multiplication des actes suicidaires ou à tendance suicidaire sont des éléments qui doivent alerter sur la pénibilité du métier et la dégradation des conditions de travail.

Les personnels d’encadrement sont au bord de l’épuisement professionnel,

Les personnels administratifs doivent assumer l’augmentation des tâches et des procédures, alors que les créations d’emplois faisant suite aux suppressions des années 2004-2012, restent insuffisantes,

Les personnels des services sociaux et de santé sont confrontés à des périmètres d’exercice irréalistes, et le non respect des limites des missions place les personnels infirmiers en difficulté alors qu’ils doivent aussi faire face au manque de médecins scolaires et au déshabillage de certains EPLE au profit de nouveaux secteurs d’accompagnement social.

Les enseignants font face aux évolutions démographiques, en lycée notamment, et aux réformes qui s'enchaînent dans le 1er degré et au collège, sans étude d'impact et sans jamais prendre en compte la nécessité d'améliorer les conditions de travail.

Dans le premier degré, à trois mois de la rentrée scolaire, le nouveau ministre de l’Éducation Nationale a décidé de faire table rase sur la rentrée préparée par le précédent ministère, en remettant en question des fonctionnements et des dispositifs qui vont avoir des conséquences immédiates pour les élèves, comme pour les enseignants. La FSU s’interroge sur l’urgence à mettre en œuvre des mesures qui n’ont pas été prévues au budget, sans évaluation de ce qui était en cours et sans concertation avec les personnels. Le ministère entend concentrer ses efforts sur la création de CP à douze élèves en REP+. Les enseignants constatent qu'une fois de plus rien ne se décide avec eux et le vivent comme une forme de violence. Les équipes pédagogiques doivent renoncer aux projets « plus de maître que de classe » qu’elles ont engagés avec volontarisme au bénéfice des élèves. A la veille des vacances, cela signifie aussi une redéfinition des missions des enseignants actuellement sur ces postes. Ils sont déstabilisés par la remise en cause de l’engagement professionnel que l’administration elle-même les a invités à confirmer pendant les opérations du mouvement, dans le même temps qu’ils sont destinataires de leurs PV d’installation sur des postes PDMQDC.

La précipitation dans laquelle cette mesure présidentielle se met en place n’est pas acceptable car elle aura, entre autres, pour conséquence de dégrader davantage les conditions de travail des enseignants du premier degré. Ce sera le cas en l’absence de salles de classe en nombre suffisant dans certaines écoles, lorsque sont annoncées des solutions « bricolées » comme des espaces séparés par un rideau ou un store, ou des co-interventions imposées par petits groupes d’élèves dans une même classe. Ce sera encore le cas, lorsque la mise en place de CP à 12 va nécessiter de réquisitionner la salle de travail du RASED ou celle du maître UPE2A, dégradant les conditions de pratique des enseignements primordiaux dispensés par les enseignants spécialisés.

Dans le second degré, la FSU constate que la réforme du collège a dégradé les conditions de travail des personnels. En cette fin d’année, les professeurs exerçant en collège sont épuisés.  L'ouverture rapide des discussions sur le collège est le fruit des luttes menées depuis 18 mois par la FSU et la profession pour dénoncer le caractère inefficient et injuste de cette réforme. Présenté comme un assouplissement, l'arrêté de juin 2017 desserre légèrement l'étau bureaucratique sur les EPI et l'AP et rétablit la possibilité d'une offre en LVER et LCA, mais sans financement et en renforçant le renvoi au local nombres de décisions, encourageant ainsi la concurrence entre les établissements.

La situation financière très délicate du GRETA Marseille Méditerranée amène la direction du Greta, en lien avec les services de la DAFPIC du Rectorat, à prendre des mesures douloureuses de non renouvellement de CDD (35 contrats seraient concernés sur un total de 144 contrats). Dans son communiqué, la FSU a déjà fait savoir qu'elle demandait aux services du Rectorat qu'ils proposent des reclassements dans d'autres GRETA, dans la formation initiale ou dans les services régionaux et que soient mises en place des formations pour tous les personnels qui en feraient la demande. Nous avons déjà abordé dans ce CHSCT, en 2014 et 2015, la question de la réorganisation des GRETA (fusion dans le 04 et les réorganisations sur Marseille). Dans un double souci d'efficacité et de transparence, nous ne pourrons accepter qu'une réorganisation des services se décide, une fois encore, entre la direction et les services de la DAFPIC du rectorat sans que soient prises en compte les demandes et propositions des personnels. Parce que nous sommes convaincus que la réussite d'une réorganisation implique de s'appuyer sur la réalité du travail des personnels pour mieux surmonter les difficultés rencontrées et que l'adhésion des personnels est nécessaire et ne sera au rendez vous que si leurs demandes sont prises en compte. De plus, la FSU demande que le CHSCT soit tenu informé des mesures prises pour associer les personnels et les accompagner au mieux dans cette période difficile pour eux.

Si, globalement, le risque psychosocial reste très élevé, les autres risques pour la santé persistent : nombre d'établissements du premier comme du second degré sont vieillissants, ainsi que leurs installations sportives, n'offrant plus les conditions d'hygiène et de sécurité nécessaires. Ainsi, le lycée Joliot Curie à Aubagne que le CHSCT A ira bientôt visiter, ou le lycée Marseilleveyre qui a longtemps été laissé à l'abandon par la Région. Nous voyons aussi au lycée Paul Arène à Sisteron des personnels et des élèves victimes d'un produit toxique utilisé pour éradiquer les puces de l'internat. Nous ne multiplierons pas les exemples ici, mais ces questions méritent d'être traitées et les personnels attendent de l'institution le soutien indispensable pour voir leurs demandes aboutir auprès des collectivités concernées.

Enfin, le dernier épisode de forte chaleur amène à s’interroger sur la gestion des risques et la prévention des événements de nature exceptionnelle. Il aura au moins eu le mérite de porter à la connaissance du grand public la réalité de la vie scolaire dans les écoles et établissements à cette période de l’année… Il conviendrait que cet épisode ne soit pas « classé sans suites » et qu’une réflexion soit menée sur la conception des établissements et les mesures d’équipement minimum pour que les températures dans les salles de classe n’excèdent pas le raisonnable. De plus, la disparité de traitement des signalements remontés dans les DSDEN, rend nécessaire un cadrage académique.

 

 

Publié le 01/07/2017 - 16:58  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La FSU réagit au rapport de la cour des comptes - par FSU -nationale-

La FSU demande à la Cour des comptes un audit pour mesurer les richesses produites grâce aux dépenses publiques

 La cour des comptes vient de rendre son audit des finances publiques.
Sans surprise, estimant que la situation n'étant pas stabilisée, la Cour préconise «un report ou une annulation de toutes les mesures d'accroissement de dépenses publiques».
Les audits et rapports se suivent sur ce sujet sans rien avancer de très nouveau sur la table. Et c'est bien cela qui est problématique !
Notre pays ne peut plus être gouverné par les seuls objectifs budgétaires et la seule obsession de réduction de la dépense pour entrer dans le cadre des 3%.
Comment oser proposer, alors que notre pays compte plus de 6 millions de chômeurs, dont 25% de jeunes, de réduire les dépenses en faveur de l'emploi et de la formation ? Et qui peut croire, compte tenu de l'état actuel de notre système de santé, face notamment aux déserts médicaux, qu'une «maîtrise plus rigoureuse» des dépenses n'impacterait pas la qualité des soins ? Le rapport va jusqu'à s'immiscer dans les politiques à mettre en œuvre, par exemple lorsqu'il explique ce que devrait être la réforme du lycée ou pour «stabiliser les dépenses» d'éducation, la Cour des comptes propose de revenir sur le calendrier scolaire et le champ des options… Où sont les objectifs éducatifs dans tout cela ?
Bien évidemment, on retrouve dans les préconisations les éternels marronniers : gel du point d'indice des fonctionnaires, harmonisation des systèmes de retraites, suppression d'emplois dans la Fonction publique… pas plus hier qu'aujourd'hui, la FSU n'acceptera de mesure qui porterait atteinte à la situation des personnels.
Pour proposer de nouvelles restrictions budgétaires, la Cour des comptes se cache derrière le dogme selon lequel il suffirait de réduire les dépenses publiques pour rendre les politiques publiques «plus efficaces» !
Elle se garde bien de s'interroger sur les recettes supplémentaires à faire entrer dans les caisses de l’État.
La relance de l'économie de notre pays, l'exigence de réponses à apporter aux défis technologique, numérique, écologique mais aussi à ceux de la croissance démographique et de l'espérance de vie qui augmente supposent d'investir dans l'éducation, la formation, la santé, la recherche… et aussi pour l'ensemble des services publics.
Le prisme comptable n'est pas la boussole adéquate pour préparer les politiques nécessaires à mettre en œuvre. Il faut résolument partir des besoins de la population et du pays, du projet pour l’avenir de la société. Il s'agit d'oser affronter aussi la question du partage des richesses, de la lutte contre la fraude fiscale pour envisager de nouvelles recettes disponibles pour répondre aux besoins.
La FSU souhaite que la Cour des comptes se penche sur un tel audit. Mesurer les dépenses utiles pour affronter les enjeux permettant plus de progrès pour toutes et tous serait fort utile dans la période !

La FSU demande au gouvernement de ne pas suivre les pistes proposées par la Cour des comptes.

Elle attend des déclarations qui seront faites la semaine prochaine par le gouvernement, une feuille de route digne des enjeux du XXIème siècle.

 

Publié le 29/06/2017 - 21:15  Prévisualiser  Imprimer l'article 

CP à 12 pour mieux recruter des contractuels ? Non ! - par Snuipp - 13 -

Des CP à 12 pour mieux recruter des contractuels ? Non !


Le SNUipp-FSU 13 était reçu une audience hier par le DASEN, D Beck, le Secrétaire Général, V Lassalle et P Gros, DASEN-Adjoint.
Ont été abordés les points suivants : la mise en place des CP à 12, les rythmes scolaires, les conditions de la prochaine rentrée, les autorisations d’absence, le manque d’AVS.
 
CP à 12 en REP+ à la prochaine rentrée :
Nous avons dénoncé les conditions inacceptables de la mise en place de ces CP à 12, à quelques jours de la sortie des classes ainsi que la précipitation :
  • obligation faite aux écoles REP+ d’envisager plusieurs organisations pédagogiques, avec ou sans maître PARE, avec ou sans maitre chevronné sur CP à 12…., en conservant éventuellement des locaux (BDC, salle informatique…)
  • difficulté à faire les commandes, ni annonce de crédit supplémentaire pour du matériel pédagogique ou du mobilier,
  • les discours sont parfois différents d’une circonscription à l’autre. Dans un souci d’équité d’informations, nous avons demandé une communication écrite à la DSDEN.
Alors que le Recteur, bien conscient du manque de locaux sur Marseille, avait annoncé, lors du CTA du 29 mai dernier, avoir demandé du temps au ministre pour déployer cette mesure (environ deux ans), le DASEN nous a déclaré vouloir mettre en place 165 CP à 12 dès la prochaine rentrée !
Pourtant, il ne reste qu’environ 10 postes non utilisés sur la dotation des 200 postes attribués à notre département et répartis lors du CTSD de février.
 
Pour le DASEN, les 165 postes seraient financés par :
  • ces 10 postes non utilisés. Problème : ces postes devaient servir à des ouvertures de classe.
  • 10 fermetures. Problème : ces fermetures n’avaient pas été prévues jusqu’à présent et nous serons vigilants à ce qu’elles correspondent bien à des mesures d’ajustement suite à des baisses d’effectifs d’importance
  • 25 nouveaux postes PARE, il s’agit de ceux qui n’ont pas encore été attribués
  • env 20 postes PARE existants qui seraient transformés en CP à 12. Problème : ces maitres supplémentaires ne devaient pas être touchés. A ce sujet, le DASEN a confirmé au SNUipp-FSU 13 qu’il ne s’agirait pas de postes situés en REP.
  • recrutement d’environ 30 listes complémentaires (à mi-temps en classe et à mi-temps à l’ESPE). Problème : ces stagiaires ne pouvant exercer en REP+, des postes proposés au mouvement complémentaire ont été bloqués par l’administration…
    >
Total : 95 postes. Quid des 70 manquants ?
 
Réponse : il serait envisagé un recours à la brigade de remplacement (50 nouveaux postes décidés lors du CTSD de février) et à des contractuels enseignants. Inenvisageable pour le SNUipp-FSU 13 !!!
 
Nous dénonçons l’impasse dans laquelle nous nous trouvons suite à une annonce ministérielle non budgétée, qui doit se mettre en place dans l’urgence et à moyen constant !
Cela va avoir des conséquences négatives pour les élèves comme pour les personnels. L’Education mérite du sérieux : des enseignants formés, titulaires et rétribués correctement : bref des postes !!!
Le SNUipp-FSU s’oppose au principe du recrutement d’enseignant-e-s contractuel-le-s et demande l’extension de la liste complémentaire.
Dès aujourd’hui, le SNUipp-FSU 13 prend contact avec les autres organisations syndicales.
 
Concernant la mise en place des « CP à 12 », le DASEN a réaffirmé :
  • sa volonté de mettre en place le dispositif avec les équipes, dont le projet doit être respecté, y compris celui de garder un local,
  • que 12 n’était en aucun cas une limite, les CP pouvaient aller jusqu’à 13, 14, 15, voire 16 selon les situations.
 
Sur la question des décharges supplémentaires de direction, la DSDEN a prévu l’équivalent de 6 postes. De la même façon, elle dit avoir budgété les deux semaines de décharge REP+ pour les nouveaux enseignants.
 
Concernant le côté matériel, le DASEN assurait que la Mairie de Marseille avait déjà anticipé l’achat de 75 tableaux…
Hier matin, la municipalité tenait sa conférence de presse en vue de la prochaine rentrée, et, sur ce sujet, disait envisager la construction de cloisons dans les classes.
Lorsqu’on sait que 150 classes de CP à 12 sont à prévoir pour Marseille, on voit l’ambition éducative de la Mairie pour les élèves marseillais de REP + : ½ effectifs = demi classe = demi tableau = inacceptable pour le SNUipp-FSU 13 !
 
Sur la question des rythmes scolaires, le DASEN a annoncé
  • un retour probable aux 4 jours pour plupart des communes, sauf Marseille, engagée sur des marchés d’importance (!)
  • une publication possible du décret le 24 juin prochain, après la présentation au CTM le 21/06.
A ce titre, il nous a dit qu’il envisageait de demander la tenue de conseils d’école extraordinaires après le 24 juin. Le SNUipp-FSU 13 a objecté que l’expression des conseils d’écoles était à prendre en compte, qu’elle ait lieu avant ou après le 24 juin. D’autant que certains conseils d’école se sont déjà tenus, à la demande de Maires, en vue d’une communication formelle aux familles.
 
Nous avons aussi redemandé au DASEN de communiquer rapidement sur les conditions de la rentrée et d’octroyer la possibilité aux équipes qui le souhaitent de disposer d’une seconde journée de prérentrée, à déduire des 108h. Vu les conditions de cette prochaine rentrée, on comprendrait mal un refus…
 
Suite à diverses alertes, nous avons abordé la question des autorisations d’absences et demandé que les collègues qui doivent s’absenter pour un décès ou un rendez-vous médical ne subissent pas la double peine : une perte d’une journée de salaire ainsi que d’une journée d’AGS. Il a confirmé la possibilité de s’absenter pour le décès d’un proche, ascendant, descendant, frère-sœur, ainsi que pour un rendez-vous médical avec justificatif. Faites-nous remonter toute difficulté !
 
Enfin, nous avons alerté sur le manque d’AVS pour des élèves bénéficiant pourtant d’une notification. La DSDEN répond qu’il leur a été fait une injonction de cesser tout recrutement jusqu’au 1er juillet. Cette mesure impacterait 80 élèves sur le département. Cette situation devrait être débloquée à la rentrée, grâce à de nouveaux recrutements en nombre. Nous avons dénoncé avec force le désarroi dans lequel sont plongées les familles ainsi que la difficulté et la colère des équipes.
 
Les instances vont se multiplier les prochains jours en vue de la préparation de la prochaine rentrée :
  • 22 juin aura lieu le groupe de travail sur les CP à 12, maitres PARE et rythmes, nous avons demandé au DASEN de disposer des documents préparatoires en amont : locaux disponibles, nombre de CP à 12 envisagés….
  • 26/06, GT CTSD sur les ouvertures / fermetures de classes
  • 29/06, CTSD ventilation des divers postes
  • Le CDEN entérinant les organisations scolaires serait probablement positionné mi-juillet…
Plus que jamais, n’hésitez pas à nous faire parvenir toute information ou difficulté sur ces divers points !
Publié le 17/06/2017 - 12:15  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Battre Ravier, battre le FN - par Snuipp- 13e/14e arrondissements

DIMANCHE 18 JUIN, BATTRE STEPHANE RAVIER, BATTRE LE FRONT NATIONAL

Dans la 3ème circonscription des Bouches-du-Rhône, le second tour des élections législatives opposera Stéphane Ravier (FN) à la candidate d’ « En Marche », Louis Alexandra.

Dans la tradition syndicale, il est comme principe de ne pas intervenir dans les scrutins électoraux à l’exception des situations où l’extrême-droite serait en situation de gagner. A cela une simple raison : les partis d’extrême-droite proposent un programme en rupture fondamentale avec les principes démocratiques et républicains. Ils sont les adversaires irréductibles de l’Ecole de la République, de l’Ecole pour tous.

De ce point de vue, Stéphane Ravier n’est pas en reste : lui qui s’en prend à la laïcité en expliquant que la « vraie tradition française » est celle d’un « Etat catholique », débine l’Ecole publique pour faire l’éloge de l’Ecole privée ainsi que les parents d’élèves, propose avec son parti de rendre payante l’Ecole aux élèves non français et souhaite revisiter les programmes d’Histoire.

Tout cela en maintenant le lien avec des groupuscules d’extrême-droite violents et anti-républicains comme l’Action Française, auteure encore ces derniers jours d’une agression de lycéens, en publiant des amalgames insupportables entre les actes terroristes et nos compatriotes musulmans et en désignant à la vindicte populaire la communauté rom.

Et puisque l’occasion nous en est donnée, nous publions en PJ la synthèse de 3 ans de travaux menés par un collectif de veille et de lutte contre l’extrême-droite, à laquelle le SNUipp-FSU appartient : prenez le temps de le lire, c’est édifiant ! L’occasion pour nous de dire que la lutte contre ces idées ne peut se réduire à une consigne de vote électorale !

Pour toutes ces raisons, et dans un contexte où le candidat FN a 6 points d’avance à l’issue du premier tour (30,9% contre 24,9% à son adversaire), nous vous appelons, tout en respectant le choix de chacun, à battre le Front National et Stéphane Ravier, lors de ces élections législatives.

Nous le faisons sans aucun soutien politique à son adversaire, au regard des plus grandes inquiétudes qui nous animent sur ce que propose le président élu : casse du code du travail, suppression de 120 000 postes de fonctionnaires et une série de mesures totalement impréparées pour l’Ecole et prises sans concertation avec les enseignants et leurs organisations syndicales.

Nous le faisons, enfin sans moralisation aucune vis-à-vis des abstentionnistes car tout en défendant ardemment la liberté chèrement acquise de la démocratie élective, il nous semble que c’est de la responsabilité des responsables politiques de créer les motivations du vote.

Mais le 18 juin prochain, nous ne pouvons laisser au Front National des moyens supplémentaires (surtout quand on sait ce qu’il en fait) de répandre son discours de haine en détournant la juste colère des citoyens français. Nous ne pouvons encore moins le laisser nous représenter !


Publié le 16/06/2017 - 10:38  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Non la solidarité n'est pas un délit - par Webmaster

Non la solidarité n’est pas un délit


Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni poursuivis parce que solidaires.

Soyons nombreuses et nombreux à les soutenir !
Rassemblements devant la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, 19 juin à 13h30 et 26 juin 13h30

 

Tous les jours des exilés, femmes et hommes, fuyant guerres, violences, dictatures, misère…, traversent la Méditerranée. Beaucoup y meurent. Les autres espèrent pouvoir trouver asile en Europe. Certains cherchent à venir en France. Mais celles et ceux qui arrivent à Vintimille sont bloqués, la frontière leur étant fermée. Celles et ceux qui parviennent néanmoins à franchir cette frontière sont refoulés par les forces de l’ordre (au motif du règlement Dublin) sans avoir la possibilité de demander l’asile. Y compris les mineurs isolés ! En violation par l’État des droits fondamentaux et de la loi. Pourtant certains les aident. Au nom de la justice et de la solidarité. L’association Roya citoyenne est de ceux-là ; entourée de nombreux autres citoyens.

Cédric Herrou, agriculteur dans la vallée de la Roya, a été condamné à 3000 € d’amende avec sursis pour avoir pris en charge des migrants sur le sol italien et les avoir aidés à transiter en sécurité vers la France [1]. Le procureur qui avait requis 8 mois de prison avec sursis a fait appel. L’audience a été fixée au 19 juin à la Cour d’appel d’Aix.

Pierre-Alain Mannoni, enseignant-chercheur à Nice, qui était poursuivi pour avoir, lui aussi, convoyé des Érythréennes venues d’Italie, a été relaxé le 6 janvier par le tribunal correctionnel de Nice [2] (qui a estimé qu’il avait agi pour préserver la dignité des personnes acheminées) alors que le procureur de la République avait requis 6 mois de prison avec sursis. Le procureur a fait appel. L’audience est fixée au 26 juin à la Cour d’appel à Aix.

C’est donc la solidarité qui est poursuivie en tant que délit. Quelle injustice !
Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni doivent être soutenus, le plus massivement possible.
En même temps nous rendrons hommage à tous ces exilés qui cherchent refuge.

SOYONS NOMBREUSES ET NOMBREUX À SOUTENIR

CÉDRIC HERROU ET PIERRE-ALAIN MANNONI POURSUIVIS PARCE QUE SOLIDAIRES !

Lundi 19 juin à 13h30 devant la Cour d’appel d’Aix-en-Provence (procès de Cédric Herrou)

Lundi 26 juin à 13h30 devant la Cour d’appel d’Aix-en-Provence (procès de Pierre-Alain Mannoni)

Signataires :

    • Ligue des droits de l’Homme (comité régional PACA, sections d’Aix-en-Provence et de Perpignan) ;
    • Collectif AGIR ; Cimade (Région Sud-Est, groupes d’Aix-en-Provence et des Pyrénées-Orientales) ;
    • Roya Citoyenne ;
    • Syndicat des avocats de France (sections d’Aix-en-Provence et de Marseille) ; Syndicat de la Magistrature (section PACA) ;
    • RESF 13, 06, 27, 48 et 65 ;
    • Collectif 13 Droits des Femmes ;
    • Résister Aujourd’hui ;
    • Parti de Gauche 13 ;
    • JRS Welcome ;
    • Les Déconnomistes d’Aix-en-Provence ;
    • Emmaüs Saint-Marcel et Marseille Pointe Rouge ;
    • Hospitalité Solidaire Manosque ;
    • Aix Solidarité ; Palestine 13 ;
    • Accueil Solidarité Saint-Étienne Les Orgues ;
    • ASTI Aix-Marseille ;
    • PCF Aix-en-Provence ;
    • FSU 13 et FSU PACA ;
    • MRAP et MRAP 06 ;
    • RUSF 13 ; CFDT (UL du Pays d’Aix) ;
    • SNES-FSU Aix-Marseille ;
    • Association pour la Démocratie à Nice (ADN) ;
    • Citoyens Solidaires 06 ;
    • FTCR ; COVIAM ;
    • Cercle Louis Guilloux ;
    • Collectif Réfugiés Vaucluse ;
    • UJFP ;
    • EuroMed Droits ;
    • AMELIOR ;
    • Secours Catholique Caritas France ;
    • Gisti ;
    • Mouvement Citoyen Tous Migrants 05 ;
    • La Pastorale des Migrants ;
    • Liridona ;
    • Emmaüs International ;
    • CRIAAR Velaux ; ATMF ;
    • Recherche sans Frontière ;
    • Pax Christi Nissa ;
    • Union Syndicale Solidaire ;
    • Fédération SUD Éducation ;
    • Wise ; CCFD-Terre Solidaire 06 ;
    • Amnesty International (groupe d’Aix) ;
    • Tous Citoyens ! ;
    • Émancipation Tendance Intersyndicale ;
    • La Chapelle debout ! ;
    • Kolone ;
    • Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau ;
    • Justice et Libertés Strasbourg ;
    • JEFS Calais ;
    • Transport People and Care (Saint-Étienne) ;
    • Collectif « Migrants : changeons notre regard » Antony ;
    • Réseau de Soutien aux Migrants 89 ;
    • Romeurôle 94 ; Paris d’Exil ;
    • Ecodrom93 ; Glokal e.V. ;
    • Terre d’Errance Norrent-Fontes ;
    • Collectif Austerlitz de soutien aux migrants ;
  • Archive des Mémoires Migrantes (Italie).
Publié le 14/06/2017 - 14:02  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Délégation reçue en Préfecture suite à agression AF - par Webmaster

 

Agression d’un lycéen par l’Action Française

Le lycée Périer reçu en audience par le Préfet de police des Bouches-du-Rhône

Suite à l’agression violente d’un lycéen le 4 mai devant le Lycée Périer par des membres de l’Action Française venus distribuer des tracts, les enseignants du lycée Périer et le SNES-FSU, SUD Education, le SGEN, la MPE13 ont obtenu une audience avec le Préfet de Police le mercredi 7 mai.

Un rassemblement a été organisé devant la Préfecture à l’appel des organisations suivantes : SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUipp-FSU, SUD Education, SGEN-CFDT, MPE13, UNL, MRAP, LDH.

L’entretien avec le Préfet de police a permis de témoigner de la vive émotion de l’ensemble de la communauté éducative et d’obtenir des réponses à certaines de nos questions. L’enquête progresse, sous l’autorité du Procureur de la République. Les abords des établissements scolaires sont l’objet d’une politique de sécurité liée aux risques terroristes mais aussi aux faits de violences qui ont pu se produire dans les dernières années. Il sera tenu compte de l’agression et de la présence de l’Action Française dans le secteur du lycée Périer à l’avenir, notamment en cas de blocage lycéens.

Le groupuscule d’extrême droite qui se revendique de l’Action Française connait bien un regain d’activité sur Aix en Provence et Marseille qui se manifeste par des actions violentes. Certaines manifestations ont déjà fait l’objet d’interdictions et le groupe est sous surveillance. Le préfet de police s’est dit très vigilant quant à leurs agissements.

Nous portons la revendication de dissolution de cette association. Cependant la décision relève du Ministre de l’intérieur et non de la Préfecture, et nécessiterait, aux yeux de la Préfecture, d’être étayée.

Nous continuons de porter cette revendication et resterons absolument vigilants et mobilisés contre les violences politiques et pour la défense des libertés démocratiques.

Caroline Chevé - Secrétaire académique adjointe SNES
Publié le 13/06/2017 - 12:27  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Contre le plan de licenciement au GRETA Marseille-Méditerranée - par Webmaster

                                                                                               

La formation continue des adultes en danger !

 

Rassemblement devant le CR PACA - Mercredi 14 juin à 10 h 30

Contre le plan de licenciement au GRETA Marseille Méditerranée

 

La situation financière très délicate du GRETA Marseille Méditerranée amène la direction du Greta, en lien avec les services de la DAFPIC du Rectorat, à prendre des mesures douloureuses de non renouvellement d'une vingtaine de CDD sur un total de 144 contrats.

Les difficultés financières sont en grande partie dues à la perte de marchés de formation puisque la Région a décidé de ne financer que les formations permettant un retour immédiat à l'emploi et donc ne finançant plus (ou presque plus)les formations s'adressant aux publics les fragiles (alphabétisation, compétences clés, ....). La fusion des Greta de l'aire marseillaise a aussi sa part de responsabilité dans une gestion tatillonne et prenant peu en compte les besoins réels des personnels et des formations.

En lien avec les délégués du personnel du GRETA, le SNES FSU et la FSU interpellent le Rectorat et la Région sur différents points :

-  Les lettres de non renouvellement sont parvenus ce week-end aux personnels concernés sans même que les délégués du personnel (qui seront réunis jeudi 15 juin) n'aient été consultés que ce soit sur les critères de non renouvellement, la pertinence et l'impact de ceux-ci sur les différents services et formations. Nous demandons que puissent être abordées toutes les situations des personnels concernés par ces non renouvellements, que les services du Rectorat (et de la Région) proposent des reclassements dans d'autres GRETA, dans la formation initiale ou dans les services régionaux et que soit mise en place (et financée par le rectorat) des formations pour tous les personnels qui en feraient la demande.

-  Nous souhaitons aussi pouvoir discuter d'autres mesures qui puissent améliorer la situation financière du GRETA. En effet il ne nous semble pas acceptable que la mesure principale d'ajustement consiste à baisser la masse salariale et donc à faire porter sur les seuls salariés les efforts à consentir.

Un premier point concerne les aides que le Fonds Académique de Mutualisation a apportées sous forme de prêts au Greta. Nous demandons au Recteur d'envisager que le prêt soit transformé en aide directe permettant ainsi d'alléger le GRETA du montant des remboursements.

Un second concerne la nécessaire réorganisation du GRETA. Nous nous félicitons que ce chantier soit abordé et demanderons, lors de la prochaine commission des personnels que soient associées l'ensemble des personnels. En effet dans un double souci d'efficacité et de transparence, nous ne pourrons accepter qu'une réorganisation des services se décide, une fois encore, entre la direction et les services de la DAFPIC du rectorat sans que soient prises en compte les demandes et propositions des personnels. Parce que nous sommes convaincus que la réussite d'une réorganisation implique de s'appuyer sur la réalité du travail des personnels pour mieux surmonter les difficultés rencontrées et que l'adhésion des personnels est nécessaire et ne sera au rendez vous que si leurs demandes sont prises en compte.

Enfin, nous rappelons que seules des mesures de développement des activités permettront aux GRETA de sortir de façon pérenne de ses difficultés financières. De ce point de vue, nous craignons que les suppressions de postes importantes soient un véritable frein au développement du GRETA et nous interpellerons la direction du GRETA et le Rectorat sur ce point.

Le SNES-FSU et la FSU s'associent également à l'initiative de la CGT et appellent tous les personnels qui le peuvent à rejoindre le rassemblement devant l'hôtel de Région mercredi 14 juin à 10h30. Ce rassemblement a pour objectif d'interpeller la région sur ses choix en terme de formations, en particulier concernant les publics plus fragiles.

Rassemblement devant le CR PACA - Mercredi 14 juin 10 h 30

Publié le 13/06/2017 - 11:28  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Intervention FSU au conseil supérieur de l'Education - par FSU nationale

CSE - 8 juin 2017 Intervention de la FSU

Monsieur le Ministre,

Vous dites, en cohérence avec la méthode prônée par votre gouvernement, vouloir « faire les choses autrement ». Peut-être, mais encore serait-il nécessaire de définir mieux cet « autrement ».
Pour la FSU, il ne faut surtout par perdre de vue ce pourquoi nous sommes ici, les objectifs que nous poursuivons pour les millions d’élèves et de jeunes scolarisés et dont nous avons la responsabilité.
Pour la FSU, le rôle et l’objectif du système éducatif est et doit être la réussite de tous les jeunes. C’est de cela dont nous voulons parler.
Cela signifie de leur assurer un parcours scolaire réussi, l’obtention d’un diplôme et d’une qualification, l’acquisition d’une culture commune de haut niveau.
Le rôle émancipateur de l’École est essentiel et chaque jeune doit pouvoir y construire son projet personnel et professionnel. Le rôle de l’École est également fondamental et l’élévation du niveau de qualification est indispensable pour permettre à la société de faire face à tous ses besoins comme aux multiples défis sociaux, culturels, économiques, technologiques ou écologiques.

La réussite scolaire, la lutte contre les inégalités et l’échec scolaire se jouent de l’École maternelle à l’enseignement supérieur. Ce qui suppose de bien articuler les différents niveaux d’enseignement.
Pour la FSU, la réussite scolaire se joue en grande partie dans la classe. C’est pourquoi elle ne saurait se satisfaire d’un traitement des questions éducatives fait de manière segmentée. Au contraire, il s’agit bien de traiter de toutes les conditions essentielles à la réussite de tous les élèves : effectif par classe, équipement des écoles et des établissements, pratiques pédagogiques, formation des enseignants et personnels d’éducation, qualité de tous les temps éducatifs… Il s’agit de répondre à ces questions tant en termes qualitatifs qu’en termes de moyens à la hauteur des besoins.

C’est pour contribuer aux nécessaires réponses à apporter pour améliorer le fonctionnement du système éducatif que la FSU est et restera une force de propositions.
Elle a déjà eu l’occasion de les évoquer avec vous :
 Élaboration d’un plan de formation ambitieux
Concernant la formation initiale : conforter les Espé dans leur rôle.
Concernant la formation continue : développer des plans de formation qui correspondent aux besoins des personnels afin de leur permettre de toujours mieux exercer leur métier.
 Poursuite de la politique de recrutement (selon notre sondage réalisé en décembre dernier avec l’institut Harris interactive, 9 français sur 10 veulent la poursuite des nécessaires créations d’emplois) et élaboration d’un véritable plan de pré-recrutement pour faire face aux besoins : situation démographique ; modalités pédagogiques (Pdmqdc, travail en petits groupes...) ; remplacements notamment pour assurer les départs en formation... mais aussi pour faire face aux difficultés de recrutements sur certains concours.
 Traitement des inégalités territoriales. Il s’agit notamment de conforter l’Éducation prioritaire mais aussi de permettre une meilleure mixité sociale partout sur le territoire.
 Poursuite de l’amélioration des carrières (comme pour toutes et tous les agents de la Fonction publique ("ppcr2"). Et dans un premier temps, la FSU demande que l’application des mesures « PPCR » ne soient pas compromises par exemple pour des raisons budgétaires.
 Permettre mieux aux enseignants et aux personnels de l’éducation d’être acteurs et concepteurs de leurs métiers.

La FSU a également déjà fait part de ses inquiétudes à la lecture du programme présidentiel :
 CP à 12 élèves au détriment du "Plus de maîtres que de classes".
 Remise en cause précipitée des rythmes scolaires. La FSU attire d’ailleurs l’attention sur les conséquences de cette mesure pour les emplois des agents territoriaux qui sont bien souvent en contrats précaires. Il s’agit d’en mesurer l’impact et la FSU redit l’importance à accorder à la qualité des temps, qu’ils soient scolaires ou péri-scolaires. Ce ministère étant aussi celui de la jeunesse et de la vie associative, elle rappelle que les missions de ces personnels sont également indispensables pour conduire à bien ces enjeux.
 Développement de l’autonomie des établissements…
La FSU exprime aussi son inquiétude particulièrement en ce qui concerne les mesures envisagées pour l’enseignement professionnel public sous statut scolaire. L’apprentissage pour les jeunes mineurs a prouvé son inefficacité en terme de lutte contre le décrochage, d’élévation du niveau de qualification et d’acquisition d’un premier niveau de qualification pour tous les jeunes. Pourtant, c’est de nouveau la promotion de l’apprentissage au détriment de la valorisation de l’enseignement professionnel public qui est annoncée dans le document de travail du gouvernement remis à toutes les organisations syndicales cette semaine. Pour la FSU, le service public d’Éducation doit mettre tout en œuvre pour faire réussir les 700 000 élèves scolarisés dans la voie pro et ne doit reléguer leur formation ni aux collectivités territoriales ni aux entreprises.

Par ailleurs, la FSU regrette qu’une fois encore l’enseignement agricole ne soit pas sous la responsabilité du ministère de l’Éducation nationale. Nombre de questions méritent en effet un traitement similaire. Elle demande que les préoccupations éducatives de ce secteur soient également entendues et considérées aussi par le MEN car elles participent à la réussite de tous les jeunes.

Enfin, la FSU veut vous faire part des inquiétudes et demandes qui s’expriment en ce moment et une fois encore à Mayotte. Sans développer une situation que nous connaissons tous, la FSU vous demande de répondre favorablement à la demande d’audit qui est faite et que les représentants des personnels soient bien reçus par ce Ministère comme par celui de la cohésion des territoires.

Pour finir, la FSU vous demande, Monsieur le Ministre, de préciser la feuille de route qu’il vous revient de mettre en œuvre (qui sera visiblement arrêtée par le gouvernement le 15 juin prochain), les chantiers que vous comptez ouvrir et vous rappelle que seul un dialogue de qualité, à tous les niveaux, peut permettre les évolutions nécessaires du système éducatif car rien ne se fait sans ses personnels.
La confiance que vous souhaitez ne se décrète pas. Elle se construit sur la réalité des mesures prises, par le respect effectif de l’engagement des personnels et de leur expertise professionnelle. C’est leur voix et leurs propositions que nous continuerons de porter pour assurer mieux la réussite de tous les jeunes.

Publié le 09/06/2017 - 11:10  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Propositions FSU13 (campagne 1M emplois climat) - par Webmaster


Campagne 1M d’emplois climat

Propositions d’actions FSU13

 

 

-          Proposer dans les CA des EPLE et dans les conseils d’école que les cantines scolaires privilégient des produits en circuits courts (et en particulier Bio)

 

-          Proposer dans les CDEN et CAEN que les futurs établissements scolaires soient construits aux normes HQE

 

-          Proposer dans les CDEN et CAEN qu’un plan d’isolation soit lancé dans les établissements scolaires les plus anciens afin d’éviter les gaspillages d’énergie

 

-          Proposer dans les CA et conseil d’école que soient mis à l’étude l’installation de panneaux solaires, d’éoliennes de toit et/ou de végétalisation des murs pour piéger le carbone

 

-          Proposer que les établissement scolaires organisent la collecte pour le recyclage de certains déchets polluants (piles, ampoules, cartouches d’encre…), en relation avec des entreprises spécialisées

 

-          Proposer que les établissements scolaires cherchent à obtenir le label « E3D » (établissement en démarche de développement durable)

 

-          Porter ces différentes propositions  et obtenir qu'elles deviennent des préconisations  des instances consultatives de la société civile  où la FSU siège : conseil de développement de la Métropole, conseil de Provence (départemental), conseil économique social et  environnemental régional (CESER)

 

 

Texte voté à l’unanimité en BDFD de la FSU13

Publié le 07/06/2017 - 22:27  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Jugements en appel aidants migrants - par Webmaster

Jugements en appel

  

Jugements en appel des deux aidants des Migrants à la Cour d'appel d'Aix :

 

- Cédric Herrou : le lundi 19 juin à partir de 13h30

 

- Pierre Alain Mannoni :  le lundi 26 à partir de 13H30

 

Dans le cadre de la criminalisation du mouvement social et en particulier de l'aide aux Migrants, soyons nombrreux pour le rassemblement qui aura lieu devant le palais d'Aix.

Publié le 06/06/2017 - 19:01  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Bilan congrès local - par SneSup UNiversité AixMarseille

Bilan congrès local


Ce mardi 30 mai les syndiqué.e.s de la section SNESUP-FSU de l’université d’Aix-Marseille étaient réunis pour débattre des thèmes du congrès d’orientation national qui se tiendra à l’université Panthéon-Sorbonne du 13 au 15 juin 2017. Les quelques congressistes ont été heureux d’accueillir à cette occasion Pierre-Marie Ganozzi, secrétaire général de la FSU13 et Boris Gralak, secrétaire régional du SNCS-FSU. Après un débat général au cours duquel la FSU13 a rappelé la nécessité de développer le travail fédéral entre nos syndicats, la discussion a principalement porté sur l’organisation de l’ESR (enseignement supérieur et recherche), son financement, sa finalité, notamment à travers le rappel des mandats du SNCS-FSU sur la recherche.

Ainsi, l’ensemble des participants revendique que cesse le financement de la recherche et des formations sur la base quasi exclusive d’appels à projets ; ils s’inquiètent d’une évolution déjà en cours de la perte du lien formation/recherche ainsi que de la mise en place rapide d’universités à plusieurs vitesses : recherche versus formation mais aussi entre recherche ou formation d’excellence (en master et doctorat) et le reste. En outre, on assiste à l’augmentation de la précarité et le recours aux CDI LRU (Contrats qui permettent aux universités de recruter des personnels sur les mêmes missions que le EC statutaires mais sans avoir les mêmes contraintes de qualification et d’organisation des concours). Les participants attendent du congrès national l’élaboration de mandats forts. C’est enrichi.e.s des discussions de cette journée que les délégué.e.s de la section y participeront.

Publié le 06/06/2017 - 18:51  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Menaces sur les ARL ! - par FSU territoriale -région-

Menaces sur les ARL !

 

L’administration régionale prévoit depuis plusieurs mois de supprimer et de geler des postes d’Agent Régionaux des Lycées (ARL) dans certains établissements pour la rentrée 2017-2018. La FSU territoriale s’est battue lors des différents Groupes de Travail à ce sujet afin qu’aucun lycée ne soit touché par ces mesures.

Toutefois, les services du Conseil Régional ont décidé de supprimer 11 postes et de geler 11 postes supplémentaires sur l’ensemble du territoire régional. Quant aux lycées des Bouches de Rhône, ils sont touchés par 6 suppressions et 3 gels de postes pour la rentrée 2017.

Les établissements touchés par des surpressions sont :

-         1 poste lycée Marseilleveyre à Marseille

-         1 poste lycée Joliot Curie à Aubagne

-         1 poste lycée Paul Langevin à Martigues

-         1 poste lycée Jean Perrin à Marseille

-         2 postes lycée Antonin Artaud à Marseille

Les établissements touchés par des gels de postes sont :

-         1 poste lycée Thiers à Marseille

-         1 poste lycée Hôtelier à Marseille

-         1 poste lycée Vauvenargues à Aix en Provence

Pour la FSU territoriale, c’est tout simplement scandaleux! L’administration régionale remet une nouvelle fois en cause, par ces choix et décisions unilatérales, les conditions de travail des personnels. En outre, les Directions des différents lycées n’ont pas été informées en amont et aucune explication ne leur a été formulée sur ces décisions.

Les suppressions et les gels de ces postes auront des conséquences et des répercussions néfastes dans ces différents établissements tant sur le plan de l’entretien général, que sur la continuité du service public de qualité prôné par le Président du Conseil Régional.

La politique régionale que souhaite impulser le Président de Région demande plus de sécurité, une restauration scolaire de qualité et des conditions idéales pour nos élèves en matière d’hygiènes, de maintenance et des espaces extérieurs. Pourtant on demande aux personnels ARL d’accomplir ces missions avec moins d’agents présents dans nos lycées… C’est pourquoi l’exécutif du Conseil régional s’abrite derrière des raisons budgétaires afin de justifier ces décisions prises arbitrairement et sans concertation.

A ce rythme, la charge de travail des personnels ARL va s’amplifier d’année en année et la continuité du service public que nous défendons va en pâtir obligatoirement. Ce n’est pas acceptable !

La FSU territoriale ne peut rester sans agir et laisser les conditions de travail et l’accueil de nos élèves se dégrader. C’est pourquoi la FSU territoriale appelle l’ensemble de la communauté éducative et les parents d’élèves de tous les lycées de la Région PACA  à interpeller leur Conseil d’Administration pour qu’il soit adopté une motion en solidarité avec les lycées touchés par ces mesures, demandant au NOUVEAU président de la Région PACA ainsi qu’à l’ensemble de son exécutif de revenir sur les suppressions et les gels de postes et que ces postes soient pourvus à la rentrée 2017-2018.

La FSU territoriale

Publié le 04/06/2017 - 12:10  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Rassemblement unitaire contre l'Action française - par Webmaster


PROTEGEZ LES LYCEENS !

RASSEMBLEMENT MERCREDI 7 JUIN A 14H DEVANT LA PREFECTURE

 

RAPPEL DES FAITS 

Le 4 mai dernier, peu avant les cours de 8h, un de nos élèves a été agressé par  des militants de l’Action Française, venus tracter devant notre lycée pour attirer de nouvelles recrues. Frappé au visage à coups de casque, il a dû être emmené à l’hôpital pour y recevoir une dizaine de points de suture. Les élèves et l’ensemble de la communauté éducative ont été extrêmement choqués par cette expression assumée de la violence.

 

QUI SONT-ILS ?

L’Action Française est un groupuscule d’extrême-droite, royaliste, antisémite, raciste, xénophobe, qui existe depuis 1899. Elle prend parti dans le camp antidreyfusard, participe à l’émeute du 6 février 1934, agresse Léon Blum dans la rue en 1936, et collabore avec le régime de Vichy, ce qui lui vaut une interdiction en 1945. L’Action Française Provence connaît un regain d’activité ces dernières annéeset ses habitudes de menace et d’intimidation se perpétuent: perturbation de meetings politiques, agressions ciblées de militants politiques et associatifs.

                

Le jour même, l’Action Française Provence s’est vantée des méfaits des agresseurs sur les réseaux sociaux !

L’ACTION FRANCAISE : UN DANGER POUR L’ECOLE REPUBLICAINE !

 

Un lycéen de 17 ans tabassé devant son lycée alors qu’il attend pour y entrer, deux camarades plaqués à terre.

Leur crime ? Ne pas partager l’idéologie anti-démocratique des agresseurs.

C’est arrivé à Marseille, à Aix, à Paris, cela peut se reproduire, ici ou ailleurs, si rien n’est fait !

Qu’attend la Préfecture pour réagir ? Qu’il y ait un drame ?

 

           CE QUE NOUS DEMANDONS

Alors que L’Action Française multiplie les violences de rue et agresse ceux qui ne partagent pas son idéologie, nous attendons des représentants de l’Etat qu’ils assument leur mission de protection des lycéens et de la population. 

Nous demandons :

     Que la communauté éducative soit informée des suites de l’enquête et que les autorités académiques et ministérielles prévoient un protocole de prévention, d’accompagnement et de prise en charge des violences politiques.

     Que les agresseurs soient poursuivis.

     Que l’Action Française Provence soit dissoute.

 

   RENDEZ-VOUS mercredi 7 juin à 14h devant la Préfecture.

Soyons nombreux pour demander à M. le Préfet de prendre ses responsabilités pour protéger les lycéens.

Publié le 31/05/2017 - 18:35  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiqué école des Accoules (suite) - par Webmaster

Collectif Écoles de la Montée des Accoules et quartier du Panier solidaires !

Communiqué de presse du lundi 29 mai 2017.

Au plus vite maintenant, un logement pour la famille Rostas  !

Lundi 29 mai après-midi, la famille Rostas a été reçue par l' AMPIL -Mission-rom, association missionnée par l'Etat pour réaliser l'accompagnement social de cette famille. Cette rencontre faisait suite à deux rendez-vous précédents : les 18 et 23 mai.

A la suite de ces deux premiers rendez-vous, le mercredi 24 mai après-midi, la responsable de l'AMPIL a pris contact avec la famille et des membres du collectif. Elle annonçait que « le Conseil départemental était disposé à prendre en charge de manière exceptionnelle un hébergement hôtelier pour la famille», et ce, dès le soir même. Néanmoins, cette proposition comportait deux limites : les hébergements proposés ne se situaient pas à Marseille et elle n'était assortie d'aucune prise en charge du transport. Cet hébergement ne permettait donc ni au père de famille de remplir ses missions de travail intérimaire situées à Marseille, ni d'assurer la continuité éducative des enfants au sein de l'établissement scolaire qu'ils fréquentent actuellement. La formidable solidarité humaine et financière qui ne se dément pas depuis le début nous permet toujours de garantir provisoirement l'hébergement de toute la famille.

Nous avons alors demandé qu'une nouvelle proposition soit faite à la famille le lundi 29 Mai, garantissant un hébergement durable à Marseille et débouchant le plus rapidement possible sur l'attribution d'un logement social.

En parallèle de ces démarches, le député de la circonscription où se situe l'école, monsieur Patrick Mennucci, s'était engagé lors d'une rencontre avec la famille à intervenir auprès du Préfet. Jeudi 25 mai, il pris contact téléphoniquement avec des membres du collectif afin d' indiquer qu'un courrier avait été adressé par monsieur le Préfet à la directrice de l'école. L'établissement étant fermé depuis mercredi en raison du pont de l'Ascension, Madame la Directrice en a pris connaissance seulement ce matin.

Cette lettre de monsieur le Préfet datée du 24 mai 2017, confirme :

  • qu'un dossier pour l'obtention du droit à l'hébergement opposable pour cette famille a bien été constitué (DAHO). Mais il n'est pas fait mention d'un éventuel dossier pour l'obtention d'un droit au logement opposable. (DALO)

  • l'engagement du Conseil Départemental à prendre en charge un hébergement hôtelier mais précise seulement « jusqu'à la fin de l'année scolaire », soit le vendredi 7 juillet 2017.

  • en conclusion « qu'une solution plus durable d'hébergement ou de logement accompagné est toujours activement recherchée. »

Aujourd'hui, lundi 29 mai, à l'issue de la nouvelle rencontre entre la responsable de l'Ampil et la famille accompagnée d'un membre bénévole du collectif, une nouvelle proposition a été faite à la famille : un hébergement dans un hôtel du centre ville de Marseille jusqu'au 10 juillet 2017.

C'est une réponse importante à la demande la plus pressante de la famille et aux attentes du collectif. Mais cela n'est cependant qu'une solution provisoire.

De plus, nous n'avons pas obtenu d'informations précises à propos d'un accès éventuel à un logement.

Nous demandons donc que l'engagement de monsieur le Préfet, de trouver enfin un logement durable pour cette famille se concrétise avant le terme de l'hébergement hôtelier correspondant au début des vacances scolaires d'été.

Cette famille doit pouvoir s'y installer afin que les trois enfants demeurent scolarisés dans des conditions normales au retour des vacances et pour permettre aux parents de pouvoir travailler.

Aussi, pour renforcer notre soutien à la famille Rostas, suite à notre appel du 24 mai 

nous vous invitons à un nouveau rendez-vous :


Mercredi 31 mai 2017

Place de Lenche

(Bar de la place)

De 12h à 13h

 

« Parce que le temps presse, qu’il est compté,

nous n'avons plus le temps d’attendre ! »


Déjeuner musical

« 60 minutes chrono pour soutenir la famille Rostas »

Contact presse

Ecole 04 91 90 66 51 Madame Corine Lefort 06 14 39 46 47

Laurent Quintard 06 76 82 02 16

Marseille le 29 mai 2017

Publié le 30/05/2017 - 15:37  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Déclaration FSU13 lors du CTA 29 Mai 2017 - par Webmaster

M. le recteur, Mesdames et Messieurs les membres du CTA

 

A la suite de l’élection présidentielle, nous voici dotés d’un nouveau ministre de l’Education nationale, en la personne de M. Blanquer. Habituellement, dans ces circonstances, la FSU réserve son avis et attend de voir à l’œuvre le nouveau Ministre afin de le juger sur ses actes, quelles que soient les intentions énoncées en amont de sa nomination, par lui ou le président fraichement élu.

 

Cependant, en l’occurrence, pour M. Blanquer il existe un précédent.

Nous avons déjà pu le juger sur ses actes, certes pas en tant que Ministre de l’éducation nationale, mais à des responsabilités de haut niveau, notamment en tant que Recteur et DGESCO. A l’époque, dans cette fonction, il a mis en œuvre les coupes budgétaires décidées par Nicolas Sarkozy et il est irrémédiablement associé aux yeux des personnels aux politiques régressives de celui-ci dont les milliers de suppressions de postes et la destruction de la formation initiale des enseignants. Toutes actions que la FSU a dénoncées avec force en son temps. Sa nomination est donc perçue comme une agression par la majorité des personnels.

 

Quant aux intentions, elles sont contenues dans son livre programmatique, « L’école de demain », paru à l’automne qui a inspiré semble-t-il le programme du candidat Macron. Ce qui y est écrit est dans la droite ligne de ses actions précédentes : renforcement des pouvoirs des chefs d’établissement et des directeurs d’école pour cadrer les politiques pédagogiques de l’éducation nationale. Ceci s’accompagne évidemment du développement de « l’autonomie des établissements » qui est en réalité celle des chefs d’établissement avec la mise en concurrence à tous les niveaux des personnels, des équipes, des écoles et établissements du second degré. C’est l’abandon d’une école donnant les outils de l’émancipation à tous les élèves et un resserrement sur les « fondamentaux » réduits aux seuls mathématiques et français. C’est une formation professionnelle initiale régionalisée où l’apprentissage devient l’alpha et l’omega de la politique menée en la matière. C’est, comme les premières mesures annoncées le montrent bien dans le cadre de la suppression du dispositif plus de maître que de classe et de la refonte des rythmes scolaires, l’ignorance, voire le mépris, de l’expertise et de la parole des acteurs de terrain que sont les personnels.

 

Vous l’avez compris, M. le Recteur, Mesdames et Messieurs, comme le nouveau Ministre, la FSU veut œuvre à construire l’école de demain : celle de la réussite pour tous, dont les personnels seraient respectés et reconnus, dans le cadre d’un service public national ambitieux. Ce n’est pas celle de M. Blanquer.

 

En attendant, les acteurs de terrain que nous sommes sont toujours sur le pont et nous avons à examiner, aujourd’hui, un ordre du jour bien chargé. Je prendrais donc seulement encore quelques minutes pour pointer l’un d’entre eux qui préoccupe tous les personnels, en particulier ceux des départements alpins. Je veux parler de la réorganisation des services administratifs. Soucieux d’entendre les personnels et de l’efficacité de cette mesure, vous nous avez donné, M le Recteur, des assurances que je tiens à rappeler ici. L’assurance qu’il n’y aura aucune mesure de carte suite à cette réorganisation, en particulier dans les Hautes-Alpes. L’assurance de votre volonté de renforcer les deux DSDEN alpines et, de manière générale, de maintenir des services publics de proximité. L’assurance enfin d’une concertation en amont des prises de décision. Le processus de réorganisation administrative devant se poursuivre en 2017-2018, la FSU a reçu votre engagement de la réunion d’un groupe de travail pré-CTA des élus du personnel, toutes catégories confondues, pour examiner les hypothèses travaillées par l’administration rectorale avant présentation au CTA pour validation.

 

Dans ce dossier comme dans d’autres, M. le Recteur, vous avez pris en compte l’avis des personnels. Nous vous en remercions et émettons le souhait qu’il en soit toujours ainsi pour la suite de votre action, quelles que soient les nouvelles orientations politiques prises par notre nouveau Ministre.

Publié le 29/05/2017 - 11:15  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Texte action adopté au CDF national - par Webmaster

CDFN 16 et 17 mai 2017 - Texte action

Adopté par : 93 pour - 6 contre - 2 abstentions - 0 refus de vote

 

Les résultats des élections présidentielles révèlent et portent un bouleversement du paysage politique.

Les partis dits « traditionnels » et de gouvernement de droite comme de gauche ont été éliminés du second tour. Le Front national continue sa progression et double son score de 2002 en recueillant plus de 10 millions de voix.

Une nouvelle période politique s'ouvre sur la base de recompositions politiques diverses. Ces transformations de la vie politique pourraient avoir une incidence forte sur le mouvement syndical.

Ces élections ont également montré combien la société française est aujourd'hui divisée, fracturée, en perte de repères et combien les inégalités et les injustices sociales sont fortes. L'élection du nouveau Président de la République en est marquée puisqu'il est élu à la fois avec des votes d'adhésion à son programme mais également des votes « utiles » au 1er comme au 2d tour de ces élections. Il devra en tenir compte aussi bien sur la méthode de gouvernance que sur les politiques à conduire.

 

La FSU se félicite de la défaite de Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle. Elle avait appelé à lui faire barrage et avait alerté dès avant le 1er tour de cette élection les agents de la Fonction publique de la dangerosité de son parti et de son programme. Pour autant, le Front National continue de progresser dans notre pays. Plus d'un français sur trois qui a exprimé son vote a voté Front National. Pour la FSU, le FN n'est pas un parti comme les autres. Une part importante de son programme est basée sur la préférence nationale. Il reste dangereux pour la démocratie et les idées qu'ils portent ne constituent en rien une réponse aux crises que traverse notre société. C'est pourquoi la FSU va poursuivre son travail de décryptage et de déconstruction des idées d'extrême droite et particulièrement dans la Fonction publique.

Dans le vote d'extrême droite, au-delà des votes de conviction, il existe aussi des votes de colère consécutifs à la situation sociale dégradée de notre société. C'est pourquoi la lutte contre la progression des idées d'extrême droite passe aussi par la mise en œuvre de politiques permettant de combattre efficacement les inégalités, les discriminations et les injustices sociales. Il est urgent de mettre en place des politiques pour l'emploi, l'amélioration du pouvoir d'achat, une protection sociale de haut niveau et l'accès à des soins de qualité, l'aménagement du territoire notamment en confortant les services publics, de meilleures conditions de vie, une réforme fiscale plus redistributive... Cela passe dans le même temps par des politiques éducatives, culturelles et sportives permettant à tous les jeunes d'avoir des perspectives de réussir leur projet aussi bien personnel que professionnel et de trouver ainsi une place dans la société. La lutte pour les libertés individuelles et collectives, contre toutes formes de discrimination, racisme et sexisme dans la vie sociale comme dans le monde du travail doit être une préoccupation permanente. L'institution judiciaire doit être confortée dans son rôle. Une autre politique pénale doit être impulsée permettant de limiter le nombre d’incarcérations qui atteint des records. La création annoncée de 15 000 nouvelles places risque de constituer un appel d’air et de ne pas être un remède à la surpopulation carcérale. Les mineur.e.s ne sont malheureusement pas épargné.e.s par l’inflation de la détention. Depuis octobre 2016, le nombre de jeunes détenu.e.s  a augmenté de 17%. C’est pourquoi la FSU sera particulièrement exigeante afin d’obtenir une réforme progressiste de la justice des mineurs.

 

Face à la situation faite aux migrants, la « mise à l’abri » annoncée se fait conformément aux règles de fonctionnement des CAO : en échange d’une mise à l’abri temporaire, l’exilé est prié d’accepter le « droit au retour ». Derrière cette novlangue se cache la réalité des expulsions. La FSU réaffirme son exigence de liberté de circulation pour tous et pour toutes, la régularisation de tous les sans-papiers, l’accueil digne et la protection des réfugiés. La FSU dénonce la politique d’immigration choisie dont les milliers de morts en Méditerranée est une des premières conséquences.

 

Dans cette nouvelle séquence politique qui s'ouvre, les enjeux sont particulièrement importants : amélioration des conditions de vie et de travail des salarié-es, retraité-es, chômeur-es et jeunes, avenir des retraites et de l'assurance maladie... mais aussi réponses apportées ou non pour permettre une transition écologique juste socialement, une révolution technologique et numérique bénéficiant à toutes et tous, la construction d'une Europe sociale plus juste et plus solidaire…

 

Constitutive de notre modèle social, la Fonction publique est un élément structurant de la société. Avec les services publics et les agents, elle est une clé essentielle pour permettre le développement économique, social, éducatif et culturel du pays. Une force déterminante pour sortir de la crise, lutter contre les inégalités et construire une société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire. Ils permettent de répondre aux évolutions et mutations de la société, aux défis environnementaux et participe ainsi à la préparation de l'avenir. Les services publics comme la Fonction publique produisent des richesses qui contribuent au développement économique du pays.

Le programme tel qu'il est connu du Président de la République n'apporte pas les réponses pour répondre aux enjeux économiques et sociaux, au contraire. La nomination d’un Premier ministre issu de LR vient confirmer cette orientation. Cette ligne très libérale, prévoyant d'amplifier les politiques d'austérité, si elle était confirmée par le résultat des élections législatives, se traduirait par des mesures qui ne feraient qu'accentuer les inégalités.

La FSU s'opposera à toute nouvelle baisse des dépenses publiques, aux 120 000 suppressions de postes dans la fonction publique, au rétablissement de la journée de carence, à une loi travail 2, à la réforme de l’Unedic, à une nouvelle dégradation du système des retraites… La FSU dénonce la volonté du gouvernement de vouloir gouverner par ordonnances. Cela constituerait un affaiblissement démocratique alors que la situation du pays exige un haut niveau de démocratie.

La FSU demande au nouveau gouvernement qu'il donne explicitement son projet pour les services publics, la Fonction publique et ses agents concernant le périmètre et l'organisation des services, les missions dévolues aux agents ainsi que les mesures permettant de reconnaître leur travail et leurs qualifications.

Pour faire face aux enjeux majeurs environnementaux et tendre vers les 1 million d’emplois de la transition écologique, la FSU demande un ministère en charge de l'environnement de plein exercice.

L'agenda social devra prendre en compte ses évolutions nécessaires, il devra également prévoir les chantiers permettant les améliorations nécessaires pour les agents (emploi, lutte contre la précarité, salaires, conditions de travail, formation, égalité femmes/hommes, santé…).

 

La FSU attend du nouveau gouvernement la reconnaissance du travail et de l'engagement quotidien de toutes et tous les agents. La Fonction publique représente 20% de l'emploi total en France.

L'emploi doit être conforté dans la Fonction publique. Les emplois nécessaires au bon fonctionnement des services doivent être créés. Des discussions doivent être ouvertes pour mettre un terme à la précarité qui concerne plus de 17% des agents mais qui peut atteindre 30 voire 40% comme dans la filière animation FPT ou dans l'Enseignement supérieur et la recherche. La FSU rappelle sa proposition de pré-recrutements afin d'assurer une meilleure attractivité aux différents concours et de permettre à plus de jeunes (dans un souci de diversité notamment sociale) d’accéder à ces concours. Elle s'opposera aux 120 000 suppressions de postes annoncées par le Président comme à tout allongement du temps de travail des agents.

La FSU rappelle que le protocole PPCR qu'elle a signé prévoit l’engagement d'un rendez-vous salarial annuel. La FSU est opposée à toute rémunération au mérite comme le RIFSEEP par exemple. Elle rappelle que chaque agent est évalué chaque année et que cela peut avoir des incidences sur leur rémunération et sur leur déroulement de carrière. La FSU demande au gouvernement que ce rendez-vous soit organisé rapidement avec l'objectif d'augmenter la valeur du point d'indice pour toutes et tous les agents afin de mieux reconnaître leur travail, leurs qualifications et leur engagement quotidien au service de l’intérêt général. Elle demande également l'ouverture de discussions pour l'élaboration d'un plan de rattrapage des pertes salariales subies par les agents, consécutives au gel du point d'indice pendant six années.

La FSU considère qu'il faut aujourd'hui rompre avec l’orientation managériale qui prévaut en matière de gestion des personnels, d’encadrement et de pilotage des structures de la fonction publique. Les missions d'intérêt général qui sont celles des agents supposent non pas une individualisation mais une organisation plus partagée du travail qui permette mieux à chaque agent d'être davantage concepteurs et acteurs de leurs métiers. Cela nécessite la reconnaissance et le développement du travail en équipe.

Au projet d’autonomie des établissements ou des services (qui mettraient encore davantage les agents en concurrence entre eux alors que leurs objectifs sont identiques et produiraient davantage d'inégalités entre les usagers), la FSU oppose l'autonomie des équipes et rappelle l'importance d'un cadrage national pour garantir à toute la population une égalité d'accès et de traitement. Contre la logique d’individualisation et de mise en concurrence des personnels, la FSU revendique la dimension collective du travail comme moyen de reprise en main par les agent-e-s de leurs métiers, appuyé sur une formation qui réponde réellement à leurs besoins. Cela interroge aussi sur les missions dévolues aux services de ressources humaines.

Après trois lois de réforme territoriale et divers chantiers de réorganisation des services de l’État, la carte des régions a été revue et les grandes métropoles installées. Une nouvelle répartition des compétences entre collectivités territoriales s'en est suivie ce qui n'est pas sans impact sur l’organisation des services et les conditions de travail des agents. De fortes inégalités demeurent entre les territoires. Le rôle des collectivités territoriales, comme celui de l’État, doit être mis au service de plus de justice, de régulation et de démocratie. La FSU porte avec force la nécessité d'un aménagement cohérent du territoire permettant de répondre aux besoins fondamentaux de la population et des usagers et l'accès de toutes et tous à des services publics de qualité. Ainsi la FSU est défavorable au projet de supprimer les départements qui accueillent les métropoles, entités territoriales encore plus éloignées des usagers.

La FSU reste mobilisée et vigilante en ce qui concerne la situation des départements d'outre-mer, le devenir de ces territoires, des citoyens et plus particulièrement de la jeunesse. Elle poursuit ses interventions auprès des pouvoirs publics pour obtenir les politiques et moyens nécessaires pour améliorer leurs situations.

D’ores et déjà certaines propositions sont inacceptables concernant la Fonction publique territoriale. En effet, les collectivités territoriales devraient s’engager à réduire la dépense publique locale à hauteur de 10 milliards d’euros et baisser leurs effectifs de 70 à 75 000 postes. Les employeurs locaux auraient par ailleurs plus de souplesse pour gérer leurs ressources humaines. L’application automatique des évolutions de rémunération décidées par l’État aux collectivités territoriales ou encore l’obligation donnée aux employeurs locaux, sous six mois, de remettre à plat les dérogations au temps de travail aujourd’hui en œuvre seraient remises en question. Si ces mesures devaient devenir effectives, la FSU s’y opposera.

 

En ce qui concerne l’Éducation, l'Enseignement supérieur et la Recherche, la FSU est particulièrement vigilante en ce qui concerne les mesures annoncées lors de la campagne présidentielle, comme celle de l'avenir de la réforme actuelle du collège, l’autonomie des établissements ou encore celle concernant l'enseignement professionnel avec la volonté de développer l’apprentissage. Elle s’oppose au redéploiement du dispositif « plus de maîtres que de classes » pour créer des CP à 12 élèves en éducation prioritaire. La réforme des rythmes scolaires a dégradé les conditions de travail, désorganisé le fonctionnement des écoles et renforcé le pouvoir des municipalités. En la matière, La FSU est opposée à toute carte blanche qui serait laissée aux collectivités territoriales et demande la titularisation des milliers d’animateurs-trices qui ont été recrutés-es par les collectivités territoriales lors de sa mise en œuvre... Elle exige une remise à plat de cette réforme.

La FSU rappelle son attachement au cadre national de l’Education. Elle s’opposera à toute mesure qui favorise la territorialisation. En ce sens, la FSU s’inquiète de la volonté de développer l’autonomie des établissements. Les annonces sur la possibilité de retour aux dispositifs et enseignements mis à mal par la réforme du collège (bilangues, euro…) ne remettent pas en cause les principes contenus dans cette réforme et que nous avions combattus.

 La FSU rappelle qu’elle est défavorable à la substitution de formations professionnelles sous statut scolaire par des formations sous contrat d’apprentissage qui pour les bas niveaux de qualification n’est pas le moyen pour lutter contre l’échec scolaire. La FSU exigera le maintien de la part hors quota de la taxe d’apprentissage dans tous les établissements (lycées, universités…) qui accueillent des formations professionnelles publiques sous statut scolaire ou d’étudiant.

La FSU rappelle l'impérieuse nécessité de renforcer les emplois statutaires dans ce secteur de l’Éducation et notamment dans l'enseignement supérieur et la recherche afin de faire face aux évolutions démographiques de répondre aux objectifs de la Stranes sur la démocratisation de l’enseignement supérieur pour tous les jeunes. Il faut permettre les nécessaires évolutions des métiers, améliorer la formation et notamment la formation continue. Elle alerte sur les conséquences des politiques de regroupements forcés entre universités et établissements d'enseignement supérieur sur les missions des services publics et les conditions de travail des personnels.

Elle sera particulièrement vigilante en ce qui concerne la préparation de la prochaine rentrée scolaire.

 

La question de l'insertion des jeunes sur le marché de l'emploi est particulièrement préoccupante. Les dispositifs successifs ne permettent pas suffisamment d'endiguer durablement le chômage des jeunes. La FSU demande des discussions rassemblant tous les acteurs afin de faire un réel bilan des dispositifs et que ceux-ci s’appliquent réellement aux publics.  Ainsi, les emplois aidés destinés à des non-diplômés ne doivent pas être attribués aux titulaires de diplômes. Et le service civique ne doit pas se substituer aux nécessaires emplois à créer. Le retour en formation doit également être étudié avec sérieux et les moyens nécessaires doivent être donnés en conséquence aux lycées publics.

Avec plus de 6 millions de chômeurs, la lutte pour l'emploi est essentielle. De nouveaux emplois doivent être créés ou développés pour répondre aux besoins et défis actuels (plan «1 million d'emplois pour le climat», consolidation des métiers de la petite enfance et de l'accompagnement des personnes âgées, d'aide aux personnes en situation de handicap …). Un plan ambitieux de formation professionnelle doit être décidé. Pour cela, le rôle des CREFOP est important en ce qui concerne l'élaboration des plans régionaux. Pôle Emploi, les Missions locales ou encore l'Afpa doivent être tournés vers ses objectifs de faire de l'emploi un droit effectif ce qui suppose un accompagnement réel des demandeurs d'emploi. La réforme de l’assurance chômage, la fin du paritarisme des instances de l’UNEDIC et le contrôle renforcé des chômeurs caractérisent une politique contraire à l’intérêt des salarié-es.

 

La FSU se félicite du succès de la journée unitaire des retraités du 30 mars dernier ainsi que du nombre important de questionnaires retournés. Face aux projets régressifs qui auraient des conséquences néfastes sur le niveau de vie des retraités, le groupe des neuf a décidé de s'adresser aux candidats aux élections législatives. Il invite les retraité-es à se mobiliser et demande à être reçu à l'Elysée. La FSU appelle au succès de ces initiatives.

 

Le projet de « compte personnel de retraites » annoncé par la Président remettrait en cause le principe de solidarité intergénérationelle. Malgré la simplicité apparente, c’est un système qui ne garantit pas le montant de la pension et qui peut s’équilibrer automatiquement par l’appauvrissement des retraités. Enfin, en mettant en place un système uniforme et unique (privé et public), supprimant les régimes spéciaux et les dernières catégories actives, cela permettrait de faire disparaître le calcul sur les six derniers mois pour les fonctionnaires qui est un élément constitutif du statut. La FSU s’y opposera.

 

La loi de sécurité publique promulguée le 28 février dernier constitue un échelon supplémentaire dans la montée des lois sécuritaires. Au regard des violences qui ont dernièrement impliqué des membres de forces de l’ordre, la FSU tient à rappeler le nécessaire contrôle de la justice sur les actions policières afin que soient garanties les libertés individuelles et collectives. Par ailleurs, la FSU réaffirme sa demande pour que soit mis fin à l’état d’urgence.

 

La FSU sera particulièrement attentive au mode de gouvernement utilisé par le pouvoir en place. Les seules concertations des organisations syndicales ne suffisent pas. Le dialogue social ne doit pas être de posture. Les personnels qu'elles représentent doivent être entendus dans leur expertise professionnelle comme dans leurs légitimes revendications. En ce qui concerne plus particulièrement la Fonction publique, la FSU demande qu'un bilan soit enfin établi de la réalité du dialogue social aussi bien au niveau local que national afin de le conforter et de l'améliorer.

 

La question budgétaire est centrale pour répondre à chacun des défis, des enjeux et pour construire une société plus juste et plus rassemblée. Fiscalité, impôt, juste partage des richesses produites, lutte contre l'évitement fiscal… autant de sujets sur lesquels la FSU continuera d'intervenir. Ce sera notamment le cas en ce qui concerne la question des dépenses publiques. La poursuite de cette logique libérale, économique et budgétaire, affaiblit la capacité de l'action publique. À l'inverse, les investissements sont indispensables pour permettre aux services publics et à la Fonction publique de jouer tout leur rôle.

 

La FSU s’opposera à l’augmentation de la CSG de 1,7 point sans contrepartie qui pèsera encore un peu plus sur le niveau de vie des retraités.

 

Comme lors de la campagne pour les élections présidentielles, la FSU s'adressera aux candidats aux élections législatives (sauf à celles et ceux du Front National) pour porter à leur connaissance ses propositions et revendications afin qu'elles soient le plus possible relayées par la nouvelle assemblée. La FSU appelle à faire barrage à l’extrême droite lors des élections législatives.

 

Face à l’élection d’un président au programme libéral, face au risque d’une Assemblée nationale composée de très nombreux députés de droite et d’extrême droite, le mouvement syndical ne restera pas inerte, et pour sa part, la FSU continuera à rechercher le rapprochement des forces syndicales, à proposer des alternatives allant dans le sens du progrès social, à lutter contre l’extrême-droite, et à porter ses revendications et propositions en tous lieux.

 

Face à cette situation, la responsabilité du mouvement syndical, et donc celle de la FSU, est importante. Alors que le mouvement syndical est divisé, la FSU juge nécessaire de dépasser ces clivages. Il ne s'agit en aucun cas de nier les débats et les désaccords qui existent entre les unes et les autres des organisations syndicales mais de permettre, dans le respect de cette diversité, les nécessaires échanges sur les enjeux à venir.

À l'issue d'un scrutin qui a montré l'importance des inégalités comme des divisions entre les citoyens, le mouvement syndical doit avoir la préoccupation d'offrir des espaces permettant de rassembler largement les salarié-es, les jeunes, les chômeur-es et les retraité-es pour débattre des enjeux de ce nouveau quinquennat, construire des perspectives d'avenir et travailler à la construction, dans l'unité la plus large possible, des expressions et actions qui seraient rendues nécessaires par les choix du gouvernement.

La FSU réaffirme que rien ne se fait sans les personnels. Elle s'engage à en faire les acteurs pour la conquête des transformations sociales nécessaires de leurs métiers et pour conquérir de nouveaux droits.

 

La FSU mènera une campagne, dès la fin des élections législatives, pour s'adresser au gouvernement et à tous les nouveaux élus pour porter son analyse, ses exigences et son projet. Elle construira les outils nécessaires pour aller rapidement à la rencontre des agents et mener avec eux les débats nécessaires.

 

D’ores et déjà la FSU est disponible pour construire les nécessaires mobilisations à venir. C’est dans cet état d’esprit qu’elle participera aux futures rencontres intersyndicales.

 

Au-delà, la FSU propose d’approfondir le travail engagé avec la CGT et Solidaires dans la perspective d’avancer vers une association plus permanente.

 

La FSU poursuit également son travail de convergence avec d'autres mouvements sociaux, dans le cadre de l'espace commun "Nos droits leurs privilèges" le 20 mai, à l'échelle européenne avec l'Altersommet, ou lors de l'université d'été des mouvements sociaux qui se tiendra à Toulouse du 23 au 27 août. La FSU s'engage à populariser cet évènement qui rassemblera de nombreux mouvements, associations et syndicats européens.

La FSU poursuit son engagement dans le collectif unitaire et relayera l'initiative pétitionnaire "StopCeta".

 

À l’occasion du 17 mai, journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, la FSU réaffirme la nécessité d’une éducation contre toutes les discriminations. Elle dénonce toutes les violences LGBTphobes et notamment les persécutions qui ont lieu en Tchétchénie et appelle à participer aux Marches des fiertés LGBT.

 

Enfin, la FSU apporte son soutien aux revendications des prisonniers politiques palestiniens, en grève de la faim dans les prisons israéliennes depuis le 17 avril dernier. Ces personnes, parfois mineures, souvent emprisonnées sans jugement, en violation du droit international, réclament le statut de prisonnier politique, ainsi que, entre autres, la fin de la détention dite administrative, le droit à des visites familiales deux fois par mois.

 

Adopté par :

93 pour - 6 contre - 2 abstentions - 0 refus de vote

Publié le 25/05/2017 - 11:02  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La FSU reçue au cabinet du ministre... - par Webmaster

La FSU a été reçue hier par le Ministre de l'Action et des comptes publics et son cabinet.


Le Ministre a confirmé la volonté du gouvernement à mettre en œuvre la feuille de route annoncée par Emmanuel Macron lors de la campagne électorale de l'élection présidentielle.

La FSU a tout d'abord dit son inquiétude quant à la définition du ministère qui lie la Fonction publique aux questions budgétaires laissant présager ainsi un prisme budgétaire sur les différentes questions à traiter.

Tout en considérant qu'il existe une situation budgétaire et économique qui nécessitera une «politique de la réalité», qu'il y a aussi un engagement du Président à réduire les déficits publics à 3%, le Ministre affirme vouloir faire autre chose que de la comptabilité pour la Fonction publique. Il considère qu'à l'inverse de nos inquiétudes, la constitution du ministère en ces termes permettra à la Fonction publique d'être mieux entendue lors des arbitrages budgétaires. Néanmoins il dit attendre le rapport de la Cour des comptes pour avoir ne visibilité en terme de moyens.

Le Ministre a précisé vouloir pratiquer avec pragmatisme : comment faire la modernisation des services, regarder où les moyens peuvent être pris ou mis ... Il a affirmé vouloir établir un dialogue social de qualité avec les organisations syndicales pour mener les discussions et prendre les mesures.


La FSU a dit son désaccord concernant un certain nombre de mesures prévues si elles devaient être appliquées: suppressions d'emplois, rétablissement de la journée de carence, augmentation non uniforme du point d'indice...enfin, elle a particulièrement dit ses craintes pour l'avenir de la Fonction publique territoriale et ses agents (temps de travail, flexibilité, précarité, remise en cause du statut...).

Concernant le rendez-vous salarial, il n'y aura pas d'augmentation du point d'indice en 2017 (le Ministre rappelant qu'il y a eu 0,6% d'augmentation en février). Par contre un rendez-vous est prévu pour discuter par exemple des mesures à prendre pour compenser l’augmentation de 1,7% de la CSG (contrairement au privé où E. Macron a annoncé vouloir baisser les cotisations de 3%, permettant d’augmenter le net, rien n’est calé sur le niveau de la compensation ni sur les modalités pratiques pour la Fonction Publique). La FSU a demandé que soient intégrées à ce rendez-vous des discussions pour poursuivre l'amélioration des carrières commencées avec PPCR.

La FSU a demandé également l'ouverture de discussions afin de mettre un terme à la précarité dans la Fonction publique.

Elle a proposé son plan de pré-recrutement afin de rendre la Fonction publique plus attractive.

Elle a enfin porté particulièrement 2 sujets à mettre en chantier : un plan de formation ambitieux pour toutes et tous les agents ; la nécessité de revoir le « management » pour définir un pilotage spécifique à la Fonction publique.

Le ministre s'est dit « intéressé » par nos propositions et prêt à en rediscuter.

Une nouvelle rencontre est prévue à la mi-juillet. Il a aussi annoncé la tenue d'une instance statutaire (CCFP) qu'il présidera vers le 10 juillet. 

Par ailleurs, un rendez-vous sera pris avec son cabinet pour approfondir ces questions et en aborder d'autres (apprentissage, action sociale, égalité professionnelle femmes-hommes, santé au travail ( liées aux conditions de travail)…

Bernadette Groison

 

Publié le 24/05/2017 - 14:54  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiqué suite à attentat Manchester - par Webmaster

Communiqué FSU le 23 mai 2017

 

Une fois encore la barbarie a frappé, lors d'un concert à Manchester, faisant des dizaines de victimes et de blessés. C'est délibérément la jeunesse qui a été visée dans cette nouvelle attaque au cœur de la Grande Bretagne.

La FSU adresse ses condoléances aux familles des victimes et son soutien aux blessés. Elle exprime sa solidarité avec toutes et tous les britanniques.

Chacun des attentats, où qu’il ait lieu dans le monde, est une menace pour la démocratie.

La FSU reste déterminée à faire vivre les valeurs essentielles et les principes qui fondent le vivre-ensemble et la démocratie.

Publié le 23/05/2017 - 15:48  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Succès de la Fête du Vivre ensemble (13/14) - par Webmaster

Succès pour la deuxième édition de la Fête du Vivre ensemble (dans les 13/14 arrondissements)

  

Un lien avec seulement la FDVE (journal France 3 région)
http://dai.ly/x5nddbs

Publié le 22/05/2017 - 16:58  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Groupe des 9 (retriatés) dans l'action - par Webmaster

Actions Groupe des  9 (retraité-e-s)

Voici un message très important pour les actions futures unitaires des retraité-e-s, dans un contexte d'annonces de régressions sociales pour les retraité-e-s de la part du nouveau Président de la République, que son 1er ministre de droite ne peut qu'appuyer et que ne contestera pas le secrétaire d'État aux 16 millions de retraité-e-s... qui a disparu dans le nouveau ministère.


Le groupe des « 9 » s’est réuni le mercredi 10 mai. Après avoir analysé l’action du 30 mars, il a décidé :


Questionnaire : à faire remplir jusqu'au 31 mai et à mettre sur http://www.retraitesencolere.fr/. La synthèse et l'analyse des réponses seront communiquées et feront l'objet d'une demande de rendez-vous  à la présidence de la République.

Adresse à E. Macron : le candidat E. Macron nous a écrit avant les élections (Lettre de Macron.pdf). La réponse commune (Lettre des 9 a E MACRON 19 mai.pdf) sera publiée, vous pouvez l’utiliser dans vos diverses initiatives

Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge : nous avons tous refusé de siéger à la commission mise en place chargée d’étudier la mise en œuvre d’assurances privées pour couvrir la perte d’autonomie, un argumentaire sera envoyé.

Interpellation des candidats aux législatives : l’enjeu des élections législatives est décisif pour ne pas laisser passer le programme du nouveau président contre les retraité‑e‑s. Vous pouvez intervenir de façon unitaire auprès des candidat-e‑s (sauf FN) pour porter nos revendications. Vous pouvez vous inspirer de la plateforme unitaire du 30 mars (Déclaration commune 30 mars.pdf) et du communiqué issu du colloque sur l’Aide à domicile du 9 mars 2017 (Communique sur le 9 mars.pdf).

Vous avez ainsi tous les éléments pour participer à vos réunions du groupe des 9.

 

Publié le 22/05/2017 - 15:24  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Sildarité (suite) famille Rom école des Accoules - par Webmaster

Solidarité (suite) avec famille Rom de l’école des Accoules

 

Une pétition est lancée  sur change.org pour les soutenir .

 

La médiatisation commence :

-          reportage sur france inter https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-8h/le-journal-de-8h-19-mai-2017 (à 8h59) 

-          article dans la presse écrite, Marseillaise, 20mn,

-          Le monde http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/05/19/a-marseille-et-vitrolles-des-ecoles-se-mobilisent-pour-loger-leurs-eleves-roms_5130466_3224.html?xtmc=accoules_marseille&xtcr=1 

 

Publié le 22/05/2017 - 15:05  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Communiqué suite à formation gouvernement - par FSU- nationale-

Nouveau gouvernement : Et la Fonction Publique ?

 

La FSU prend acte de la composition du nouveau gouvernement.

 

Elle regrette que la Fonction publique ne soit pas un ministère de plein exercice. De plus, l’intitulé lie clairement l’action publique aux comptes publics.

 

Pour la FSU, il n’est pas acceptable de traiter des missions de services publics par le seul prisme budgétaire.

 

Elle portera ses exigences pour faire valoir la nécessité de service public sur l’ensemble du territoire afin de répondre aux besoins des usagers. Elle défendra ses propositions pour conforter la Fonction publique et les agents dans leurs missions d’intérêt général. La FSU rappellera que l’investissement public est nécessaire pour permettre l’égal accès de toutes et tous aux droits fondamentaux.

Publié le 17/05/2017 - 17:42  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Soutien et solidartité avec l'équipe enseigante des Accoules - par Webmaster

Soutien et solidarité avec l’équipe enseignante des Accoules

 

La FSU13 soutient pleinement la directrice de l’école élémentaire des Accoules ainsi que l’ensemble des enseignants de cette école du Panier, dans leur action de solidarité avec une famille Rom expulsée de son logement.

 

Les enseignants de cette école marseillaise ont offert, si aucune solution de relogement n’est trouvée pour cette famille, la possibilité d’un hébergement provisoire au sein de l’école.

 

La FSU13 sera toujours aux côtés des enfants et des familles et soutiendra toujours ceux qui les aident.

 

 

Texte voté à l’unanimité du CDFD du 11 Mai 2017

Publié le 13/05/2017 - 10:22  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Texte FSU13 adopté au CDFD (11 Mai 2017) - par Webmaster

Texte  FSU13  CDFD (Jeudi 11 Mai 2017)

Les élections présidentielles viennent de porter Emmanuel Macron à la tête du pays, dans un second tour au contexte politique particulier, puisque face à l’extrême droite. L’élection de ce candidat de centre droit, libéral et héritier des politiques d’austérité de ces dernières années ne peut qu’inquiéter. Le nouveau président est élu par rejet de son adversaire, plus que par une adhésion à son projet politique : 40% de ses électeurs ont voté pour lui afin de barrer la route au FN. En outre, la forte abstention et l’importance des votes nuls/ blancs (33% au total) viennent également nuancer la victoire de Macron. Mais le choix des orientations politiques de la France se décidera également en fonction des résultats des prochaines élections Législatives.

Avec 10,6 millions de voix, l’extrême droite obtient son meilleur résultat. Un apport de 3 millions de voix au second tour permet à Marine Le Pen d’obtenir le double des voix du FN en 2002. L’absence de décisions politiques efficaces, en réponse aux situations que nous imposent les crises économiques, sociales et culturelles, est une des explications. Il conviendra de poursuivre la réflexion pour affiner nos analyses et améliorer les ripostes anti fascistes dans le cadre syndical, sur nos lieux de travail. Si l’extrême droite est freinée dans sa progression pour accéder au pouvoir suprême, elle ne l’est pas dans les têtes de nos concitoyens et de nos collègues. Les élections législatives contribueront à déterminer l’ampleur de l’impact de ces votes en faveur du FN : avec 45 circonscriptions, où MLP est en tête le 07 Mai, et 66 où elle réalise plus de 45%. Le nombre d’élus frontistes pourrait être suffisant pour permettre la constitution d’un groupe de députés à l’Assemblée nationale.

Le pays semble plus fracturé que jamais, géographiquement, socialement, et économiquement.

Un big bang politique est en cours, en particulier pour les deux principaux partis, responsables des politiques conduites pendant des décennies, qui ont lourdement chuté aux élections et sont en pleine décomposition. Un des enjeux réside désormais dans la reconstruction d’une force politique de gauche progressiste. Le mouvement social et associatif soit y contribuer. Ceci ne sera pas sans conséquences sur l’unité syndicale à court et à moyen terme. La FSU13 s’y tient prête et se prépare à engager le débat interne et externe avec les syndicats de transformation sociale et les organisations qui décident de s’associer aux initiatives qu’elle proposera dans le cadre de cette démarche.

La FSU13 restera vigilante et combattra l’utilisation des « ordonnances » annoncée par le nouveau Président de la République, la remise en cause du statut des fonctionnaires et des principes qui ont fondé le code du travail et ses évolutions. La FSU réaffirme son engagement en faveur de la défense du Service public et poursuivra le combat pour ses valeurs et ses propositions, dans le cadre d’une stricte indépendance vis-à-vis des organisations politiques.

La FSU13 appelle à envoyer à l’Assemblée nationale un maximum de candidats porteurs de vraies valeurs de politique sociale. C’est pourquoi, la FSU13 interpellera les candidats aux prochaines législatives sur les sujets de son champs de syndicalisation (retraites, diminution du nombre de fonctionnaires, développement des services publics, défense du statut des fonctionnaires, défense de la Sécu, autonomie des établissement etc…) tout en poursuivant la médiatisation de ses propositions (site internet, communiqué de presse, messages internet, distribution tracts collègues etc...).

Publié le 13/05/2017 - 09:40  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Pétition : Loi travail le retour, ordonnances non merci - par Webmaster

La FSU13 relaie la nouvelle pétition contre la loi travail et contre les Ordonnances



Les initiateurs et initiatrices de la pétition #LoiTravailNonMerci reprennent du service pour dire #OrdonnancesNonMerci ! Participez à l'action ici : https://loitravail.lol/?s=cg

Partagez sur Twitter : https://lc.cx/wKnT
Partagez sur Facebook : http://bit.ly/loitravaifacebook
Publié le 12/05/2017 - 11:22  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Inadmissible agression par des militants d'extrême droite - par FSU 13

Nouvelle agression par des militants d'extrême droite : inadmissible !

Mardi 4 mai 2017, une nouvelle agression de l'Action française a eu lieu contre un lycéen de terminale devant le lycée Périer. Il a été tabassé puis conduit à l'hôpital, tandis que ses agresseurs fanfaronnaient sur les réseaux sociaux.

On ne compte plus les interventions violentes de ce groupe d'extrême droite, qui se sent pousser des ailes depuis quelques mois et particulièrement dans le trouble de cette période électorale, à Marseille comme à Aix en Provence.

 La FSU13 adresse son soutien au jeune homme agressé ainsi qu'à sa famille et à ses proches.

 La FSU13 dénonce des actes d’une grande violence, commis au nom d’une organisation qui se réfère aux heures les plus sombres de notre Histoire.

La FSU13 renouvelle sa demande auprès des autorités compétentes pour qu'elles assurent la sérénité aux abords des établissements et agissent enfin contre ce groupuscule fauteur de troubles, depuis trop longtemps.

 

 

Publié le 07/05/2017 - 19:42  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Prise de position pour le second tour - par

Elections présidentielles : Barrage au Front national !

 

Les résultats du 1er tour nous confrontent à une possible accession au pouvoir de la candidate du FN. Face à cette situation, il est légitime que chacun s'interroge sur la position à adopter.

 

A l'issue de nos débats, la FSU13 appelle à battre largement le FN en votant lors du second tour.

 

En effet, le FN est un parti d'extrême droite dont les idées sont contraires aux principes républicains et antinomiques avec les valeurs que nous portons en tant que syndicalistes. Contrairement à son affichage anti-système, le FN déploie une organisation clientéliste et discriminatoire là où il est en responsabilité. Il dit parler au nom du « peuple » et des « petits », mais il brise les solidarités et fragilise les services publics. Il reste porteur d'un projet raciste, xénophobe et autoritaire inacceptable !

 

Toutefois, la FSU13 n'entend pas pour autant légitimer le programme d'Emmanuel Macron, notamment sur la réduction des fonctionnaires, les retraites ou encore l'éducation (poursuite et confirmation des réformes contestées, autonomie des établissements, remise en cause du paritarisme…). Fidèles à nos valeurs de transformation sociale, nous y opposerons l'ensemble de nos forces.

 

C'est la raison pour laquelle la FSU13 appelle à participer aux cortèges du 1er Mai 2017, afin de défendre les services publics, porter les revendications des salariés et lutter contre les idées d'extrême droite.

 

 

 
Publié le 17/04/2017 - 17:38  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Face à l'extrème droite : pour l'unité syndicale et des luttes sociales - par Intersyndicale 13

CGT13 / CNT-SO 13 / FSU13 / Solidaires 13 / UNL / UNEF
Face à l’extrême droite : pour l’unité syndicale et les luttes sociales !

Le 19 avril le Front National tiendra un meeting à Marseille. Malgré les efforts de ses dirigeant-es pour lisser son image, le FN continue d’être un parti nationaliste, autoritaire et xénophobe dont l’essentiel du programme repose sur des discriminations et la désignation de boucs-émissaires. 
Pour lui, tout est bon pour attiser les peurs et les haines, favorisant le repli sur soi et le culte du chef : l’islam, les réfugié-es, l’Europe, les grèves, les faits divers, le terrorisme, le mariage pour tous… Et y compris en n’hésitant pas à recourir à une vision « complotiste », où seul le FN serait censé dire « la vérité ».
Que le FN parle aujourd’hui de « laïcité », de « services publics », qu’il évoque « un retrait de la loi Travail » ou un retour à « la retraite à 60 ans », et prétende incarner un parti « antisystème » ne saurait abuser personne. Derrière l’instrumentalisation de ces thématiques, ce parti reste foncièrement hostile au progrès social et un danger pour tous les salarié-es et leurs organisations syndicales.
Le FN est ainsi contre la fixation d’un salaire maximum pour les grands patrons et contre aussi une hausse du SMIC - qui représente pourtant le revenu de plus de 3 millions de salarié-es en France - en argumentant que cela entraînerait « une charge supplémentaire pour les entreprises » ! 
Le FN prétend ne pas vouloir remettre en cause les 35 heures mais fait la promotion de « dérogations au niveau des branches professionnelles » qui pourraient se faire sans compensation salariale, ou bien en rétablissant la défiscalisation des heures supplémentaires qui est précisément la mesure permettant de s’attaquer aux 35 heures…
 Le FN est pour un apprentissage « dès 14 ans », soit un retour du travail des enfants pour alimenter la compétition entre salarié-es.
Après avoir soutenu les contre-réformes libérales en matière de retraites, qui ont augmenté l’âge de départ et réduit les pensions, le FN revendique un âge légal de départ en retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisation. Mais il reste dans le flou sur la possibilité de partir à 60 ans sans ces 40 annuités et surtout annonce la suppression du « compte pénibilité » pour ne pas pénaliser les entreprises.
Le mot d’ordre de « préférence nationale » est au service d’un patriotisme économique qui dissout les droits et dresse les uns contre les autres : salarié-es du secteur privé et du secteur public, salarié-es français-es et étranger-es, salarié-es et chômeurs-euses. 
Pour le FN, il n’y a pas de place pour les syndicats de salarié-es, lesquels sont jugé-es hostiles à ce « patriotisme économique ». Le projet de ce parti est ni plus ni moins que de mettre sous la tutelle de l’Etat les organisations syndicales et d’œuvrer à leur remplacement par des structures corporatistes n’ayant plus recours à un quelconque rapport de force, dans la lignée de la « charte du travail » sous Pétain
Car derrière ses efforts de communication, le FN c’est toujours « travail, famille, patrie » et ce parti conserve des liens évidents avec des groupuscules d’extrême droite prônant la violence et qui sont ouvertement racistes.
 Le 20 mars dernier, c’est sans aucun doute deux représentants d’un de ces groupuscules, casqués et armés, qui sont allés agresser en pleine nuit à son domicile un militant d’un collectif antifasciste marseillais, qui a eu beaucoup de chance d’échapper à la mort.
C’est toujours cette extrême-droite qui, la même semaine, a fait pression pour empêcher un débat sur les migrants dans un collège d’Aix en Provence
Les dirigeant-es du FN se donnent aujourd’hui beaucoup de mal pour donner des gages de respectabilité, n’hésitant pas exclure leurs membres qui font des déclarations racistes, antisémites ou encore négationnistes. Mais derrière la vitrine, le fond de commerce reste le même : la haine, la désignation de boucs-émissaires et la promotion d’un « ordre » qui s’oppose à la vision solidaire et égalitaire que nous avons pour la société dans laquelle nous voulons vivre.
Les politiques libérales menées par les gouvernements successifs en France et en Europe, doivent être doublement combattues : 
Parce qu’elles sont responsables de la montée du chômage, de la misère, du dumping social, de la casse des services public
Parce qu’elles sont responsables de la montée d’une extrême droite de plus en plus décomplexée qui est un danger mortel pour les salarié-es et les citoyen-nes

 Ce combat, contre l’appauvrissement du plus grand nombre au profit de quelques un-es, contre le chômage et la remise en cause de nos droits, est plus que jamais indispensable.

 Pour nous, organisations syndicales des Bouches du Rhône, le FN ne sera jamais un parti comme un autre. Le vote FN ne sera jamais une solution.

 

 Face à son discours d’imposture qui ne cesse de se répandre, les organisations syndicales des Bouches du Rhône réaffirment la nécessité des luttes sociales, unitaires, pour continuer d’aller vers le progrès, la justice et la solidarité et d’agir en faveur des plus démuni-es pour obtenir un meilleur partage du travail et des richesses.

Publié le 10/04/2017 - 18:22  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Agenda militant - par Webmaster

Agenda militant
 - Dimanche 21 Mai : deuxième édition de la « Fête du Vivre ensemble » dans le 13/14 , arrondissements symboliques, puisque dirigés par le FN. Collectif d’associations de quartier, parents d’élèves et de syndicats

Publié le 04/04/2017 - 22:38  Prévisualiser  Imprimer l'article 

un million d'emplois pour le climat - par Alain Barlatier

Jeudi 30 Mars, la campagne "un million d'emplois pour le climat" était lancée à Marseille devant une centaine de militants syndicaux et associatifs, la FSU y était bien représentée 
La transition énergétique nécessite la création de nombreux emplois dans la fonction publique et le privé. Cela doit être des emplois stables, de fonctionnaires pour le public ou en CDI pour le privé. Il s'agit d'emplois qualifiés. Le service public doit être mis à contribution dans ce cadre là , notamment en ce qui concerne la formation initiale et continue.
Interview à ce sujet de Julien Rivoire et Magali Bailleul.
Lire la vidéo de la FSU au sujet de la campagne « emploi-climat » :

https://www.youtube.com/watch?v=PLAJTLrjyOE

Publié le 03/04/2017 - 07:27  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Ambiance particulière chez les Territoriaux des 13e et 14e arr - par FSU Territoriale -ville de Marseille

Ambiance  particulière chez les agents territoriaux  du  13/14e arrondissement

Tous les cadres présents avant l’élection de Stéphane Ravier ont demandé leur mutation et sont partis. La 1ère DGS venue et nommée  sous la mandature Front National est partie en début 2016 avec perte et fracas. Depuis le dysfonctionnement s’installe et perdure !

Un DGS par intérim  et des cadres peu compétents,  un manque de coordination entre les services,  des  décisions incohérentes et arbitraires, du retard  dans les traitements  des dossiers, des non réponses, des abus de pouvoir, des intimidations,  refus du dialogue social et de rencontre avec les syndicats …

Bref, pas de capitaine à bord !

Petit rappel  sur la situation actuelle et exceptionnelle de l’Espace Culturel Busserine

L’espace Culturel Busserine et son équipe mis à mal par les incompétences des différents et successifs cadres de la Mairie de secteur, par des orientations culturelles contradictoires.

Cet équipement  municipal  géré par la Mairie des 13ème et 14ème arrondissements  pâtit  des dysfonctionnements de la Mairie de secteur et des propos tenus par son maire de secteur. L’actualité, les évènements ont largement été relayés par les médias locaux, régionaux et nationaux.

 

Depuis 30 ans, l’Espace Culturel Busserine est un théâtre, un équipement culturel du service public, avec une fonction essentielle au cœur du Grand St Barthélémy mais aussi rayonnant sur l’ensemble du territoire Marseillais, offrant une programmation de qualité, des ateliers de pratiques artistiques, des résidences d’artistes, de l’accompagnement aux artistes émergeants, un véritable lieu de vie et de création.

 

L’équipe des salariés, agents territoriaux de la Ville de Marseille, subit  une véritable dégradation dans leur activité professionnelle et du  service public:

-         En début d’année 2016, une affectation provisoire dans les locaux de la mairie de secteur, sans aucune mission déterminée.

-         Une sanction à l’encontre de son directeur, Patrick Loir (avec l’aval de la Direction des Ressources Humaines de la Ville de Marseille).

-         Aucun budget de fonctionnement alloué en 2016 ni pour 2017.

-         Des bons de commandes en attente au service financier de la mairie de secteur,

-         La suppression des ateliers de pratiques artistiques.

-         Des contrats de cession pour les spectacles programmés, en attente de signature.

-         La censure de certains  spectacles.

-         La limitation de la programmation aux spectacles « jeune public ».

-         Des manipulations et récupérations politiques.

-         Un refus du dialogue social.

 

Un Collectif de soutien, composé d’habitants, d’usagers, d’artistes, d’intermittents du spectacles, de Centres sociaux, d’associations, de travailleurs sociaux, d’enseignants, d’une intersyndicale, de sympathisants se mobilise depuis le début de l’année 2016 pour la Culture pour tous à l’Espace Culturel Busserine.

 

Grâce aux différentes mobilisations relayées par les médias, le Collectif a pu obtenir  en 2016 le retour de l’équipe sur l’équipement, la réouverture pour des spectacles jeune public.

 

Le Collectif se mobilise sur les projets de travaux  de rénovation de l’équipement, car aucune concertation n’a lieu dans le cadre de ce Projet de Rénovation Urbaine financé par l’ANRU

 

 

Le Collectif  reste vigilant et en veille non seulement  pour une programmation Hors les murs mais surtout pour un retour après travaux à une activité de programmation artistique et culturelle ouverte à tout public.

 

L’intersyndicale et plus particulièrement, la FSU TERRITORIALE- Ville de Marseille -, qui soutient et accompagne  les salariés.

 

 

Mary BELLEC

Collectif Nos quartiers ont besoin de l’Espace Culturel Busserine

Déléguée syndicale FSU

31/03/2017

Publié le 02/04/2017 - 21:41  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Défendons la Bourse du Travail d'Aubagne - par Roland Zanganelli

Défendons la Bourse du Travail d'Aubagne

Hier, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Aubagne afin de dénoncer le dicktat des élus municipaux sur la bourse du travail et le cercle de l'harmonie municipale, lieu de rassemblement des syndicats depuis plus d'un siècle.

Après avoir envahi la salle du conseil municipal, les représentants syndicaux dont la FSU13 locale ont pris la parole pour demander avec insistance à la mairie de revenir à la table des négociations afin de permettre de trouver une solution d'hébergement, de relogement ou de financement de locaux pour que la défense des ouvriers et employés puissent perdurer dans ces temps troublés où l'attaque des conditions de travail est monnaie courante.

Après un essai de réponse peu concluante, le premier magistrat d'Aubagne a été contraint d'accepter de recevoir très rapidement l'ensemble des organisations syndicales.

Rien n'est acquis,la CGT, la FSU13 et autres syndicats et associations du monde aubagnais restent vigilants.

La mobilisation reste de mise pour la survie de la bourse de travail d'Aubagne.
Publié le 30/03/2017 - 13:31  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La FSU solidaire des Guyanais - par FSU Nationale

Donner un avenir à la Guyane !
lundi 27 mars 2017

La Guyane est aujourd’hui en grève générale.
Personne ne peut plus aujourd’hui ignorer la situation d’urgence sociale dans laquelle se trouve ce département : 44% des familles sous le seuil de pauvreté, 1 jeune sur 2 au chômage, une mortalité infantile supérieure de trois fois à la moyenne nationale, 10 000 jeunes non scolarisés, 70% de jeunes de moins de 25 ans sans diplôme, pillage des ressources aurifères ouvrant les portes à une catastrophe écologique... Le retard avec les autres régions s’accentue ainsi que les inégalités à l’intérieur même du territoire.
La FSU et sa section de Guyane n’ont eu de cesse de dénoncer l’absence de véritables politiques publiques ambitieuses à la hauteur des défis démographiques, géographiques, économiques, écologiques et sociaux.
Les habitants de Guyane doivent avoir accès aux mêmes droits que tous les citoyens du pays : Éducation, Formation, Emploi, Santé,Communications, Culture, Justice…
Leurs revendications doivent être entendues. 
Pour cela, la FSU demande la prise en compte de la réalité et l’allocation de moyens et mesures spécifiques pour y faire face notamment pour améliorer l’ensemble des services publics sur tout le territoire.
Elle exige un engagement fort de l’État et le rétablissement du dialogue social.
La FSU, porteuse des valeurs humanistes, solidaires, fraternelles, soutient la mobilisation en Guyane. Le gouvernement doit entendre la colère qui s’exprime et répondre aux exigences d’une politique de justice sociale permettant de donner enfin un réel avenir aux 300 000 citoyens de Guyane.
Retrouvez ici le communiqué de la section départementale de la FSU de la Guyanne http://sd973.fsu.fr/COMMUNIQUE-DE-P...
et là l’appel à la grève
http://sd973.fsu.fr/LA-FSU-APPELLE-...

Publié le 29/03/2017 - 09:06  Prévisualiser  Imprimer l'article 

C'est quoi ce travail ?? - par Intersyndicale nationale

 Plateforme revendicative « c’est quoi ce travail ? » Communiqué unitaire CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL
mardi 28 mars 2017

Les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL, après plusieurs semaines d’échanges dans les professions, les lieux d’éducation et de formation, rendent publique la plateforme revendicative unitaire : c’est quoi ce travail ?
Cette démarche s’inscrit dans la poursuite de la mobilisation contre la loi dite travail, et pour l’obtention de droits nouveaux. Nous réaffirmons que ce texte législatif, et ses applications, sont toujours aussi contestés, comme le démontre la campagne électorale.
Combattre cette loi, avec des propositions revendicatives, est donc plus que jamais au cœur de l’actualité.

Les organisations syndicales et de jeunesse CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL, ont décidé, ensemble, de nourrir le débat public, qui aujourd’hui reste éloigné des attentes et des besoins de la population.
Salariés, agents, privés d’emploi, étudiants, lycéens ou retraités portent en commun, en effet, des revendications en matière d’emploi, de salaires, de conditions de travail ou de renforcement des services publics.
Rétablir la hiérarchie des normes, constitutionnaliser le principe de faveur est indispensable, afin qu’aucun salarié ne subisse un chantage à l’’emploi, conduisant à la baisse du salaire et à l’augmentation du temps de travail.

Les organisations syndicales et de jeunesse proposent des évolutions pour renforcer le droit à la négociation, sécuriser les personnes tout au long de leur vie professionnelle, droit à l’emploi, à la formation, à la protection sociale, à la démocratie sociale...
Il faut reconnaitre les qualifications, le travail en augmentant les rémunérations, en mettant en œuvre l’égalité Femme/Homme...
Il faut aussi des mesures spécifiques pour la jeunesse en matière d’éducation, de formation, d’accès à l’emploi, de protection sociale...
Pour changer vraiment le travail, les organisations syndicales et de jeunesse mettent en débat cette plateforme unitaire.

Publié le 29/03/2017 - 09:02  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Quelle Sécurité sociale demain ? - par Webmaster

Le débat sur la Sécu est lancé : le syndicalisme doit en être un acteur !

Depuis 30 ans, des politiques fondées sur le dogme du blocage des « prélèvements obligatoires » ont conduit au désengagement de la Sécu et à l'extension du champ des complémentaires santé. Si aujourd'hui, la Sécurité sociale rembourse assez bien les ALD (affections longue durée) et les dépenses hospitalières, elle couvre moins de 50 % des soins courants.

L'assurance maladie est organisée en deux étages :

-La Sécurité sociale : elle est fondée sur la solidarité entre malades et non malades : les cotisations (ou la CSG) sont proportionnelles au revenu et les prestations sont fournies en fonction des besoins.

-Les complémentaires santé : Depuis le 1er janvier 2016,  la complémentaire est obligatoire pour les salariés du privé, elle est financée par l'employeur à hauteur d'au moins 50 %. Elle bénéficie de financements publics importants (5 à 6 milliards d'euros sous forme d'exonérations de cotisations et d'impôts). Ce second étage est donc devenu quasi-obligatoire, de droit ou de fait : aujourd'hui 96 % de la population sont couverts par une complémentaire.

Le reste de la population peut adhérer à des contrats individuels, et les personnes qui n'en n’ont pas les moyens, ou qui ne peuvent  s'offrir qu'une  complémentaire bas de gamme, ont alors un sérieux problème d'accès aux soins.

Concurrence contre solidarité !

Placée sous le régime de la concurrence depuis le début des années 1990, l'activité des complémentaires santé constitue un marché où sont en rivalité les mutuelles, les institutions de prévoyance (contrats collectifs dans le privé) et les assurances privées.

Sur ce marché, le principe de base n'est pas la solidarité, mais la sélection par les risques : pour rester sur le marché et sortir vainqueur de la concurrence, tout opérateur doit chercher à attirer les « bons risques » (les moins malades) et à exclure les « mauvais risques » (identifiés essentiellement par l'âge et la taille de la famille) ou à leur faire payer un tarif plus élevé.

Les sociétés d'assurance (et les banques qui sont en train d'entrer sur le marché) sont la force dynamique du marché et sont à l'offensive : leur « part de marché » est passée de 19% à 28 % entre 2001 et 2014, au détriment des mutuelles et des institutions de prévoyance.

Pour survivre, les mutuelles, quelle que soit la conviction de leurs dirigeants, sont amenées à s'aligner sur les pratiques des sociétés d'assurances (cotisation selon l'âge et le niveau de prestations dans le cadre d'une offre diversifiée), et à tourner progressivement le dos aux valeurs mutualistes. L'assuré devient alors un consommateur sensible aux sirènes du marketing et il est invité à s'enfermer dans la logique du calcul à court terme coût/avantage au détriment de la prise en compte de la finalité politique de l'assurance maladie.

Vers une couverture très inégalitaire des soins de santé

 Dans la dernière période, deux faits marquants ont contribué à une intensification de la concurrence, favorisant l'offensive des assureurs privés et renforçant la logique d'un marché concurrentiel :

- La loi issue de l'ANI (2013) et surtout la décision du Conseil constitutionnel (décembre 2013) supprimant les dispositions de la loi qui entravaient encore la « concurrence libre et non faussée » ont étendu le marché des complémentaires d'entreprises ou de branches et affaibli les solidarités professionnelles,  multiplié les contrats « low cost », ce qui a favorisé un développement d'un nouvel étage avec les sur-complémentaires d'entreprise.

- Le renouvellement des accords de référencement dans la Fonction publique pour le 1er juillet 2017 a été l'occasion pour les assureurs privés d'essayer de forcer l'entrée de ce marché qui aiguise leur appétit. Force est de constater qu'ils ont été soutenus par une grande partie de la haute Fonction publique, et que les arbitrages ministériels leur ont été le plus souvent favorables, en découplant la prévoyance de l'assurance santé (c'est notamment le cas à l'Éducation Nationale) , ou en autorisant plusieurs opérateurs référencés.  Les mutuelles de la fonction publique sont considérablement fragilisées.

- Les retraités sont parmi les principales victimes de ces évolutions.

De nombreux adhérents nous font remonter leur protestation, voire leur colère contre la MGEN, à laquelle ils sont pourtant attachés, du fait de l'alignement de celle-ci sur  la pratique assurancielle de la tarification à l'âge,  perçue comme les prémisses d'autres renoncements.

 Il est urgent d'agir :

Le syndicalisme ne peut plus se contenter de rester en position d'observateur et de commentateur de cette évolution. Pour défendre les intérêts de ses adhérents, mais aussi pour promouvoir une autre conception de la société, plus égalitaire et plus solidaire.

Diverses propositions sont dans le débat pour préserver le caractère solidaire de l'assurance-maladie. Ainsi, diverses stratégies sont en discussion pour rassembler les forces nécessaires :

-certains (Tabuteau-Hirsch) défendent la fin du rôle d'assureur  des complémentaires (qui se consacreraient à d'autres fonctions tout aussi indispensables) et une Sécu à 100 %

-D'autres  (Grimaldi), tout en partageant l'objectif de Sécu à 100%,  proposent une étape intermédiaire avec une complémentaire de santé publique (qui serait la Sécu) sur le modèle d'Alsace-Lorraine

-Pour d'autres encore,  il faut ramener à 20% le rôle des mutuelles dans le remboursement des soins courants,  mais dans un cadre qui ne serait plus celui de la concurrence.

 La FSU et ses syndicats ont un mandat pour « tendre vers une assurance maladie obligatoire à 100% ». Nous souhaitons donc que les adhérents se saisissent rapidement de ce débat et que des échanges avec les autres organisations syndicales soient organisés pour connaître les intentions réciproques sur ce qui est un enjeu de société.

 

Publié le 27/03/2017 - 17:52  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Comité technique académique (éducation nationale) - par Magali Bailleul

Déclaration liminaire FSU – CTA 21 mars 2017

Monsieur le Recteur, Mesdames et Messieurs les membres du CTA,

La FSU a accueilli favorablement les annonces de créations de postes lors du dernier CTA. Cette dotation d’importance allant au-delà de la croissance démographique, elle donne à notre Académie, a priori, les moyens d’améliorer les conditions d’études des élèves et de travail des personnels. Un regard particulier doit être porté sur les Lycées. Ceux-ci ont connu une dégradation constante de leur taux d’encadrement depuis 2010. Ceci ne peut plus durer.

Aujourd’hui, nous sommes à l’étape d’après : celle de la répartition des emplois du second degré toutes catégories confondues. Les GT pré-CTA ont permis d’échanger en amont sur ces mesures et la voix des personnels a été écoutée et souvent entendue. Les audiences sollicitées par les établissements qui connaissent des difficultés dans leur préparation de rentrée, si elles sont accordées, devraient permettre de lever les derniers obstacles.

En particulier dans le cas du lycée Artaud où la problématique de DGH insuffisante se double du refus de la Région d’ouvrir d’une classe préparatoire aux concours d’infirmiers. En la matière, cette fin de non-recevoir est incompréhensible car elle ne coûte rien à la collectivité, sauf à imaginer que celle-ci souhaite favoriser les formations privées.

Sur les postes de COP, si les mesures techniques ont été approuvées, la FSU tient à rappeler son opposition à la fermeture du CIO d’Orange et continue à déplorer la dégradation du maillage territorial du SPO à destination des élèves et étudiants qui est de la responsabilité pleine et entière de l’EN.

En revanche, sur le dossier de la mutualisation des services entre les DSDEN de l’Académie des difficultés demeurent que chacun doit accepter de regarder, et dépasser. La multiplicité des acteurs concernés fait de la concertation approfondie une nécessité absolue. Celle-ci doit être par ailleurs menée à plusieurs échelles, sans négliger les acteurs de terrain.

La FSU s’est opposée à la fusion des DSDEN alpines, considérant qu’elle aurait pour conséquence une dégradation du service rendu aux usagers et aux personnels. Elle est prête à examiner des propositions d’évolutions, ce qui a été fait lors des GT pré-CTA de janvier et mars. Malheureusement, comme bien souvent, le diable se cache dans les détails. Consolider la DSDEN des Alpes-de-Haute-Provence est une nécessité mais la réorganisation telle qu’elle a été présentée dans les Hautes-Alpes provoque une vive opposition de tous les syndicats représentatifs à l’échelle départementale. Les personnels, usagers de ces services, ont clairement dit, notamment, leur refus d’une concentration à Digne de la gestion des ressources humaines du 04 et du 05 du premier degré (promotions, mouvement, listes d’aptitude etc.). Le projet tel qu’il a été précisé ne peut trouver notre assentiment. Pour atteindre l’objectif d’une consolidation des deux DSDEN, il faut de toute urgence poursuivre le dialogue en explorant d’autres pistes que celle énoncée précédemment.

Nous sommes conscients des efforts du Rectorat en faveur du dialogue social, dont, par exemple, dans le nouveau cadre de gestion des CTEN. Ceci dans un contexte où il Nous sommes conscients des efforts du Rectorat en faveur du dialogue social, dont, par exemple, dans le nouveau cadre de gestion des CTEN. Ceci dans un contexte où il faut signaler la perte de confiance des collègues dans les Institution et les discours qui sont tenus par les représentants de l'administration, des chefs d'établissement jusqu'à la Ministre. C'est une occasion ratée au cours de ce quinquennat que de ne pas avoir ouvert le chantier d'un fonctionnement plus démocratique, plus participatif, plus collaboratif de notre Institution, de nos établissements ...

 

Publié le 25/03/2017 - 10:01  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mobilisation pour les Retraité-e-s - par Webmaster

CGT, FO, FSU, FGR, Solidaires ...
Les organisations de retraités vous appellent  à vous mobiliser le jeudi 30 mars

Rassemblements :
10 h : sous l' ombrière du Vieux-Port (Marseille)

10 h 30 : devant sous Prefecture (Arles)
 

Neuf organisations syndicales et associatives appellent les retraité·e·s à une nouvelle journée de mobilisation nationale sous des formes multiples dans les départements (manifestation, rassemblement, etc.) le 30 mars. 
Haro sur les pensions de retraite. 
De réforme en réforme, le pouvoir d’achat des retraité·e·s ne cesse de se dégrader. Par exemple, le calcul des pensions sur les prix remplaçant le calcul sur les salaires dès 1987 dans le privé, puis en 2004 pour la Fonction publique a constitué une catastrophe pour nombre de retraité·e·s. Ainsi, de 2003 à 2014 les pensions progressaient de 17,9 %, tandis que les salaires eux progressaient de 24,8 % et le SMIC de 32,6 %. Sur les vingt dernières années, on peut estimer à une perte d’environ 20% du pouvoir d’achat pour de nombreux retraité·e·s. Cela justifie pleinement que les retraité·e·s se mobilisent pour l’indexation des pensions sur les salaires afin de revenir à la situation d’avant 1987. 
Mais aussi les retraité·e·s sont victimes de mesures comme l’instauration de la taxe de 0,3 % de Contribution Additionnelle de Solidarité pour l'Autonomie (CASA), la perte de la demi-part réservée aux veuves et veufs ayant élevé un enfant, la fiscalisation de la majoration de 10 % de la pension pour les personnes ayant élevé au moins 3 enfants, ... 
De même, le poids de la fiscalité, avec surtout la TVA, pèse principalement chez les plus démunis.  
A tout cela, il faut rajouter le blocage de régimes complémentaires.  
Pour trop de retraités le logement constitue une dépense de plus en plus importante que l’on soit propriétaire ou locataire. Avec la loi de financement 2016 c’est l’ensemble du patrimoine qui est pris en compte pour les bénéficiaires de l’APL. Le coût des transports, leur inadaptation, sont souvent un obstacle pour accéder à une vie sociale. A cela, il faut rajouter la désertification des services publics. 
Nous ne sommes pas tous égaux face à la crise. Les inégalités, notamment de revenus s’aggravent, et dans des proportions inquiétantes. Les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. Plus globalement, on va assister à un appauvrissement généralisé des retraité·e·s dans les années à venir si rien n’est fait. Fin 2016, des associations caritatives ont dénoncé l’accroissement de la pauvreté actuellement chez les personnes âgées. Parmi les plus touchées, on trouve principalement les femmes pour qui les pensions sont globalement inférieures de 40 % à celles des hommes. 
Les pensions de retraite ne sont pas une allocation de solidarité, une aumône. La pension est le résultat des cotisations payées tout au long de la vie professionnelle, des richesses qui ont pu être créées pendant ce temps. Il s’agit d’un droit à une pension relative à la reconnaissance de la qualification. Cela justifie pleinement le retour du calcul des pensions sur les salaires et le maintien des pensions de réversion dans les régimes de base et les complémentaires ». 

La santé malade des politiques 

En matière de santé, encore une fois, un grand nombre de personnes âgées sont décédées de la grippe.  Le danger était connu. Déjà, en 2015 le nombre de décès était supérieur à la période de la canicule de 2003. Cette épidémie montre l’ampleur de la dégradation de notre système de santé qui n’est même plus capable de répondre à une banale épidémie de grippe. L’ampleur de l’épidémie, si elle révèle une nouvelle fois un manque d’anticipation, marque surtout les limites d’une politique de casse de la Sécurité sociale, de l’hôpital avec les milliers d’emplois supprimés, des milliers de lits fermés, la course à la rentabilité. Hôpital, médecin de ville, spécialistes, dépassement d’honoraires. C’est de plus en plus difficile de pouvoir se soigner. Aujourd’hui, trop de retraités ne sont plus en mesure d’avoir une mutuelle. Le plafonnement du remboursement des mutuelles a fait chuter le remboursement des frais de santé.  

Ce recul de société explique aussi pourquoi de plus en plus de retraité·e·s sont amenés à reprendre un « petit boulot »  
Retraité et retraitée : reconnaissance en matière de pension, de droit à une vie décente, mais aussi reconnaissance par la société. En effet, il est curieux de constater par exemple au travers de la loi d'adaptation de la société au vieillissement ou dans les discours officiels que l’on ne parle plus que de « personnes âgées ». A quel âge est-on une personne âgée ? Personne ne peut le définir. Est-ce à partir du moment où la personne âgée commence à avoir un handicap ? La personne retraitée, quel que soit son âge, a travaillé des années, a versé des cotisations et a donc droit à une pension. 
Besoin d’agir 
Enfin imaginons que si, à l’appel des 9 organisations syndicales et associations, les retraités ne s’étaient pas mobilisés nous connaitrions la même situation que les retraités de plusieurs pays européens qui comme en Allemagne ont vu s’accroitre considérablement le nombre de retraités pauvres. 
Nos actions ont permis de petites améliorations : les personnes non imposées en 2015 n’ont pas payé d’impôt en 2016 et 2017, les seuils de déclenchement de la CSG ont été relevés… 
Alors oui les retraités ont de bonnes raisons de se mobiliser, d’exiger une revalorisation de leurs pensions, le retour au calcul sur les salaires. 
Se mobiliser le 30 mars, c'est dire aux candidats à l'élection présidentielle que les 17 millions de retraitées veulent voir leur place reconnue
dans la société, avoir les ressources pour vivre décemment, pouvoir se soigner, se loger, ... et lutter efficacement contre l'isolement social par une politique de transport, de culture, de services publics de proximité. 
Afin d’aller rencontrer les retraités, les organisations et associations ont décidé ensemble de les consulter sur la réalité de leur situation en matière de pouvoir d’achat, sur les questions liées à la perte d’autonomie pour eux ou leur famille, sur leur volonté d’agir… Ce questionnaire sera consultable et pourra être rempli sur le site http://www.retraitesencolere.fr/ 

 C’est pour cela que nous appelons à faire : 
Du jeudi 30 mars une nouvelle journée de mobilisation nationale des retraité·e·s sous des formes multiples dans les départements (manifestation, rassemblement, etc.). 
A exprimer au travers de la consultation nationale vos préoccupations, vos revendications. 
 

 

Rassemblements :

10 h : sous l' ombrière du Vieux-Port (Marseille)


10 h 30 : devant sous Prefecture (Arles)


 

 

Publié le 22/03/2017 - 18:57  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Intervenir dans le débat public ! - par Webmaster

Intervenir dans le débat public (Texte adopté par le CDFD de la FSU13)

  

Rien ne serait pire que le renoncement à peser sur le cours des choses, que ce soit par défaitisme, inaction et abstention, ou, ce qui revient au même, par la fuite en avant dans un idéal fantasmé de salut par l'entre soi militant.

Il n'appartient pas au monde syndical de dicter leurs choix de candidatures aux partis politiques, et nous devons bien prendre acte de ce qu'est l'offre politique à la veille du premier tour des élections présidentielles.  Construire des alternatives économiques et sociales crédibles à moyen terme ne doit cependant jamais nous détourner de l'impérieuse nécessité de défendre les acquis sociaux menacés à court terme. Aussi, le syndicalisme ne peut pas faire fi des conséquences d'un éventuel accès aux responsabilités de majorités politiques qui mettraient en oeuvre des politiques antisociales dont nos professions et nos élèves seraient les premières victimes.

 

Dans l'immédiat, la FSU13 doit prendre toutes les initiatives possibles pour inciter les salariés à s'intéresser au débat public, à s'en emparer, à s'exprimer par le biais du débat et du vote en faveur de politiques publiques futures conformes à leurs intérêts, à leurs valeurs, à leurs convictions. La FSU13 a pris, doit prendre et prendra toutes les initiatives pour faire barrage à la domination idéologique de l'extrême-droite.

 

 Les luttes sociales menées au cours du quinquennat ont été régulièrement soutenues par une majorité de Français, ce qui doit nous convaincre de la possibilité d'un élargissement des mobilisations.

La démarche syndicale unitaire est la condition nécessaire d'une prise de conscience collective ; la  remobilisation des salariés suppose l'élaboration d'une plate-forme unitaire concertée entre les forces syndicales en présence. Le mouvement pour les lycées de l'éducation prioritaire dans notre académie a par exemple montré la force qu'apporte un arc syndical large.

 

 

Le troisième tour social ne se décrète pas, il se construit sur des dynamiques unitaires résolument construites par les organisations syndicales en s'appuyant sur des revendications, des modalités d'action et des alliances qui, parce qu'elles marquent une rupture avec les divisions antérieures, entraînent largement au-delà des réseaux militants.  La FSU13 initiera comité de liaison unitaire de toutes les forces syndicales qui seraient amenées à prendre part aux nécessaires luttes qui se profilent avec l'objectif de construire dans les meilleurs délais un forum social.

 

La FSU prendra sans attendre l'initiative d'une rencontre entre les organisations syndicales, sans exclusive, avec l'objectif de construire dans les meilleurs délais un forum social national qui associe organisations syndicales, mouvement associatif, personnalités issues de la recherche et de la culture, représentants de la société civile, forum qui se fixe pour objectif de rédiger une plate-forme pour une alternative économique et sociale de sortie de crise orienté vers de nouvelles conquêtes sociales : retraites et protection sociale, avenir de la fonction publique, place des services publics, éducation et accès à la santé, droit du travail et dialogue social, démocratisation des institutions, réforme fiscale, évolution du travail, transition écologique, Europe, droits des femmes, accueil des réfugiés..

 

La FSU13 appelle donc tout en préservant l'indépendance syndicale par rapport aux candidats, à se saisir de toutes les occasions pour intervenir dans le débat public, en agissant localement et nationalement par exemple en distribuant une plaquette présentant nos demandes pour ouvrir le débat avec les collègues et les citoyens.

 

C’est pourquoi, la FSU 13 s’engagera dans les semaines à venir :

 

-          La FSU 13 participera à la manifestation du 21 Mars en soutien aux Migrants, dans le cadre du « collectif solidarité Migrant-e-s PACA ».

 

-          La FSU13 participera, es qualité, à des initiatives prises par des unions locales : Martigues (28 Mars), Arles (Mai), Aubagne ( 29 mars)  etc…

 

-          La FSU 13 participera à la campagne unitaire  « 1 million d’emplois climat » : première initiative dans le département, le 30 Mars à 19H-21H, réunion publique.

 

-          La FSU 13 propose aux organisations syndicales CGT et Solidaires, de réaliser la campagne « convergence des services publics » dans le département ; des contacts sont pris pour une initiative à venir et sous forme à déterminer collectivement. Une date avant les vacances d’avril semble nécessaire.

 

-          La FSU 13 mènera une campagne de promotion de ses idées sur la Sécurité sociale, le Vendredi 07 Avril, journée mondiale de la santé (conférence de presse, mail aux syndiqués par les différents SN, interpellations des candidats sur le sujet etc…).

 

-          La FSU 13 participera activement à la manifestation du 1er Mai, sur ses revendications.

 

-          La FSU 13, pendant les élections législatives, continuera de développer ses propositions sur les sujets qu’elle juge essentiels et interpellera les candidats sur l’avenir qu’ils proposent ; continuera de dénoncer les risques que fait courir l’extrême droite ; prendra des contacts pour que cette action soit menée dans un cadre plus large (autres OS, associations etc…).

 

-          La FSU 13 s’activera dans la deuxième édition de la « Fête du Vivre ensemble » le Dimanche 21 Mai, dans le 13/14 , arrondissements symboliques, puisque dirigés par le FN.

 

-          La FSU 13 s’impliquera et développera l’appel pour « un plan d’urgence pour l’éducation à Marseille et BdR ».

 

 

 

 

Publié le 20/03/2017 - 09:41  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Bourse du Travail d'Aubagne, - par R Zanganelli

 En défense de la Bourse du Travail d'Aubagne,

La Bourse du Travail a été créée il y a 90 ans. Depuis, quelle que soit la couleur politique des municipalités, ces dernières ont toujours favorisé le fonctionnement de cette institution.
Depuis 2014, la nouvelle équipe LR essaie par tous les moyens de remettre en cause cet acquis (suppression de la subvention).
Après la mobilisation et plusieurs initiatives, la mairie a renoué le dialogue avec les syndicats (CGT, FSU) et les associations qui occupent les lieux, pour leur proposer un relogement.
La convention pour cette nouvelle Bourse du  Travail devait être signée en septembre 2016, mais rien ne s’est passé. Reçues le 9 mars 2017 par le Maire, les organisations syndicales et associatives se sont vues signifier la fin de la Bourse du Travail, sans solution de relogement.
Depuis le début du mandat, la nouvelle équipe a privatisé le service de restauration scolaire, a expulsé le Secours Populaire et des Restos du Cœur de la Maison des solidarités, a supprimé la subvention  de  l’association des Amis de l’Instruction Laïque, prépare la fermeture de la MJC.
A contrario, les caméras de surveillance et verbalisation ont poussé dans toute la ville et la police municipale a été armée, ses effectifs multiplies par trois. Si la dotation aux écoles publiques a été revue à la baisse, celle de l’école privée sera augmentée de 5% par an à compter de la rentrée 2016 et ce pour trois an.
Nous demandons à toutes nos instances départementales, régionales et nationales de nous soutenir dans ce bras de fer, de répercuter dans les médias notre lutte  contre cette politique antisociale et anti solidaire.
Les organisations feront une distribution de tract mardi 21 mars sur le marché et une manifestation mercredi 29 lors du Conseil  Municipal à 17h devant la Salle du Bras d’Or.

Publié le 19/03/2017 - 20:24  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Ibrahima est libre ! - par Webmaster

Ibrahima est libre !

Après plusieurs semaines de rétention, ce soir Ibrahima Kaba peut revêtir des vêtements propres, et dormir dans un bon lit, entouré de personnes attentionnées, pour prendre le repos dont il a besoin. Les personnels du lycée Saint Exupéry, les militants du RESF 13 et 06, les militants syndicaux qui se sont mobilisés autour de lui trouvent un peu de répit et se réjouissent enfin !

Ils espèrent qu’Ibrahima sera lundi à la place qu’il n’aurait jamais dû quitter, dans sa classe avec ses professeurs, pour reprendre la préparation de son diplôme.

Après avoir été transféré mardi 14 mars à l’aéroport de Nice en voiture, pour semer ses soutiens venus à plus de 100 à l’aéroport, Ibrahima a refusé de monter dans l’avion. Il a donc été emmené au commissariat puis au Centre de rétention de Nice, où il a été accueilli et accompagné par l’association Forum Réfugiés avec une grande efficacité. Déféré devant le Juge des Libertés et de la Détention, son avocat a plaidé, sans succès, le non-respect de ses droits lors du transfert, et a ensuite fait appel du jugement refusant sa libération. Il a aussi déposé un Référé liberté devant le Tribunal Administratif.

Aujourd’hui Ibrahima est donc passé devant le Juge de la Cour d’Appel d’Aix, défendu par une avocate commise d’office mais spécialisée en Droit des Etrangers. Dans la salle, des enseignants du lycée l’ont accompagné silencieux et morts d’inquiétude.

Le délibéré a été rendu en fin d’après-midi : Ibrahima est libre, les irrégularités dans la procédure justifient sa remise en liberté. Ce soir notre élève ne dormira pas dans une cellule. Rien ne lui sera cependant épargné : dans l’attente du délibéré, il a été ramené d’Aix à Nice, alors que tous ceux qui l’accompagnent sont à Marseille

Pour lui, pour les personnels du lycée et les militants, c’est une première victoire, qui leur redonne du courage pour continuer, car le combat d’Ibrahima est loin d’être terminé.

Il attend encore la décision du Tribunal d’Instance qui doit dire s’il risque à nouveau d’être placé en rétention, ou si il peut rester en liberté pendant que sera traitée sa demande que les accord de Dublin soient levés le concernant, et que la France, dont il parle la langue, puisse examiner sa demande d’asile à la place de l’Italie. Il lui faudra ensuite obtenir ce droit d’asile, ce qui peut encore prendre 18 mois.

Mais en attendant, Ibrahima pourra se consacrer à son seul objectif depuis qu’il est enfant : étudier ! Il doit passer dans quelques mois sont Diplôme d’Etude en Langue Française, précieux sésame pour s’inscrire dans une formation.

Ce n’est donc qu’un premier obstacle de surmonté, et d’autres sont à venir, mais les enseignants du Lycée Saint-Exupéry et les militants RESF sont fiers et heureux de partager avec vous cette victoire qui en appelle de nouvelles !

Publié le 19/03/2017 - 08:31  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La FSU 13 s'invite dans la campagne - par Webmaster

La FSU 13 s'invite dans la campagne présidentielle.
Les affaires Fillon ont tout emporté. Cette campagne présidentielle n'en n’est toujours pas une et aucun thème ni débat sérieux ne s’impose. Pourtant sont en jeu ni plus ni moins, l'avenir de la fonction publique, de l'égalité entre les territoires et à l'école, la privatisation déguisée de la Sécu, le système des retraites par répartition à sauver... Sans oublier l'orientation de l'économie vers un système qui prendra en compte les enjeux pour les générations futures et préservera aussi bien l'environnement que la santé de tous. En bref, les sujets ne manquent pas.
La FSU et ses syndicats sont prêts à ouvrir tous les chantiers et à pousser toutes les portes pour que les libéraux de tout poils et l'extrême droite tombent leur masque de la régression totale. Au contraire, nous avons des propositions économiques et sociales sérieuses. Notre projet est fait d’égalité et de solidarité, et non pas d’exclusion, ni des pauvres, ni des migrants. Il est urgent de faire entendre une autre voix. Nous militons pour créer une société cohérente et rassemblée autour des principes républicains, avec de l’éducation, de la culture, de l’emploi et un égal accès aux Services Publics
Printemps 2017. Humanismes ou barbarie. Telle sera la question…
Publié le 19/03/2017 - 08:19  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La FSU analyse les programmes présidentiels sur la Sécu - par Webmaster

 

 

François FILLON

Marine LE PEN

Axes principaux du programme

Supprimer l’Aide Médicale d’État (AME), et subordonner l’accès aux principales prestations sociales à 2 ans de résidence régulière en France

Responsabiliser les assurés et mieux articuler les rôles entre la Sécurité sociale et les assurances privées

Créer une « Agence de garantie de la couverture solidaire des dépenses de santé» pour améliorer la prise en charge au meilleur coût et contrôler les complémentaires santé

Lutter contre les déserts médicaux

Réformer le système des complémentaires santé

Créer une 5e branche de la Sécurité sociale consacrée à la dépendance

Supprimer l’AME, en vue de son remplacement par une aide exclusivement applicable pour les patients au pronostic vital engagé ou en cas de risque majeur de santé publique

Création, pour les étrangers, d’un délai de carence de deux ans avant d’avoir accès au système de protection sociale français

Financement

Basculer progressivement les cotisations patronales vers un mix CSG / TVA (hausse de 2 points)

 

Sur les 100 Md€ d’économie à réaliser en matière de dépenses publiques, 50 Md€ concerneront la Sécurité sociale, dont 20 Md€ au titre des dépenses de santé

Lutter contre toutes les sources de « non-qualité» du système de santé : soins redondants ou inutiles, non-observance des prescriptions, mauvaise coordination des soins, recours excessif à l’hôpital ou encore bureaucratie excessive, la lutte contre les fraudes et les abus

Lutter contre la fraude et les abus

 

Simplifier l’administration du système,

Investir dans les nouveaux outils numériques

Accès aux soins

Supprimer la généralisation du tiers payant, afin de ne pas donner l’impression que l’exercice de la médecine est gratuit

Proposition initiale de focaliser l’Assurance Maladie notamment sur les affections graves, et la complémentaire santé sur le reste

Maintenant, souhaite organiser une meilleure concertation et articulation des missions de la Sécurité sociale et des complémentaires santé

Viser, à l’horizon 2022, un reste à charge zéro pour les dépenses les plus coûteuses, telles que les audioprothèses, l’optique, les prothèses dentaires, les dépassements d’honoraires

Remplacer l'AME par une dispense de frais de santé limitée aux urgences et aux maladies graves ou contagieuses. Les mineurs ne seraient pas concernés par cette mesure

Déserts médicaux : prolonger les politiques d’incitation à l’installation dans les zones sous-dotées (exonérations sociales, majoration d’honoraires…). La proximité ne garantit pas la qualité. Certains établissements existants pourraient donc être reconvertis en structures de petites urgences, si la situation locale l’exigeait, ou en établissements pour personnes âgées.

CT à l'hôpital : revenir progressivement aux 39h et rétablir le jour de carence pour lutter contre l’absentéisme

Favoriser la complémentarité entre hôpital public et hôpital privé : transformer donc les groupements hospitaliers de territoires (GHT) en groupements de santé de territoire (GST), pour les ouvrir au maximum aux cliniques privées et aux médecins libéraux

Prise en charge adéquate des soins coûteux (notamment l’optique et le dentaire), garantie à tous les Français

 

Réflexion en profondeur, à mener de façon transparente et collégiale avec l’ensemble des parties prenantes

 

Déserts médicaux : relever le numerus clausus et instaurer un stage d’internat dans les zones à faible densité médicale.
Dans ces zones sous-dotées, permettre aux médecins retraités d’y exercer avec des déductions de charges, et y développer les maisons de santé

Maintien des hôpitaux de proximité

 

Augmentation des effectifs de la FPH

Complémentaire santé

Refondre l’ensemble de la réglementation en matière de complémentaire santé, y compris la généralisation de la complémentaire santé et les contrats responsables

Maintenir la coexistence de deux systèmes de protection, obligatoire et complémentaire

« Mieux encadrer les complémentaires santé privées, notamment en instaurant une règle d’or budgétaire concernant les frais de gestion ».

Réviser la CMU et l’Aide à l’acquisition d’une Complémentaire Santé (ACS), afin qu’ils bénéficient au plus grand nombre, sans effet de seuil.

Prévention

Rembourser une consultation de prévention tous les 2 ans réalisée par le médecin traitant.

Plan Santé à l’école

Renforcer les plans « cancer» et « Alzheimer » et créer un grand plan de lutte contre la douleur chronique

Maintien de l'autonomie

Encourager la généralisation d’une couverture assurantielle dépendance privée sur une base volontaire. Les cotisations souscrites dans ce cadre seraient déductibles des impôts.

Faire de l’aide aux personnes âgées une priorité de l’engagement de service civique.

Définir une forme spécifique et souple de volontariat associatif, afin d’aider les personnes âgées dans leur quotidien.

Augmentation du nombre des établissements pouvant accueillir les personnes dépendantes.

Grande campagne nationale pour financer la recherche sur la maladie d’Alzheimer

Handicap : Renforcer la formation des AVS, assurer la mise en œuvre effective de la loi du 11 février 2005, favoriser la formation en alternance des personnes handicapées

Création d’une 5e branche de la Sécurité sociale, consacrée à la dépendance et au handicap

 

Dépendance : revalorisation de 20% du minimum vieillesse, dont le bénéfice serait réservé aux ressortissants français, ou résidant en France depuis 20 ans.

Handicap : Revaloriser l’AAH de 20% créer des mesures plus incitatives à l’embauche de personnes handicapées, et renforcer la lutte contre les discriminations, d
évelopper une prise en charge digne de l’autisme

 

 

 

Jean-Luc MELENCHON

Benoît HAMON

Emmanuel MACRON

Axes principaux du programme

Abolition des dépassements d’honoraires

 

Élaboration d’un plan de santé environnementale

 

Suppression des mutuelles et des autres complémentaires santé

 

Droits sociaux attachés à l'individu en dehors du contrat de travail

Création du « médecin généraliste Ville-Hôpital »

Renforcement des politiques de prévention, notamment en santé environnementale

Soutien à l’Hôpital public

Renforcer la politique de prévention

Opérer un décloisonnement entre l’hôpital et la ville

Déverrouiller le financement de l’innovation en matière de santé

Adossement des droits sociaux à l’individu, et non au statut

Financement

Refondre la CSG et l’impôt sur le revenu

 

Taxation des revenus du capital comme ceux du travail pour élargir et unifier l’assiette d’imposition

Récupération des aides fiscales dont bénéficient les mutuelles et les complémentaires santé au titre des contrats responsables

Refonte de l’impôt sur le revenu, fusionné avec la CSG ; taxe sur les robots intelligents ; et transfert des cotisations patronales assises sur le travail vers une taxe sur la valeur ajoutée générée par les entreprises ou sur leur chiffre d’affaires

Moins par des cotisations sociales assises sur le travail et plus par l’impôt

Élargir et augmenter la CSG afin de remplacer les cotisations d’Assurance chômage et d’Assurance maladie.

Possibilité d'augmenter la TVA + taxes sur la pollution ?

Accès aux soins

« Sécurité sociale intégrale » = remboursement à 100 % de toutes les dépenses de santé

Suppression des dépassements d’honoraires assortie d’une revalorisation de certaines rémunérations

 

Déserts médicaux : créer un corps de médecins généralistes fonctionnaires, rémunérés pendant leurs études, et salariés dans des centres gérés par l’État

Hôpital public : revenir sur la tarification à l’activité, les suppressions de lits et engager un plan pluriannuel de recrutement des différents personnels

Opposé au remboursement 100% (sur optique, dentaire, audioprothèse) pour ne pas entretenir, « la rente des fabricants » , mais rééquilibrage des tarifs.

Réduire les dépassements d'honoraire

 

Généralisation du tiers payant.

 

Déserts médicaux : créer une «mission nationale d’accès aux soins », créer une garantie service public universelle, qui pourra être opposée à toute fermeture d’établissements ou de services de santé de proximité (panier de services publics à moins de 30 minutes).

 

Hôpital public : revenir sur la tarification à l’activité, améliorer les CT en recrutant du personnel

Tiers-payant généralisable, et non généralisé, qui serait à la main des professionnels de santé

Progressivement, d’ici la fin du quinquennat, prise en charge à 100% des lunettes, des prothèses dentaires et des prothèses auditives

Exercice regroupé pour les professionnels de santé

Donner plus d’autonomie aux acteurs de santé

Favoriser la complémentarité et les partenariats entre l'hôpital et la médecine de ville

Hôpital : plafonner à 50% la tarification à l’activité et élargir les groupements hospitaliers de territoire (GHT) pour une meilleure organisation de l’offre de soins

Plan d’investissement dans l’hôpital et l’innovation médicale de 5 Md€

Complémentaire santé

Reprendre par l’assurance maladie obligatoire la part des dépenses de santé actuellement remboursées par l’assurance complémentaire

Les aides publiques servant à financer l’accès à ce type de couverture doivent bénéficier de façon égale aussi bien aux salariés du secteur privé, qu’aux fonctionnaires, retraités, étudiants et chômeurs de longue durée.

Travail commun à engager entre les régimes obligatoires et complémentaires pour parvenir « à une meilleure régulation de ces marchés »

Afin de diminuer les restes à charge sans augmenter les cotisations, il faut davantage de concurrence et de transparence en matière de complémentaire santé

Prévention

Reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle

 

Plan national de santé au travail s’appuyant notamment sur un réseau renforcé de médecine du travail (qui serait intégrée au service public de santé)

 

Bannir les pesticides nuisibles et les OGM

 

Légalisation et encadrement de la commercialisation du cannabis

 

Lutte contre les maladies chroniques liées à l’alimentation

Actions de prévention et d’éducation à la santé au sein des établissements scolaires.
Lutter contre les conséquences sanitaires du mal logement

Reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle

 

Santé au travail

 

Lutte contre l’alcoolisme, le tabagisme, les effets des pesticides ou les perturbateurs endocriniens

 

Création d’un grand plan national « sport et santé»

 

Légalisation et encadrement de la commercialisation du cannabis

Réorienter le système de santé vers davantage de prévention

Maintien de l'autonomie

Handicap : Objectif « 0 obstacles », titulariser AESH, augmenter l'AAH au niveau du smic pour les personnes qui sont dans l’incapacité totale de travailler

 

Perte d’autonomie : garantir un reste à charge de 500 /mois pour les personnes en établissement, et augmenter de 50 % l’Allocation Personnalisée Autonomie pour les personnes restant à domicile
Développer un réseau public de maisons de retraite avec des tarifs harmonisés et accessibles, ainsi que la création de 50 000 places en EHPAD
Former, qualifier et recruter environ 100 000 personnes dans les métiers de la prise en charge de la perte d’autonomie

Création de places dans les EHPAD publics, mais aussi dans les EHPAD créés par l’économie sociale et solidaire

 

Financement : intégration obligatoire d’une « assurance dépendance » dans les complémentaires santé et prévoyance, comme le font déjà certaines mutuelles.

 

 

Publié le 14/03/2017 - 18:35  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Protection sociale et couverture maladie - par Severine Vernet

Une contribution de Séverine Vernet (élue FSU au CHSCT académique)

Protection Sociale : la couverture maladie
1. La Sécurité Sociale
La Sécurité sociale est une composante essentielle du système de protection sociale. Ce dernier repose sur des principes de solidarité et d’universalité qui visent à garantir à chacun et chacune une protection financière contre les aléas de la vie.
Notre modèle de protection sociale offre à chaque assuré une prise en charge financière partielle des soins de santé et un revenu de remplacement, notamment en cas de maladie. Il est fondé sur la solidarité entre malades et non malades : les cotisations (ou la CSG) sont proportionnelles aux revenus mais les prestations sont fournies en fonction des besoins des individus.
Si aujourd'hui, la Sécurité sociale rembourse assez bien les ALD et les dépenses hospitalières, elle ne couvre plus qu'en moyenne 50 % des soins courants (et encore moins pour l'optique, les soins dentaires ou les audio-prothèses).
L'augmentation du « reste à charge » des patients a rendu de plus en plus indispensable le recours à une complémentaire santé (96% de la population est couverte par une complémentaire). Mais nous assistons à un glissement d'un système de moins en moins solidaire et mutualisé (la Sécu) vers un système de plus en plus inégalitaire et segmenté (les complémentaires santé).
Les dépenses :
Elles s’élèveront à 487,4 milliards d’euros en 2017. La branche maladie : près de 160 milliards d’euros de prestations ont été versés en 2015. Les dépenses totales de santé représentaient 11% du PIB en 2015.
Les dépenses augmentent plus fortement que les recettes et donc déficit.
Les recettes :
Les cotisations sociales représentent 57% des recettes du régime général. Une part de ces cotisations est à la charge des entreprises, l’autre à la charge des salariés.
La CSG représente près de 20% des recettes de la Sécurité sociale. Le taux varie : 7,5% pour les salariés, 6,2% pour les demandeurs d’emploi et 6,6% pour les retraités. Un taux réduit ou une exonération est appliquée pour les retraités, les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires d’une pension d’invalidité dont les revenus sont inférieurs à certains plafonds.
Autres contributions, impôts et taxes qui financent la Sécurité sociale : par exemple, le prélèvement social perçu sur les revenus du patrimoine et les produits de placement, les taxes sur les tabacs, les alcools, les produits pharmaceutiques ou encore les prélèvements sur les jeux et les paris.

2. La Complémentaire Santé : La mutualisation des risques, au cœur de la solidarité
La complémentaire santé comprend trois familles : les mutuelles à but non-lucratif avec un fonctionnement démocratique ; les institutions de prévoyance, gérées par les partenaires sociaux, également à but non lucratif ; les sociétés d’assurances, à but lucratif et gérées par des actionnaires.
Par principe, l’activité d’assurance tend à ce que les cotisations payées soient fixées en cohérence avec les risques couverts et les garanties offertes. Appliqué à la santé, cela pourrait signifier que seuls les jeunes, les bien-portants, auraient droit à une couverture complémentaire accessible, du fait, en général, d’un moindre recours aux soins. On parle de « segmentation », lorsqu’un opérateur choisit de créer autant d’offres qu’il existe de catégories au sein de la population, segmentation qui va à l’encontre des mécanismes de solidarité intergénérationnelle
En revanche, les organismes qui créent des espaces de solidarité entre les bien-portants et les malades, les plus jeunes et les plus âgés, les célibataires et les familles nombreuses appliquent un principe dit de « mutualisation des risques ».
Les différents opérateurs (mutuelles, instituts de prévoyance, sociétés d'assurance privées) évoluent dans un univers extrêmement concurrentiel qui ne mutualise pas les risques mais au contraire les segmente. Cette concurrence provoque un mouvement de concentration qui n'épargne pas les mutuelles.
Suite à l'ANI (accord national interprofessionnel) de 2013, la complémentaire d'entreprise est obligatoire depuis le 1er janvier 2016 pour les salariés du privé : financée par l'employeur à hauteur d'au moins 50 %, elle bénéficie d'aides publiques importantes (5 à 6 milliards d'euros).
Pourtant, ces complémentaires assurent des couvertures très différentes selon la taille de l'entreprise, son secteur d'activité et les catégories de salariés.

Par ailleurs, en partant à la retraite, le salarié perd le bénéfice de la complémentaire d'entreprise et doit chercher un contrat individuel dont le coût est bien plus élevé. En éliminant les « mauvais risques » (population plus âgée), cette pratique permet de réduire les tarifs pour les actifs mais elle traduit une bien curieuse conception de la solidarité intergénérationnelle.
Même les mutuelles sont amenées, pour survivre, à adopter les pratiques de leurs concurrents (cotisation modulée selon l'âge et le niveau de prestations dans le cadre d'une offre diversifiée) et à tourner progressivement le dos aux valeurs mutualistes qui fondaient leur existence...
Le référencement (circulaire de la DGAFP de juin 2016, mise en œuvre au 1er juillet 2017):
La seconde phase de référencement dans la Fonction publique d’État ne peut qu'inquiéter. Elle vise à « casser les monopoles » et imposer la libre concurrence. Le choix fait par certains ministères de référencer plusieurs opérateurs à la fois et de multiplier les « options » conduit à une moindre mutualisation des risques, à une régression des droits et à une fragilisation des mutuelles. Répondant favorablement à une injonction de la DGAFP, tous les ministères (sauf celui des finances) ont ainsi exclu la couverture de la perte d’autonomie des offres référencées. La couverture en option du risque de perte d’autonomie sera donc considérablement plus coûteuse. Découplage assurance santé et volet « prévoyance ».

3. Contexte politique de la campagne présidentielle
Diverses propositions émergent :
une assurance santé plus égalitaire sur le modèle d'une Sécurité Sociale à 100%, qui prendrait donc en charge l'intégralité des soins médicaux prescrits. Serait alors réduite ou supprimée la part des mutuelles dans le remboursement et leur rôle serait alors centré sur des missions de prévention et d'offres de soins ;
des niveaux et des modalités de financement qui divergent (contribution par l'impôt vs cotisations sociales) ;
des visions différentes de l'organisation du système de soins dans le pays (médecine de ville / hôpital) ;
sur les tarifs (dépassements d'honoraires, prix des médicaments...).

4. De l'urgente nécessité à intervenir dans le débat public
Le SNES et la FSU ont un mandat de reconquête d'une sécurité sociale de haut niveau, ce qui suppose de mobiliser des recettes supplémentaires dans le cadre d'une autre politique de l'emploi, des salaires et de redistribution des richesses.
Dans ce cadre, ils se sont prononcés depuis plusieurs congrès en faveur d'une politique ambitieuse de santé publique visant notamment à développer la prévention à tous les âges de la vie avec un budget conséquent, à revenir sur les régressions imposées (déremboursements, franchises, forfait hospitalier) et à couvrir tous les besoins en tendant vers un taux de remboursement de 100 % des soins médicaux prescrits.

Publié le 14/03/2017 - 18:30  Prévisualiser  Imprimer l'article 

La place d'Ibrahima est au lycée ! - par Webmaster

La place d'Ibrahima est au lycée !

Ibrahima, jeune Guinéen et lycéen à St Exupéry est au CRA du Canet depuis le 22 février. Ses camarades et tout le personnel du lycée se mobilisent pour demander sa libération et sa régularisation. Il devrait, selon les accords de Dublin, être renvoyé en Italie, premier pays européen par lequel il est entré. Mais parce qu'il est Guinéen il parle très bien français, a commencé une scolarité ici, s'est fait des amis ici, et veut vivre ici !

Sa place est au lycée, pas en rétention !

Signez et faites signer la pétition demandant sa libération  : http://resf.info/P3159

Faites tourner l'appel à rassemblement de tous ses soutiens demain

Rassemblement devant la Préfecture à 12h30 lundi 13 Mars + Demande d’ audience

Publié le 10/03/2017 - 20:44  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Enseigner par compétences ? , vidéo de la conférence - par Alain Barlatier

Une conférence organisée par le SNESup de l'ESPE d'Aix-Marseille et la FSU13 
sur la question de l'approche par compétences en matière de formation des maîtres. 

Samuel Joshua professeur émérite en sciences de l'éducation et Frédéric Saujat professeur d'université à l'ESPE 
interviennent sur le sujet. 

Avec la participation du SNEP, du SNES et du SNUipp-FSU .
 
À suivre sur le lien suivant : 
 
Publié le 08/03/2017 - 18:05  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Pour un plan d’urgence de l’éducation à Marseille - par Intersyndicale Bouches du Rhône

Pour un plan d’urgence de l’éducation à Marseille 
Ensemble, agents de l’Education Nationale, élèves, familles, fédérations et associations de parents d’élèves, citoyens... Signons l’appel pour un plan d’urgence de l’éducation à Marseille, pour un vrai service public d’éducation dans nos territoires, pour un classement en éducation prioritaire qui s’étende de la maternelle au lycée et lycée professionnel.
Pour être signataire :
par mail appel.education.marseille@gmail.com ou sur Facebook
Notre académie compte vingt-neuf réseaux REP et trente-trois réseaux REP + qui concernent des écoles et des collèges. Dix-sept Lycées Professionnels et trois Lycées Généraux et Technologiques bénéficiaient d’un classement en Education Prioritaire. A ces établissements s’ajoutent ceux qui devraient bénéficier d’un classement compte tenu de leur situation objective au plan de la difficulté scolaire et sociale des publics qu’ils accueillent. Cette situation n’est pas le fait d’un privilège, mais la conséquence d’une situation particulière, marquée par une forte incidence de la difficulté sociale et scolaire dans nos territoires. En particulier dans la ville de Marseille et le département des Bouches du Rhône.
Un plan d’urgence pour l’éducation à Marseille !
A elle seule, Marseille représente le tiers des élèves de la région PACA. La majorité des jeunes scolarisés vit dans les quartiers défavorisés de la ville. Dans ces quartiers, Marseille manque de tout : d’écoles, de collèges, de lycées, d’infrastructures sportives et culturelles, etc. Alors que les familles les plus favorisées font très largement le choix du privé (plus de 40 % des collégiens scolarisés dans le privé sur le Centre et le Sud de la ville), les trois collectivités territoriales concernées (municipalité, conseil général et région) continuent d’insulter l’avenir en maintenant un système scolaire marseillais ségrégatif et sous-calibré.
Une récente enquête de l’INSEE montre que Marseille connaît une augmentation démographique qui se soldera dans 10 ans par 4000 collégiens de plus à scolariser, l’équivalent de huit collèges nouveaux. Où en est la prévision pour la construction de ces établissements ? Où sont les écoles publiques dans ces quartiers où l’on construit tant de logements neufs ? Où en est-on de la rénovation des écoles vétustes ? Le nouveau Lycée de Saint-Mitre dans le XIIIe arrondissement suffira-t-il à répondre aux besoins alors que plus de 60 000 habitants vivent dans l’arrondissement limitrophe, le XIVe, sans aucun lycée public ? Quelles sont les politiques publiques, y compris de la part de l’Etat, pour contrer l’entre soi et le consumérisme scolaire et rétablir la mixité sociale dont nos établissements ont tant besoin ? Où sont les dispositifs de médiation urbaine pour prévenir les dramatiques actes de violence dont sont victimes régulièrement nos jeunes ? Où en est le service de la médecine scolaire et le service social aux élèves dans la grande ville la plus pauvre de France, où 25 % de la population vit avec des revenus inférieurs aux minimas sociaux déjà bien maigres.Cette situation justifie la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour l’éducation à Marseille.
Une carte élargie des Lycées et LP en éducation prioritaire !
Mais au-delà de la ville de Marseille, il y a urgence à mettre en œuvre un politique ambitieuse de réduction des inégalités scolaires favorisant la réussite de toutes et tous jusqu’au lycée général, technologique et professionnel.Face à la mobilisation des personnels qui se poursuit depuis l’automne, alors que la ministre a reconnu ouvertement la nécessité d’un dispositif incluant les lycées et LP, visant notamment à une réduction significative des effectifs, le chantier du classement ZEP des lycées continue d’être remis à un prochain quinquennat.
Les services du ministère de l’éducation doivent d’urgence élaborer et publier une carte élargie des lycées professionnels, généraux et technologiques en Education prioritaire sur la base de critères nationaux transparents.
C’est ce qu’expriment fortement les personnels des établissements concernés de Marseille et des Bouches du Rhône, mobilisés fortement depuis le 17 novembre dernier, et qui exigent toujours le classement de leurs établissements en éducation prioritaire.
Pour un service public d’éducation ambitieux dans ses objectifs et dans ses moyens dans tous nos territoires
Plus généralement encore, c’est la question éducative dans son ensemble que nous entendons poser pour tous nos territoires. Elle exige une politique ambitieuse de réduction des inégalités dans tous les établissements et à tous les niveaux de la formation, de la maternelle jusqu’au lycée. Le dernier rapport du CNESCO rappelle à raison que c’est notamment l’insuffisance des moyens effectivement consacrés à la réduction significative des effectifs dans les classes qui explique la forte incidence des inégalités scolaires dans notre pays. L’Education doit être une priorité de tous, Etat et collectivités territoriales. Les besoins sont partout criants et les moyens insuffisants. Il est temps d’y répondre.
Nous appelons à :
L’élaboration sans délais d’une carte élargie de l’éducation prioritaire incluant les lycées et LP.
Des politiques éducatives et de sectorisation qui renforcent le système éducatif public, gratuit et laïque, face à la concurrence déloyale de l’enseignement privé
Une véritable priorité à l’éducation en matière de budget, de rémunération et de formation
L’arrêt de la casse du service public de l’orientation et son renforcement.
Un temps scolaire plus important dédié aux apprentissages pour les élèves de l’éducation prioritaire
L’allocation de subventions publiques des collectivités territoriales plus généreuses aux associations laïques proposant du soutien scolaire aux familles

Pour Marseille :
La programmation d’ouvertures d’écoles publiques en nombre suffisant dans les quartiers et territoires en expansion démographique ou sous dotés, notamment les quartiers du IIe et IIIe arrondissement.
La construction de plusieurs collèges publics sur l’aire marseillaise, dotés des emplois afférents
La rénovation des écoles insalubres et un plan d’équipement et de modernisation pour une école du XXI° siècle
La construction d’équipements sportifs et de piscines accessibles aux élèves dans tous les quartiers de la ville
L’enrichissement réel, sans redéploiement, de l’offre de formation générale, professionnelle et technologique initiale dans les lycées des quartiers Nord et Est de la ville pour permettre l’accès aux qualifications pour les garçons et les filles de ces quartiers
Le développement du transport scolaire urbain facilitant le déplacement des lycéens et des étudiants vers les établissements scolaires
la redéfinition de la sectorisation des collèges et des lycées afin de rétablir la mixité sociale dans tous les établissements

Premiers signataires :
Emmanuel Arvois, enseignant syndicaliste CGT’Educ’Action, Alain Beitone, professeur honoraire de classe préparatoire au Lycée Thiers, Claire Billès, enseignante syndicaliste SNUipp-FSU, Paul Bouffartigue, sociologue, LEST-CNRS et AMU, Mireille Constantin, assistante sociale, CGT’Educ’Action, Alain Fourest, mouvement associatif LDH, Lina Fournier, lycéenne, syndicaliste UNL, Pierre-Marie Ganozzi, enseignant syndicaliste FSU, Séverine Gil, parent d’élèves, mouvement MPE 13, Vincent Gomez, enseignant syndicaliste, UNSA PACA Gilles Graber, enseignant syndicaliste SGEN CFDT, Robert Guédiguian, cinéaste, réalisateur
Patrice Kantarjian, syndicaliste, Collectif Services Publics UD CGT 13 Gérard Leydet, historien PROMEMOCharlotte Magri, lanceure d’alertePhilippe Langevin, universitaire, ancien Président du Conseil Départemental de ConcertationRichard Martin, directeur du Théâtre Toursky,Freddy Mika, Directeur d'école, FSULaurent Mucchielli, universitaire, LAMES-CNRS, MMHSHélène Ohresser, enseignante syndicaliste, SUD EducationGérard Perrier, écrivain, Université Populaire Républicaine de MarseilleHugo Pierson, étudiant, UNEF Aix-MarseillePascal Pons, enseignant syndicaliste CGT’Educ’Action, Collectif des écoles de la Castellane,Philippe Pujol, journaliste, essayiste,Frédéric Saujat, universitaire ESPE AMU,Andjelko Svrdlin, enseignant syndicaliste SNEP-FSU, Laurent Tramoni, enseignant syndicaliste SNES-FSU,Julien Villevieille, enseignant, militant mutualiste,Michel Vincent, parent d’élève FCPE PACA
Mais aussi :
Magali Bailleul, Alain Barlatier, Jean-Paul Beauquier, Caroline Chevé, Jean-Marc Coppola, Josiane Dragoni, Richard Ghis, Samy Joshua, Jacques Lerichomme, Annie Levy-Mozziconacci, Samia Ghali, Patrick Menucci, Christophe Masse ...
La page Facebook de l’appel
Pour signer l’appel : appel.education.marseille@gmail.com
La page facebook de l’appel : http://www.facebook.com/UrgenceEducationMarseille/

 

Publié le 06/03/2017 - 21:12  Prévisualiser  Imprimer l'article 

le 8 mars, toutes et tous mobilisé-es pour le droit des femmes - par odile Lhéritier

8 mars, journée de lutte pour l'égalité pour faire entendre la voix des femmes.

Le 8 mars, c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. En 2017, la mobilisation est plus que jamais nécessaire, face à ceux qui veulent remettre en cause ces droits et libertés. Dans la continuité des actions mettant en lumière les inégalités salariales ainsi que les mobilisations pour les droits des femmes et contre les régressions (notamment en Pologne, en Amérique du Sud, aux États-Unis…), le 8 mars doit permettre de demander ce que nous voulons pour atteindre l'égalité réelle.
La fonction publique malgré ses statuts protecteurs n'échappe pas aux forts écarts de rémunérations entre les femmes et les hommes, à la présence du plafond de verre qui empêche les femmes d'accéder aux corps les mieux rémunérés. Elles subissent les temps partiels liés à la précarité ou à la double journée de travail vie professionnelle / vie familiale. La ségrégation professionnelle cantonne les femmes dans les postes les moins rémunérés et les moins reconnus. Nous devons demander à nos employeurs les bilans de situation comparée afin de surveiller l'évolution des carrières des femmes comparée à celles des hommes.
Les restrictions budgétaires dans les services publics touchent les femmes à double titre, en tant que salariées et usagères de ces services. Elles subissent davantage les régressions de la protection sociale car elles prennent le plus souvent en charge les enfants et les personnes dépendantes.
La FSU 13 appelle à participer aux deux manifestations organisées sur Marseille et à celle d'Aix en Provence.
Les rendez-vous du 08 mars sur Marseille
11h30 Rassemblement intersyndical devant le MEDEF, place Général de Gaulle
15h40* Manifestation avec les associations féministes départ des Réformés simultanément avec la manifestation parisienne.
Le rendez-vous unitaire du 08 mars à Aix en Provence 17h Place de la Mairie

* Pourquoi 15h40 ? : c'est l'heure à laquelle les femmes arrêtent d'être payées chaque jour(sur la base d'une journée standard), elle sont payées 26% de moins que les hommes, elles sont 30% à travailler à temps partiel, elles sont concentrées dans des métiers dévalorisés et touchant moins de prime et d'heures sup.

Publié le 05/03/2017 - 16:44  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Solidarité avec les migrants - par FSU13

Le 21 Mars, dans la rue contre le racisme.
Les migrant-es sont l’objet d’échanges et de dé­bats nauséabonds depuis plusieurs mois, avec une violence dans l’expression des propos dé­sormais sans limite. Alors que ces personnes fuient la misère et la guerre, des voix s’élèvent pour exprimer le rejet de l’autre, de l’étranger, ces voix hurlent et vocifèrent des slogans hai­neux : en France, c’est le FN qui veut exclure les enfants étrangers de l’école publique.
En PACA, les élus du Conseil Régional, confortés par les politiques des gouverne­ments successifs, se sont situés dans le droit fil de cette stratégie en adoptant à l'unanimité une motion contre l’accueil des migrants dans la région.
Face à l’effroyable réalité de près de 4 000 morts en Méditerranée en 2016 auxquels s’ajoutent ceux des années précédentes, peut-on admettre que notre pays ne soit plus en capacité de proposer des ré­ponses adaptées avec dignité ?
Les campagnes électorales ne doivent pas être le cadre de surenchères racistes et xénophobes.
Le mardi 21 Mars, journée internationale contre le racisme, doit résonner partout dans le monde pour affirmer un autre discours !
La FSU13 sera dans la rue ce jour là, à 18h sur le Vieux Port avec le « Collectif solidarité migrants PACA ».
Publié le 04/03/2017 - 15:37  Prévisualiser  Imprimer l'article 

un million d'emplois pour le climat - par A Barlatier

Urgence climatique, urgence sociale !
Pour y faire face, un défi à relever : créer un million d'emplois pour le climat.
Venez en débattre le jeudi 30 mars, Salle Canopé, 31 Boulevard d'Athènes, 13001 Marseille
de 19 h à 21 h (accueil à partir de 18 h 30, buvette et restauration possibles)
Des syndicats, des associations environnementales, sociales et d'éducation populaire, réunis au niveau national au sein de la Plateforme Emplois-Climat ont publié un rapport (http://emplois-climat.fr/menu-campagne/le-rapport/) et lancé une campagne afin d'accélérer la transition écologique tout en répondant à la question de l'emploi. Il est urgent de concilier justice climatique et justice sociale !
Localement, plusieurs associations et syndicats (1) dont la FSU13 ont également décidé de relever le défi et proposent de réunir des membres de la plateforme nationale et des acteurs locaux de la transition écologique et de l'emploi.
Nous vous attendons nombreux.

(1) Alternatiba, Amis de la terre, Attac, Collectif climat du pays d'Aix, Ecopolénergie, Enercoop, Energie partagée, FSU13, LDH, Solidaires, ...

Publié le 04/03/2017 - 15:08  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Marine Le Pen tombe le masque ! - par FSU Nationale

Marine Le Pen tombe le masque !
mardi 28 février 2017

Les fonctionnaires qu’elle dit défendre ne sont visiblement pas en odeur de sainteté lorsqu’ils font la preuve de leur indépendance, de leur intégrité et de leur sérieux professionnel dès lors qu’ils touchent aux affaires du Front National…
En effet, dans son discours à Nantes le 26 février, Madame Le Pen les a ni plus ni moins menacés : « Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection. Mais ses fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales. Ils mettent en jeu leur propre responsabilité. L’État que nous voulons sera patriote ».
Non, Mme Le Pen, les « méthodes » définies par la loi ne sont pas « illégales ». Et donc la « responsabilité » des agents ne peut pas être engagée. Sauf à imaginer qu’une fois au pouvoir vous changiez le droit pour des arrangements particuliers en votre faveur...
Voilà une belle leçon de chose sur le statut de la Fonction publique. Car c’est bien le statut des agents de la Fonction publique qui aujourd’hui protège les agents comme les usagers de telles dérives autoritaires. La protection offerte aux fonctionnaires, contre les obligations de responsabilité, d’objectivité, d’impartialité et de neutralité auxquelles ils sont soumis, est essentielle pour offrir des services de qualité, justes, en dehors de toutes pressions ou de tous lobbyings.
Ce discours de la représentante du Front National signifie-t-il que s’il arrivait au pouvoir, les « règles » de fonctionnement, c’est à dire la loi serait changées ? Que les fonctionnaires seraient soumis à l’arbitraire ? Qu’ils pourraient être sanctionnés s’ils continuaient à faire bien leur travail ?
Cela mérite réflexion….

Publié le 28/02/2017 - 20:35  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Actions pour le 08 Mars (journée internationale pour les droits des femmes) - par FSU et FSU13

Elles étaient plus de 300 000 à manifester en Pologne pour le droit à l'avortement
Elles étaient en grève en Islande pour obtenir l'égalité des salaires
Elles étaient en grève en Argentine contre les violences
Elles se sont mobilisées contre Donald Trump aux Etats-Unis
En France, elles étaient des dizaines de milliers à manifester contre la loi El Khomri, puis dans l'action le 7 novembre dernier à 16h34 pour l'égalité salariale et partout, elles continuent à se battre pour leurs conditions de travail.
Nous appelons à l'action et à la grève pour les droits des femmes le 8 mars !
La journée du 8 mars ne se « fête » pas par un cadeau ou une distribution de fleurs sur le lieu de travail. Journée internationale pour les droits des femmes, elle est une journée de lutte pour l'égalité.
En 2017, le contexte politique, social et économique international comme national n'offre pas de répit pour tout-es celles et ceux qui œuvrent à plus d'égalité et de justice sociale. La banalisation des idées d'extrêmes droites, la montée des conservateurs dans les élections (aux Etats-Unis, dans différents pays Européens notamment) sont des signes inquiétants pour les droits des femmes, pour les droits des populations qui fuient les guerres, la tyrannie, l'homophobie ou tout simplement la misère.
En France, le contexte social et politique avec les dernières lois (Travail, Macron, Rebsamen...), la répression du mouvement social, comme la banalisation des idées de l'extrême droite obligent nos organisations syndicales et féministes à s'allier pour contrer pied à pied leur propagande mensongère et les reculs sociaux pour les salarié-es, chomeurs/ses, précaires, étudiant-es et retraité-es.
L'égalité entre les femmes et les hommes est pour nous incontournable parce qu'elle participe du progrès social. Laisser perdurer les inégalités entre les femmes et les hommes et s'exercer les violences contre les femmes, c'est porter une responsabilité sur le fait que les idées rétrogrades et les partis qui les portent progressent. Des mesures ambitieuses avec des moyens dédiés doivent être mis en œuvre de façon urgente. Des mobilisations d'ampleur, combatives et solidaires nous permettront de les imposer.
En 2017, nous voulons que cessent enfin les inégalités au travail, en termes de salaires, d'accès à l'emploi, de carrière, de temps de travail. Nous voulons l'égalité salariale et la revalorisation des salaires dans les métiers à prédominance féminine.
En 2017, nous voulons que soit garanti le droit d'accès à l'avortement, à la contraception dont la légitimité est sans cesse remise en cause. Nous voulons un égal accès à la santé et aux services publics garants d'une égalité de traitement pour toutes et tous.
En 2017, nous voulons que cessent les violences sexuelles et sexistes à l'encontre des femmes : au travail, dans l'espace public comme à la maison. 
En 2017 nous voulons des politiques volontaristes contre les stéréotypes de genre : à l'école, dans les médias, dans la vie publique et privée.
En 2017 nous voulons le partage des tâches domestiques et des services publics de prise en charge de la petite enfance et des personnes âgées dépendantes
Les femmes sont toujours payées en moyenne un quart en moins que les hommes. Ceci signifie donc que chaque jour, elles travaillent gratuitement à partir de 15h40.
Aussi, nous appelons à faire du 8 mars 2017 une journée d'actions et de grèves pour les droits des femmes.
Pour refuser le travail gratuit et exiger l’égalité professionnelle, nous appelons à des arrêts de travail à 15h40 dans toute la France et sur tous les lieux de travail.
Montrons que nos luttes sont des conditions nécessaires et indispensables pour l’émancipation des femmes et des peuples. Et montrons que nous devons toutes et tous rester solidaires, vigilantes et combatives pour renforcer nos acquis et obtenir de nouveaux droits.
Le 8 mars
à 
- 11h30 : rassemblement devant le Medef (rassemblement syndical)
- 15h40 : manif au départ des Réformés (associations et syndicats)
Toutes et tous dans l'action !

Publié le 26/02/2017 - 16:52  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Conférence débat : formation des maîtres - par Snesup (FSU supérieur)

Le Snesup (section de l’Espé de l’université d’Aix-Marseille)  et les syndicats de la FSU (snes, snuipp, snep…) organisent une conférence/débat sur le site de l’Espé d’Aix le mardi 7 mars (17 h 30-19 h 15) :
L’approche par compétences et la formation des maîtres.
Conférence débat animée par Samuel Johsua et Frédéric Saujat
Samuel Johsua, physicien de formation, est professeur émérite en sciences de l’éducation. Élu Front de gauche au sein du conseil municipal de la mairie des 13e et 14e arrondissement. Il anime sur Mediapart un blog personnel : https://blogs.mediapart.fr/samy-johsua/blog
Pour en savoir plus, par exemple : http://www.preavis.org/breche-numerique/article2334.html
Frédéric Saujat est professeur des universités en sciences de l’éducation, chercheur au sein de l’équipe ERGAPE du laboratoire ADEF et enseigne au sein de l’ESPÉ de l’université d’Aix-Marseille.
Pour en savoir plus : http://www.snuipp.fr/Frederic-Saujat-LE-POUVOIR-D-AGIR ou
http://ife.ens-lyon.fr/manifestations/2010-2011/metier-enseignant
Mardi 7 mars 2017 17 h 30 -19 h 15
ESPE Site d’Aix Grand Amphi 2, Avenue Jules Isaac, Aix en Provence

Publié le 26/02/2017 - 15:00  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Résultats encourageants pour la FSU Pôle emploi - par SNU - FSU Pôle emploi

Résultats encourageants pour la FSU Pôle emploi (SNU)

Le cycle des élections professionnelles CE et DP, qui concerne tous les agents de Pôle Emploi, vient de prendre fin avec la proclamation des résultats électoraux en PACA le 08 février 2017. 
Au niveau national, le SNU conserve la troisième place des organisations syndicales avec 16,36% des voix, derrière la CFDT et FO.
En PACA, nous occupons aussi la troisième place derrière FO et la CGT, mais ces résultats sont très encourageants car nous avons progressé en passant de la 5ème place à la troisième. L'investissement du SNU PACA dans les Activités Sociales et Culturelles, ainsi que dans le Comité d'Etablissement semble avoir été reconnu par les agents de Pôle Emploi au regard des résultats. En effet, il faut noter que sur la dernière mandature (les 3 années écoulées), le SNU PACA était lié dans une majorité de gestion avec FO et la CGT, et que ces trois mêmes organisations ont été élus en tête des élections professionnelles de PACA. Le positionnement du SNU PACA a toujours été clair, nous sommes force de proposition mais aussi d'opposition si nécessaire. Le SNU PACA défend et lutte pour tous les agents de Pôle Emploi PACA afin d'obtenir de meilleures conditions de travail pour les salariés et un meilleur accès au Service Public de l'Emploi pour les usagers.
Ainsi, le SNU PACA, avec 14.21% des suffrages, a progressé en trois ans de près de 2 points et compte désormais 12 élus dans ces instances représentatives du personnel (titulaires et suppléants) permettant de reconduire une majorité de gestion similaire (SNU, FO et CGT) pour poursuivre les travaux entrepris en PACA.
Nous notons par ces résultats que les organisations syndicales dites "contestataires" à Pôle Emploi qui sont dans la lutte contre les projets de la Direction Générale sont placées aux trois premières places, ce qui est une grande victoire pour le syndicalisme que nous défendons.
Le 28 février prochain les élections CPLU qui concernent uniquement les agents de Statut Public à Pôle Emploi PACA (soit 300 agents environ sur 4000 agents PACA) auront lieux, nous restons donc dans l'attente de ces résultats.
Au mois d'avril, le renouvellement du CHSCT aura lieu. C'est une élection qui se fait au suffrage indirect (car le CHSCT est élu par les membres du CE et DP) nous pouvons déjà nous projeter car compte tenu de nos résultats aux élections professionnelles nous devrions obtenir 2 sièges.
C'est un début d'année chargé en évènement pour le SNU Pôle Emploi PACA...

Publié le 24/02/2017 - 09:37  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Printemps du film engagé - par Webmaster

Printemps du film engagé 
Publié le 17/02/2017 - 19:55  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Avec Théo... - par FSU-Nationale

Avec Théo et les autres victimes,
A Paris, samedi 18, place de la République
A l’initiative des organisations suivantes : Cran, Ligue des droits de l’Homme, MRAP, Sos racisme, Cgt et Fsu.
Les faits qui se sont produits à Aulnay-sous-Bois sont graves.
Le déni par les autorités policières, les déclarations racistes qui en ont suivi sont inacceptables. Inacceptables pour les premiers visés, qui supportent quotidiennement des contrôles dont chacun sait qu’ils n’ont qu’un très lointain rapport avec la réalité de la délinquance.
Inacceptables pour toutes celles et ceux qui souhaitent bénéficier d’une police respectueuse des personnes et de leurs droits, garantes des libertés et de la sécurité publique.
Inacceptables, enfin, pour la police elle-même dont l’honneur est entaché par ces comportements.
Lorsque des agents ayant autorité outrepassent leurs droits et violent ceux des autres ils menacent le pacte républicain qu’ils sont chargés de défendre.
Les faits qui se sont déroulés à Aulnay sont d'une exceptionnelle gravité. Mais ils sont loin d’être isolés. Il est temps d’y porter un coup d’arrêt, temps de réaliser qu’au-delà des faits incriminés, c’est l’ordre public lui-même qui est mis en cause, et avec lui, la sécurité de toutes et tous.
Nous rappelons avec force que la loi puise sa force dans le fait qu’elle vaut pour tous et que la République n’a d’avenir que dans le respect de sa devise.
C’est pourquoi nous appelons toutes celles et ceux qui ont à cœur les valeurs d'humanité, toutes celles et ceux qui veulent opposer l’égalité et la fraternité au racisme et au mépris social, toutes celles et ceux qui jugent urgent de rétablir la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre, à organiser des rassemblements largement unitaires de solidarité et de protestations  le samedi 18 février en soutien à Théo, contre des dérives policières auxquelles il faut porter un coup d’arrêt.
Nous appelons le gouvernement à prendre la mesure de la gravité des événements et à prendre en compte les propositions portées par la société civile en matière de lutte contre le racisme et de sécurité publique

Publié le 15/02/2017 - 15:50  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Pour l'amélioraton des conditions de vie des retraités ! - par Intersyndicale nationale

Communiqué intersyndical retraités 

La question de l’amélioration des conditions de vie des retraité(e)s est, aujourd’hui, la grande absente des débats politiques et donc des médias.
Pour ne pas se résigner à cette invisibilité, le groupe des 9 a organisé, le 13 janvier au CESE à Paris, un colloque qui a réuni 300 de ses militants. 
Deux tables rondes ont abordé les thèmes :
Les retraités dans la société avec la participation de Bernard ENNUYER (sociologue).
Pouvoir d’achat et autonomie avec la participation de Guillaume DUVAL (journaliste et économiste).
Les différentes interventions des organisateurs et les débats avec et dans la salle ont fait ressortir nos engagements communs :
Faire progresser le niveau de vie de l’ensemble des retraités au même rythme que celui des actifs (indexation des pensions sur l’évolution du salaire moyen), demander à ce qu’aucune retraite pour une carrière complète ne soit en dessous du SMIC et que le montant des retraites, lors de la liquidation, soit dans la continuité du salaire.
Assurer une protection sociale solidaire en renforçant la Sécurité Sociale et, ainsi, réduire les restes à charge pour développer l’accès aux soins.
Nous nous félicitons de la tenue de ce colloque qui a permis de renforcer notre unité autour de la plateforme revendicative du groupe des 9.
Pour développer encore notre action :
Nous encourageons l’idée de tenir localement des initiatives analogues, de façon la plus large possible.
Nous lançons un grand questionnaire dont les objectifs sont d’approfondir nos liens avec les retraité(e)s et de préciser nos revendications. 
Et nous appelons à faire du 30 Mars une grande journée nationale de mobilisation et d’action.

Ainsi, nous poursuivons notre but commun : la défense et l’amélioration des retraites et des conditions de vie des retraité(e)s !
François Thiéry-Cherrier (UCR-CGT, 263, rue de Paris, 93515 Montreuil cedex)
Didier Hotte (UCR-FO, 141, avenue du Maine, 75680 Paris cedex 14)
Jacqueline Valli (UNAR-CFTC, 128, avenue Jean Jaurès, 93697 Pantin cedex)
Daniel Delabarre (UNIR CFE-CGC, 59, rue du Rocher, 75008 Paris)
Marylène Cahouet (FSU, 104, rue Romain Rolland, 93260 Les Lilas)
Gérard Gourguechon (UNIRS-Solidaires, 144, boulevard de la Villette, 75019 Paris)
Michel Salingue (FGR-FP, 20, rue Vignon, 75009 Paris)
Francisco Garcia (Ensemble & Solidaires - UNRPA, 47 bis, rue Kléber, 93400 St Ouen)
Jacques Sanchez (LSR, 263, rue de Paris, 93515 Montreuil)

Publié le 11/02/2017 - 12:35  Prévisualiser  Imprimer l'article 

- par Webmaster

Agenda Militant :

  • Jeudi 09 Février : 18H : Rassemblement contre le délit de solidarité (devant Préfecture)
  • Mardi 07 Mars : 17h30 : Conférence des syndicats FSU à l’ESPE Aix en Provence sur les modalités d’évaluations des élèves  
  • Mercredi 08 Mars : 11h30 : Rassemblement syndical devant le MEDEF pour l'égalité Hommes/ femmes
  •                                    15h45 : Manif aux Réformés (associations et syndicats) pour l'égalité H/F
  • Vendredi 17 Mars :     Stage intersyndical sur le Droit des étrangers en partenariat avec le RESF (Bourse Nédélec)
  • Mardi 21 Mars :         Manifestation de soutien et de solidarité aux Migrants (collectif PACA)
  • Mai  :     Fête du Vivre ensemble dans les 13e et 14e arrondissement + Fête de la Fraternité (théâtre Toursky)

 

Publié le 11/02/2017 - 11:05  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Solidarité avec les migrants dans les arrondissments 13/14 - par Webmaster

Solidarité avec les migrants dans les arrondissements 13/14

  

Suite à l'appel du SNUIPP-FSU Marseille 13/14, plusieurs enseignants et membres du personnel municipal, ont souhaité participer à la collecte de boîtes de chocolats. Des collègues les ont apportés aux réfugiés hébergés à l'AFPA du 13 ème, pensant que notre action se limiterait à une simple remise de chocolats qui serait l'occasion d'assurer les personnes hébergées de notre soutien. Or, ce moment s'est avéré bien plus intense que prévu. C'est pourquoi nous avons décidé de vous relater cette rencontre. D'une part pour partager avec vous cette émotion mais aussi pour transmettre les remerciements qu'ils ont adressés, à toutes les équipes.

 

Depuis l'an dernier des boîtes de chocolats sont apportées dans les écoles des 13eme et 14eme arrondissements. Le maire du 7ème secteur offre des chocolats aux équipes. Si, « à l’occasion d’événements traditionnels tels que notamment les fêtes de fin d’année, les fonctionnaires peuvent recevoir des cadeaux d’usage relevant de la courtoisie ou de l’hospitalité » de nombreux enseignants n’ont pas souhaité en bénéficier.

 

Ces quelques chocolats n’auraient pas réussi à leur faire avaler les propos du maire de secteur à leur encontre. Par exemple, lors du conseil d'arrondissement 13-14, du 14 Décembre 2015, il a tenu des propos qui sont pour eux inacceptables : « Et heureusement qu'il y a l'école privée, heureusement ! Qui effectivement est un endroit encore heureux dans lequel se réfugient bon nombre de familles, puisque dans l'école publique qui est dans cette Education qui n'a plus rien de Nationale, dans ces écoles où s'est introduite l'hyper violence, où se sont introduits tous les trafics et où l'enseignement ne peut plus se faire correctement, parce que les professeurs ne sont plus respectés. Encore faudrait-il, pour certains, qu'ils aient une attitude respectable ». Au conseil du 30 Mars 2016 il réitérait ses allégations.

 

Nous sommes des enseignants qui avons à cœur de respecter notre devoir de neutralité, mais nous ne pouvons tolérer qu'un élu de la République s'attaque ainsi à notre institution et aux enseignants de l'Ecole publique de la République. Contrairement à ce qu’affirme S. Ravier, nous ne sommes pas des militants politiques, mais des agents revendiquant l’idéal républicain constitutif de notre Ecole. Il devrait pouvoir comprendre la distance obligée que nous prenons et notre refus de tomber dans le piège de toute instrumentalisation politicienne de l’Ecole. C’est pour cela que nous avons été nombreux à vouloir donner ces boîtes de chocolats et à les apporter à des migrants hébergés à l’AFPA du 13eme.

 

Une dizaine de réfugiés (Soudanais du Sud et un Syrien) ainsi qu’un de ceux qui les accompagne depuis leur arrivée à l'AFPA et un délégué du personnel, étaient présents. Après les avoir remerciés de nous accueillir, nous leur avons expliqué notre démarche. Nous avons rappelé que par ces quelques boîtes de chocolats, ce sont des équipes entières de plusieurs écoles des 13eme et 14eme qui se manifestaient. Ils nous ont alors remercié et nous ont dit qu'ils étaient très touchés par la démarche.  Tous nous remerciaient et exprimaient leur profonde gratitude.

 

Cette rencontre a été vraiment un moment fort pour nous tous.

 

 

Publié le 11/02/2017 - 10:42  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Rassemblement solidaire le jeudi 9 février - par FSU13

170209_delinquants.jpgRassemblements dans toute la France jeudi 9 février pour en finir avec le délit de solidarité. A Marseille, à 18h devant la préfecture
Trois rassemblements nationaux soutenus par 350 organisations rassemblées autour du GISTI, signataires du manifeste délinquants solidaires » :
Lille le mercredi 8 février pour le procès de Jean-Luc Munro;
Paris le jeudi 9 février, prises de paroles de solidaires poursuivis;
Nice le vendredi 10 février pour le verdict du procès de Cedric Herrou.

- Jean-Luc Munro est conseiller municipal écologiste à Loos près de Lille et membre du Comité Citoyen Loossois agissant auprès des Roms. Le 6 avril dernier, alors qu'une intervention policière était en cours dans le bidonville de l'ancienne prison de Loos, il s'est rendu sur place pour constater les faits et servir de médiateur. A l'approche du campement, deux policiers ont agrippé son vélo et ont fait chuter Jean-Luc. Au terme de huit heures de garde à vue au commissariat de Loos, Jean-Luc s'est vu convoquer au tribunal de grande instance de Lille pour « violences à agent dépositaire de l'autorité publique avec arme par destination », en l’occurrence son vélo... 

- Le 5 janvier 2017, le procureur de la République de Nice a requis 8 mois de prison avec sursis (avec mise à l’épreuve, la confiscation de son véhicule, et la limitation de l’usage de son permis de conduire aux besoins de sa profession) à l’encontre de Cédric Herrou. Chefs d'inculpation : Aide à l’entrée, au séjour et à la circulation d’étrangers en situation irrégulière. Occupation d’une propriété privée en vue d’en faire une habitation. Verdict le 10 février.

Jeudi 9 février des rassemblements solidaires avec les solidaires auront lieu dans de nombreuses villes de France, reprenant l'appel du manifeste :" Procès d’habitants de la vallée de la Roya « coupables » d’être venus en aide à des réfugiés, avec la menace de lourdes sanctions. Mesures d’intimidation, poursuites – et parfois condamnations – de personnes ayant agi en soutien de migrant ou de Roms, à Calais, à Paris, à Norrent-Fontes, à Boulogne, à Loos, à Perpignan, à St-Etienne, à Meaux… On assiste depuis plusieurs mois à la recrudescence de cas où la solidarité est tenue pour un délit. Il est clair que les autorités entendent faire plier les citoyennes et les citoyens qui n’adhèrent pas aux politiques de non accueil et de mise à l’écart des migrants, et qu’elles n’hésitent pas pour cela à les assimiler à ceux qui profitent de la vulnérabilité des exilés et les exploitent, passeurs et trafiquants en tout genre. Plus de 200 organisations associatives ou syndicales, nationales ou locales, publient un manifeste pour dénoncer ces procédés. Dans les semaines qui viennent, elles mettront en œuvre toutes sortes d’actions afin que soient préservés le droit de regard, le droit de critique, le droit de s’opposer à des politiques qu’on désapprouve, le droit de se conduire autrement qu’en agent de politiques de fermeture : le droit d’agir en toute humanité."

Publié le 08/02/2017 - 09:09  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Contre les propositions de répartition des moyens - par SNUIPP-13

Carte scolaire 2017-2018 : le SNUipp-FSU 13 vote contre les propositions et les méthodes du DASEN !

Dès sa déclaration liminaire, le SNUipp-FSU 13 a salué la dotation de 200 postes et formulé des propositions précises pour les ventiler : 
• baisse des seuils, car nos calculs nous montraient que c’était possible
• reconstruction et développement des RASED (E, G, Psys)
• remplacements
• maîtres supplémentaires, TPS
• décharges de direction…
Nous avons cependant déploré la qualité du dialogue social qui a conduit le DASEN à ne nous donner, jeudi dernier, lors du groupe de travail préparatoire au CTSD d’aujourd’hui, que la répartition que d’environ 30% à 40% des 200 postes et aucun élément concernant la politique générale qu’il comptait mener.
Aujourd’hui, après 6h de réunion pendant lesquelles nous avons tenté de nous faire entendre, le DASEN nous a proposé un projet ne contenant que 57 ouvertures de classes supplémentaires, aucune reconstruction des RASED, qui permettrait la réouverture de postes et de formation en option G, mais une utilisation de nombreux postes au titre « d’innovations », par exemple « d’un schéma territorial » et de langues vivantes dont il ne donne ni la répartition, ni l’utilisation, mais au service d’un « projet ambitieux » !

Les décisions du DASEN :

• Balance ouvertures/fermetures + 57 
• 6 Fermetures à surveiller
• 24 Ouvertures à surveiller (pour des écoles très proches des seuils et même parfois au seuil !)
• 50 brigades (dont les remplacements pour stages longs pour lesquels nous n’avons pas eu ni répartition ni projet…)
• 25 PARE (sans les implantations ni quotités)
• 6 UPE2A
• 1 ULIS Ecole
• 6 coordonnateurs REP+
• 15 postes spécialisés : 10 maîtres E, 4 psy scol, 1 en ASH
• 23 postes pour des décharges (direction, pemf, cpc...)

1 seule création de TPS, seulement 5 labellisations…
A la menace du DASEN, qui nous a lancé que « l’Histoire saurait se souvenir de notre attitude », nous avons opposé la légitime revendication des collègues sur la baisse des effectifs par classe pour la réussite de tous les élèves !
Si le DASEN pensait que nous validerions un projet ne traduisant en mesures d’ouvertures et fermetures de classe que 28,5% de la dotation, c’était bien mal connaître les représentants des personnels et la haute considération qu’ils ont de leur engagement dans le Service Public d’Education et la défense des écoles et des personnels !
Contrairement aux textes, le seul document préparatoire transmis était le « pavé » contenant les mesures de classes, et il nous a été demandé de nous exprimer sur divers projets dont les contours nous seraient définis ultérieurement, et remettant en cause la répartition ci-dessus, autrement dit de signer un chèque en blanc !
A l’heure où nous demandons un plan d’urgence pour le 13 et Marseille en particulier, nous ne pouvions souscrire à un tel manque d’ambition éducative !

Publié le 06/02/2017 - 09:44  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Programmation "Printemps du cinéma engagé" - par Webmaster

Printemps du film engagé #2017  - 
Ce sera pendant la semaine du vendredi 03 Mars au vendredi 10 Mars 2017, dans divers cinémas et autres lieux culturels de Marseille.
Précisions à venir.
..

Publié le 06/02/2017 - 09:34  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Vidéo colloque sur réussite des élèves - par Webmaster

Extraits vidéo du colloque sur la réussite des élèves (Paris, janvier 2017)
La FSU diffuse une courte vidéo d'extraits du colloque sur la réussite de tous les élèves.
https://www.youtube.com/watch?v=aQkYaNEY5Y0
Publié le 03/02/2017 - 11:30  Prévisualiser  Imprimer l'article 

CDEN du 12 Janvier 2017 - par PM Ganozzi

Déclaration de la FSU13 pour le Comité départemental de l'Education nationale du 12/1/2017

En premier lieu, nous voudrions saluer la qualité du travail effectué, avec des statistiques claires et fournies. Elles confirment celles de l’INSEE qui montraient une véritable explosion démographique en école et collège pour les prochaines années.
En outre, la volonté affichée de parvenir à plus de mixité sociale dans les EPLE correspond à ce que la FSU demande. C’est en effet une des revendications que nous portons dans le cadre du Plan d’urgence pour l’Education à Marseille, publié dans la presse, à l’initiative de plusieurs personnalités de l’Education, de la culture et de la société civile de la ville.
A ce titre, nous considérons que le nombre de créations et de rénovations de collèges reste insuffisant. En effet, la récente enquête de l'INSEE montre que Marseille connaît une augmentation démographique qui se soldera dans 10 ans par 4000 collégiens de plus à scolariser, soit l'équivalent de huit collèges nouveaux. Dans le reste du département, une forte augmentation du nombre de collégiens est attendue dans les secteurs de Salon, Martigues et le Nord des Alpilles, de l’ordre de 15 % d’ici 2025. Si la création d’un nouveau collège à Lançon-de-Provence est déjà actée, ces prévisions doivent encourager les collectivités à accélérer et revoir à la hausse les constructions de nouveaux établissements publics à Marseille et dans le reste du département
Nous souhaitons également aborder la question du financement des établissements privés. En effet, ceux-ci viennent directement concurrencer les EPLE publics, et ainsi accélèrent la ghettoïsation de certaines zones. C’est pourquoi nous demandons la transparence sur leur financement. La loi Falloux est-elle respectée par toutes les collectivités ? Quelle est la part du budget du Conseil départemental allouée pour les établissements privés ?
Nous nous alarmons d’ailleurs de la volonté de la mairie de Saint Mitre – Les Remparts de construire un nouveau collège privé (extension du collège Saint Louis) qui viendra gravement menacer la mixité sociale dans les collèges de toute la zone de l’étang de Berre (Istres, Martigues etc…)
La FSU s’inquiète également du manque criant d’équipements sportifs, en particulier de piscines, alors que tout le monde semble devoir communiquer à l’unisson sur la capitale Européenne du Sport. Une ville comme Marseille, de 900 000 habitants, ne compte seulement qu’une petite dizaine de piscines en état de fonctionnement, selon les années. Cela fait peu ! La ville essaie, certes, de les rénover, de les ouvrir aux publics en même temps qu’aux scolaires mais le bilan reste négatif. Pas assez d’heures d’apprentissage, des cycles d’EPS discontinus (fermetures temporaires pour rénovations) et des enfants qui ne savent pas nager (jusqu’à 75% des collégiens dans certains quartiers de Marseille).
Enfin, nous souhaitons alerter les membres du Conseil départemental sur la nécessité de fournir des transports en commun dignes de ce nom, afin que les élèves du public puissent se rendre facilement et rapidement sur leur lieu de scolarité. Une refonte des lignes des bus et des horaires, en partenariat avec la RTM, est donc nécessaire.

Publié le 29/01/2017 - 21:12  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Déclaration de la FSU au comité technique académique - par FSU coordination académique

Déclaration liminaire FSU – CTA 24 janvier 2017

Monsieur le Recteur, mesdames et messieurs les membres du CTA,

La préparation de rentrée 2017 se déroule dans un contexte de campagne électorale délétère où la « chasse aux fonctionnaires » est ouverte par un nombre non négligeable de candidats. Ces orientations font peser une lourde  menace sur l’Education Nationale.

Or le besoin d’investissement éducatif est criant. Il faut donner à l’Ecole publique les moyens humains et financiers de mener à bien sa mission qui lui permettra de  lutter contre les inégalités scolaires et sociales. La valeur émancipatrice de l’Ecole se suffit à elle-même pour justifier cet investissement, même si on peut également rappeler que le diplôme et la qualification professionnelle sont aussi les meilleures garanties contre le chômage des jeunes.

C’est portée par cette conviction que notre organisation est partie prenante de la mobilisation des lycées ZEP et de l’appel pour un « Pour un vrai service public de l’éducation dans nos territoires - Pour un plan d’urgence à Marseille et une carte de l’éducation prioritaire de la maternelle jusqu’au lycée» (en annexe).

Pour les mêmes raisons, la FSU s’oppose à la fusion des DSEDEN des départements alpins, qui aurait pour conséquence une dégradation du service rendu aux usagers. Les départements ruraux n’ont pas besoin de cela, alors que l’Etat s’est déjà fortement désengagé ces dernières années ainsi que les services publics en général. 

C’est pour cela également que la FSU est contre la fermeture de CIO et déplore la dégradation du maillage territorial du SPO à destination des élèves et étudiants qui est de la responsabilité pleine et entière de l’EN.

Dans le même ordre d’idée, pour assurer un service public de qualité et alors que la situation du remplacement est extrêmement tendue dans le premier degré, nous vous demandons solennellement M. le Recteur de recruter les PE nécessaires en puisant dans la liste complémentaire.

C’est aussi pour cela que la FSU accueille favorablement les annonces de créations de postes examinées aujourd’hui. C’est une dotation d’importance, même si elle ne permettra pas de baisser les seuils d’ouverture dans le premier degré, elle va au-delà de la croissance démographique dans les collèges et les lycées. Des décennies que cela n’avait pas été le cas.

 

Nous tenons également à alerter le CTA sur la question de la carte des formations.

La FSU éprouve des inquiétudes vis-à-vis de la logique prévalant pour l’établissement de la carte des formations. 

Raisonner en pôle de compétences peut permettre d’améliorer l’efficience de notre appareil de formation. Eviter le saupoudrage, une carte des formations en « peau de léopard », est cependant une logique qui, poussée jusqu’au bout, risque de se transformer en peau de chagrin pour une grande partie des établissements concernés. La FSU souhaite que la plus grande attention soit portée aux équipes qui seront immanquablement déstabilisées par le retrait de formations de leur établissement et à la question de la mobilité des élèves (voire de leur hébergement), potentiel frein à l’accès à la formation de leur choix.

Quant à la formation professionnelle, la FSU est opposée à la politique du tout apprentissage menée par le nouvel exécutif régional. La Région pousse notamment les feux sur la mixité des parcours et des publics car elle a bien compris que son objectif de 50 000 apprentis ne pourrait être atteint sans le recours aux lycées professionnels. La FSU rappelle que l’apprentissage n’est pas une solution magique à tous les problèmes. Elle considère que c’est l’ensemble de la formation professionnelle qui doit être soutenue, développée, en particulier la formation initiale sous statut scolaire car la seule à garantir l’accès de toutes et tous à la formation.

 

Merci de votre attention.


Publié le 26/01/2017 - 06:39  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Stage intersyndical droits des Etrangers - par Webmaster

Déroulement du stage du 17 mars 2017 à la Bourse du Travail


8h45 : Accueil , présentation des intervenants
8h50 : film de présentation (par Céline)


9h10 -> 10h30 : Qui sont les papiers ? (par Christine K et Jean K)
De qui parle-t-on ? Exemples de parcours (entrées sur le territoire français avec ou sans Visa, démarches administratives, rétention (CIMADE ), expulsion, régularisation).
Réponse du quiz (Jean+Bernadette+Isa)

10h30 : scolarisation des allophones. Les documents à fournir, les obligations, UPE2A, là où il n'y a pas d'UPE2A. (par Céline & Estelle)

10h40-> 10h45 :  La poursuite d'études dans le sup.


10h45-> 12h : intervention d'un juriste (avocat du SAF, VV ou Laure).
Rappel de qqs grands principes concernant l'accueil et le séjour.
Evolution récente du droit Ceseda 2016, accès sur le droit à la vie familiale, les mesures d'éloignement, la permanence des avocats spécialisés.
L'obligation de délation du nouveau Ceseda 2016

12h -> 13h15 : pause repas (courte). Il est possible d'apporter son repas (froid) pour le manger sur place.

13h15 : reprise / projection d'extraits de films sur action militante (par Céline). Parrainages de juin 2016 par les comités de soutien. Reportage TV.

13h30 -14h30 : le RESF, son fonctionnement (par Sébastien ...)
Le 4 pages  (remis à jour Bernadette et Isa) + quelques conseils de base (Gilles et Jean)
Le réseau communique (fb/site/listes info et discussion)

Le réseau réunions et permanences
Liste de contacts du RESF, prévoir un doc à distribuer.

Comment développer le réseau ?
Le RUSF : Isabelle M. + mobilisations

14h45-> 15h00 : les acteurs et les relais : Forum réfugiés, MDM, LDH, CIMADE, CADA, CADE, PAE, Espace, Imaje, assos pour les femmes, PASS hospitaliers, L'Ecole au présent, Réseau hospitalité, Collectif Migrants, personnes ressources
Le Guide de l'urgence sociale à Marseille

15h-> 16h00 Exemples de mobilisations dans nos établissements (par Bernadette )
Importance pour les familles de SP de créer du réseau / à quoi on s'expose et comment se protéger ? / le délit de solidarité (droits humains fondamentaux et activité illégale)
- St Charles : Cécile, etc. et un jeune

- Clg Mistral : semaine citoyenne et hébergement (Bernadette les contacts)
- Collectif Parmentier, un collectif animé par les enseignantEs
- Bergers/ Abeilles, un collectif animé par les parents

16h Esquisse de débat : comment réagir à l'obligation de délation du nouveau Ceseda (entre éducatif et répression) ?
16h10  Proposition de stage intersyndical niveau 2 : maillage, création d'outils, approfondir les questions de pratique militante, etc.
16h15 Fin du stage


Expo/ déco  : la Cimade (expo « solidaire ») ; cartes de vœux 2016

Publié le 24/01/2017 - 10:36  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Solidarité avec les migrants - par Webmaster

RASSEMBLEMENT et Conférence de presse publique : 
Assez de surenchères xénophobes, Solidarité avec les migrant-e-s"
Vendredi 13 janvier à 17h devant l'Hôtel de Région à Marseille 

 Les migrant-es de Méditerranée et d’ailleurs sont l’objet d’échanges et de débats nauséabonds depuis plusieurs mois, avec une violence dans l’expression des propos désormais sans limite. Alors que ces personnes fuient la misère et la guerre, des voix s’élèvent pour exprimer le rejet de l’autre, de l’étranger. Tout en brandissant le drapeau et entonnant l’hymne national, ces voix hurlent et vocifèrent des slogans haineux. 

Les élus du Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur, présidé par Christian Estrosi, et confortés par les politiques des gouvernements successifs,  se situent dans le droit fil de cette stratégie en adoptant une motion contre l’accueil des migrants dans la région, lors de l'assemblée plénière du jeudi 3 novembre 2016. Ainsi, a été adoptée à l'unanimité (120 voix), moins une abstention et deux "non vote", une motion qui vise à s'opposer à l'accueil des migrants dits "clandestins".  

Nous assistons une fois de plus à la convergence d’idées entre des représentants de la droite à la Région PACA et l’extrême droite à propos de la question de l’accueil des réfugiés. Face à l’effroyable réalité de près de 4 000 morts en Méditerranée en 2016 auxquels s’ajoutent ceux des années précédentes, peut-on admettre que notre pays ne soit plus en capacité de proposer des réponses adaptées avec dignité ? Peut-on vraiment croire que notre pays ne puisse plus répondre à son idéal d’universalité des valeurs d’égalité et de fraternité ? 

Historiquement terre d’accueil la population de notre région s’est constituée par vagues et apports successifs. Les campagnes électorales ne doivent pas devenir un concours Lépine de la surenchère au repli sur soi, au triomphe du nationalisme, des idées réactionnaires. 

Les organisations signataires condamnent vivement cette position politique de l’Assemblée régionale qui va à l’encontre de principes de fraternité et de solidarité de notre République. 

- Elles s’engagent dans un devoir de solidarité en accueillant tous les enfants scolarisés et scolarisables sans distinction, quelles que soient les difficultés et les moyens insuffisants dans les écoles, collèges, lycées ou universités.

- Elles réclament les moyens nécessaires pour assurer leur réussite pour faire valoir le droit imprescriptible à l’éducation de tous. 

- Les organisations signataires de ce texte appellent l’ensemble de leurs adhérents et au delà tous les citoyens à tout mettre en œuvre afin de combattre ces idées xénophobes, lutter contre toutes les formes de discrimination, poursuivre l’investissement dans les actions solidaires en faveur de l'accueil des  réfugiés et des migrants.  

- Elles condamnent les poursuites pénales engagées contre des militants ou de simples citoyens qui donnent un sens au mot asile, hospitalité et solidarité.

- Elles appellent à renforcer la vigilance et le suivi des décisions des autorités préfectorales qui s’opposeraient à l'accueil des migrants et à leur nécessaire régularisation  (refus de titres de séjour).

- Elles agissent pour la mise en œuvre d'une prise en charge décente et digne sur le plan du logement, de la santé, de l’insertion économique, d’un revenu minimum.

- Elles font de cette charte un point d’appui et militent pour la multiplication des initiatives solidaires dont elles se feront le porte-voix. 

Premiers signataires : ACAT Marseille, ATTAC 13, Centre Evolutif Lilith, CGT-Educ’action 13, CGT-SFA, CGT SP Cereq, Cimade, Collectif 13 Droits de Femmes, CNT13, CNT-SO 13, Collectif citoyen et solidaire en pays salonais, Communauté Emmaüs de Marseille Pointe Rouge, Femmes Solidaires Marseille, FERC Sup CGT (Univ Aix-Mars), FGR-FP, FSU 13, LDH 13, LDH Marseille Centre, LDH Martigues, Médecins du Monde, Marche Mondiale 13 PACA, Mouvement de la Paix 13, MRAP 13, Résister aujourd’hui, RESF 13, RESF Ouest Etang de Berre, , SFR-FSU, SGEN-CFDT Provence-Alpes, SNAP-CGT, SNASUB-FSU, SNES-FSU, SNEP-FSU, SNETAP-FSU PACA, SNPES13-FSU, SNUIPP-FSU 13, Solidaires 13, SOS FEMMES 13, Sud Education 13, SYNPTAC-CGT Paca, UNEF Aix-Marseille, UNL 13 , VISA 13.
Publié le 11/01/2017 - 08:06  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Stage intersyndical droits des Etrangers - par Webmaster

Stage intersyndical – « De l’école à l’université : les droits des étrangers »
Vendredi 17 mars à la Bourse du travail, de 8h45 à 16h
Contenu :
-          "Sans papiers" : de qui parle-t-on ?
-          Quels reculs des droits dans les nouvelles lois ?
-           Comment agir sur son lieu de travail ? (les réseaux, les mobilisations)

 Animés par des acteurs du RESF, un avocat, des militants syndicaux

Publié le 10/01/2017 - 19:06  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Solidarité avec les féministes des USA - par Webmaster

21 janvier 2017 : Solidarité avec les féministes américaines

Le  21 janvier 2017, au lendemain de la prestation de serment de Donald Trump, les associations féministes et de défense des droits humains organiseront une marche pour les droits des femmes à Washington, du mémorial Lincoln jusqu'à la maison Blanche.
Nous, féministes françaises, ne pouvons rester indifférentes alors que le nouveau président de la première puissance mondiale s'apprête à appliquer l'idéologie violemment sexiste, homophobe, xénophobe et raciste qu'il a défendue durant toute sa campagne. Nous ne pouvons rester silencieuses quand il envisage de nommer à la Cour Suprême, William Pryor, juge qui considère que l'avortement est "la pire abomination de l'histoire du droit", que son vice-président, Mike Pence, promeut ouvertement des thèses créationnistes et que son principal conseiller, Steve Bannon, publie sur son site des messages racistes et misogynes haineux.
 
Devant ces dangereux signaux envoyés à toutes les femmes et hommes de progrès du monde, nous témoignerons notre solidarité avec la "Women’s march" des américaines en organisant, en France, des rassemblements similaires.  
A Marseille, c'est sous l’Ombrière au Vieux port que nous nous rassemblerons à partir de 11h30.

Le Collectif 1 3 droits des femmes et de nombreuses associations 

vous invitent à être présent(e) nombreux et nombreuses.

ATOUTS FEMMES, CENTRE ÉVOLUTIF LILITH, CERAMISTES ET ARTISTES DE LILITH, DIS-FORMES, ENSEMBLE, EVREUX 13, FEMMES SOLIDAIRES, FORUM FEMMES MEDITERRANEE, FSU 13, I&P IMAGES & PAROLES, LES AILES DE SILIGUI, MOUVEMENT JEUNES FEMMES, MOUVEMENT DE LA PAIX, OSEZ LE FEMINISME, PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS, SOS FEMMES, SYLKA BEAUTE SANTE, SNUipp-FSU13, LES 3 G

 
Publié le 06/01/2017 - 11:33  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Mobilsation lycées ZEP - par Snes Académique

SNES-FSU Aix-Marseille, le mercredi 4 janvier 2017

Pour un classement ZEP des lycées de Marseille:

La mobilisation se poursuit.

 Le SNES-FSU Aix-Marseille soutient les professeurs et personnels de vie scolaire mobilisés pour obtenir le classement en Education Prioritaire des lycées anciennement ZEP. Après une mobilisation significative pour un jour de rentrée, mardi 3 janvier 2017, à l'appel de l'intersyndicale académique, plusieurs lycées sont encore aujourd'hui concernés par des mouvements de grève, dont les lycées généraux et technologiques Diderot, Saint-Exupéry et Victor Hugo.

Avec l'intersyndicale académique constituée des syndicats de la FSU (SNES, SNEP, SNUEP), de FO (SNETAA, SNLC), de la CGT, de SUD, du SIAES, de la CNT, nous appelons à amplifier le mouvement jeudi 5 janvier 2017 en réunissant des assemblées générales dans chaque lycée pour décider collectivement des formes de l'action. Une manifestation aura lieu à 10 h 30 du Collège Versailles, Marseille 3°, jusqu'à la DSDEN 13 boulevard Nedelec.

Dans l'académie d'Aix-Marseille, trois lycées généraux et technologiques et 17 lycées professionnels, pour l'essentiel sur Marseille, étaient anciennement classés ZEP et demandent à entrer dans le nouveau dispositif REP issu de la relance de l'éducation prioritaire qui ne concerne depuis 2014 que les écoles et les collèges. D'autres établissements ont des caractéristiques comparables et pourraient être concernés par un élargissement du classement.

Le problème des lycées de l'éducation prioritaire est un révélateur des lourdes questions éducatives et sociales qui sont posées à l'agglomération marseillaise. C'est le sens du choix du Collège Versailles comme point de départ de la manifestation des Lycées ZEP jeudi. Dans une ville fortement marquée par des logiques de ségrégation urbaines, sociales ou scolaires, où la population scolaire est en forte augmentation démographique, où le recours à l'école privée est massif, il y a urgence à investir dans le développement du système éducatif public de la maternelle à l'université : rénovation des locaux, ouvertures d'établissement, encadrement, périmètre de l'éducation prioritaire, offre de formations, transports scolaires, équipements sportifs, offre culturelle et pratiques artistiques, sécurité de nos jeunes dans l'espace urbain et à proximité des établissements scolaires...

L'allocation de 200 postes supplémentaires à la rentrée 2017 est un premier acquis des luttes menées par les personnels mais qui reste significativement en-deçà des besoins et des attentes. La responsabilité des collectivités territoriales est également questionnée.

Aussi, dans le prolongement de l'action des lycées de l'éducation prioritaire, le SNES-FSU Aix-Marseille appelle à la mise en place d'un plan urgence en faveur du système éducatif de l'agglomération marseillaise.

Pour un système éducatif public, gratuit et laïque à la hauteur des défis actuels, nous sommes tous concernés.

Publié le 04/01/2017 - 14:18  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Rendre la sérénité aux élèves Marseillais - par Les syndicats de la FSU13

Rendre la sérénité aux élèves Marseillais et soutenir la communauté éducative

Disponibilité, concentration, sérénité, telles sont les conditions minimales de la réussite d’un élève. En entrant au lycée, au collège, à l’école, il faut qu’il puisse se sentir à l’abri des difficultés familiales, sociales, économiques, qu’il rencontre au dehors. En entrant dans la classe, il faut qu’il puisse se concentrer sur son travail. En sortant, il faut qu’il ait des lieux préservés pour étudier.

Rien de tout cela n’est possible quand la violence fait irruption aux abords des établissements. Les évènements récents au collège Versailles, la mort violente d’un lycéen de Poinso-Chapuis, les multiples incidents, en primaire comme dans le secondaire, présentant plus ou moins de gravité, semblent manifester une montée des tensions dont les élèves sont les premières victimes. La FSU et ses syndicats témoignent de sa compassion pour les victimes et leurs familles. La FSU apporte son soutien à tous les personnels confrontés à ces situations, qui montrent au quotidien leur engagement pour garantir les meilleures conditions d’étude, mais se sentent souvent démunis.

Cette situation appelle des réponses.

Nous nous gardons d’une posture alarmiste, il ne s’agit pas d’une « flambée de violence », de tels actes se sont déjà produits auparavant, mais il ne faut pas nier que s’installe dans les esprits l’idée que les passages à l’acte seraient devenus plus courants, que les relations entre les personnes se seraient tendues. La crise économique dans laquelle Marseille s’enfonce toujours plus, le traumatisme des attentats de 2015 et 2016, la permanence du trafic et les violences qu’il entraine, la forte ségrégation sociale de la ville contribuent à ce constat d’une ville sous tension, dans laquelle les jeunes sont particulièrement exposés.

L’école, il faut bien le constater, n’est pas imperméable à la violence. Si elle doit être un havre de paix pour chaque élève, elle ne peut pas et ne doit pas devenir un bunker. Nous, enseignants, CPE, professionnels de l’éducation, nous affirmons que la meilleure réponse à la violence des jeunes n’est ni technique ni sécuritaire, mais éducative. Dans les classes, dans la cour, au portail, aux abords, les élèves doivent trouver des adultes auprès d’eux, pour les aider, les encadrer, les protéger, les éduquer, les former.

Ces personnels doivent être formés et qualifiés dans les métiers liés à l’éducation. Il ne saurait être question de faire appel à des sociétés de surveillance privées.

Restaurer la sécurité et la sérénité nécessaires à la réussite des élèves exige :

-         -  D’augmenter le nombre d’adultes : enseignants, CPE, surveillants, personnels administratifs, sociaux et de santé ainsi que des collectivités territoriales (municipalité, département, région), pérenniser les personnels précaires dans les écoles et établissements, à commencer par les plus difficiles.

  -          - De renforcer et de développer le dispositif des médiateurs en lien avec les collectivités locales concernées dont le travail est largement apprécié. Ces personnels doivent être reconnus : être associés au travail de la communauté éducative,  bénéficier des formations nécessaires et avoir un statut stable.

-         -  De garantir la disponibilité des forces de police en cas d’incident grave aux abords d’un établissement, en particulier dans les quartiers en difficulté.

-          - D’améliorer la pertinence de dispositifs d’intervention (EMAS, cellule d’écoute) qui doivent prendre en compte l’avis et l’expertise des personnels de terrain.

-         -  D’associer étroitement les personnels des établissements à la réflexion sur les réponses et les dispositifs mis en place

-          - De développer la prise en charge des élèves au-delà du temps scolaire, en développant les associations culturelles et sportives, mais aussi en les accueillant dans les écoles et établissements pour des études surveillées.

-          - D’accueillir les élèves dans des locaux rénovés, voire réhabilités, adaptés et sécurisés.

Au delà de ces mesures élémentaires à prendre très rapidement, la question du « plan d’urgence » pour Marseille est de nouveau posée. La FSU et ses syndicats sont disponibles pour en débattre avec les personnes et les autorités compétentes (Rectorat, Etat, Collectivités territoriales).

Publié le 13/12/2016 - 17:48  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Intox / désintox sur la revalorisation des salaires - par Snes Académique

REVALORISATION DES SALAIRES

 
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« C’est une opération blanche : les collègues financeront eux-mêmes cette revalorisation, à travers l’intégration des primes en points. »

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L’effort budgétaire s’élèvera à un milliard d’euros par an d’ici 2020. Dans le budget 2017 de l’Éducation nationale, l’enveloppe prévue pour les mesures dites "PPCR" pour l’ensemble des personnels du 2nd degré (professeurs, CPE et Psy-ÉN) est de 222 millions d’euros.
Par ailleurs, 182,4 millions d’euros supplémentaires sont prévus pour financer l’augmentation (0,6 %) de la valeur du point d’indice au 1er février 2017.
FO, le SNALC et la CGT ont voté contre le décret spécifique portant augmentation des salaires lors du CTM du 7 décembre 2016.

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« La réforme n’améliorera pas les revenus des collègues. »

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La revalorisation indiciaire des salaires d’une part et l’accélération des carrières d’autre part feront que chacun gagnera en revenu selon un calendrier différencié en fonction des situations individuelles actuelles.
Le projet ministériel permet des gains pour tous par translation vers le haut de l’espace indiciaire.

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« Le transfert primes-points n’apporte rien. »

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Le transfert prime-point est une opération blanche pour le salaire net car il consiste à basculer une partie de la composante indemnitaire du traitement vers sa composante indiciaire.
En revanche, le calcul de la pension de retraite étant fait sur la base du dernier traitement indiciaire, cette mesure a pour conséquence, à taux de pension équivalent, d’augmenter d’autant la pension de tous ceux qui partiront à la retraite à compter du 1er juillet 2017.

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« Le montant de l’ISOE va diminuer. »

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La déduction liée au transfert « primes-points » est forfaitaire : elle porte sur la totalité du traitement net et ne renvoie spécifiquement à aucune indemnité ni prime.
L’ISOE est indexée sur la valeur du point d’indice, elle augmentera de 0,6 % au 1er février 2017 comme l’ensemble du traitement.

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« Un certifié 5e ou 10e échelon voit son salaire diminuer entre 2010 et 2020. »

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Un professeur certifié au 5e échelon (ou 10e) en 2010 ne pourra en aucun cas être resté à cet échelon en 2020. Entre-temps, tout le monde a gagné plusieurs échelons ou a accédé à la hors-classe : le salaire a donc nécessairement augmenté.
En revanche, il est vrai que le traitement lié à chaque échelon a diminué du fait du gel de la valeur du point d’indice entre 2010 et 2015 et de l’augmentation de la retenue pour pension civile chaque 1er janvier, et continuera de diminuer jusqu’au 1er janvier 2020 du fait de l’augmentation programmée de cette retenue (mesure prise par Fr. Fillon en 2010 dans le cadre de la réforme des retraites, prolongée par les gouvernements suivants).

Le SNES-FSU continue de revendiquer l’augmentation de la valeur du point d’indice pour rattraper l’ensemble des pertes de pouvoir d’achat subies.

Publié le 11/12/2016 - 17:58  Prévisualiser  Imprimer l'article 

formation syndicale - par Commission Droits des femmes de la FSU13

Jeudi 19 janvier 2017

Formation syndicale de la FSU13

Marseille - Bourse du travail  23, Bd Charles Nédélec 13003 Marseille

 

Ensemble dénonçons les inégalités professionnelles hommes-femmes !

La Constitution et différentes lois offrent un cadre juridique qui permet de le croire à l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes dans les fonctions publiques mais les statistiques nous prouvent qu'elles n’échappent pas au constat de l’inégalité et ce malgré l'existence pour certains emplois de concours de recrutement, grilles indiciaire, grilles d'évaluation ou autre règles de promotion. Malgré des actions visant à favoriser l'égalité professionnelle, les écarts de salaires restent importants. Dans la FPT , elle est de 17% et dans la FPE de 22,7%. Une des causes principales est le temps partiel qui est un ralentisseur de carrière ! 80% des temps partiels sont demandés par des femmes, ils sont les conséquences de la répartition inégale de la prise en charge des enfants dans le couple. Elles ont à leur charge la sphère privée et cela produit des effets sur la sphère professionnelle, la recherche en sociologie s’accorde là-dessus. Il y a les interruptions de carrières pour congé parental qui sont pris à plus de 90% par les femmes. L’administration doit en tenir compte pour améliorer les conditions de travail des femmes et dans la perception qu’elle a de leur travail qui est moins bien reconnu que celui des hommes.

L'autre cause majeure de ces inégalités dans la FPT et FPE est la ségrégation professionnelle verticale et horizontale. Des accés inégaux à la catégorie A+, à certains corps et grade. Le plafond de verre est bien réel ! Ainsi, dans l'éducation nationale, l’accès à des postes , corps ou grades tels les STS, classes préparatoires, inspection ou direction et aux indemnités liées à certaine fonction comme professeur principal seront proposés aux hommes qui ont été repérés plus tôt par des évaluateurs majoritairement masculins.

Dans la Fonction Publique Territoriale si les femmes réussissent mieux les concours , elles sont moins nombreuses aux postes de direction et plus nombreuses à occuper des emplois précaires (70% de femmes)

 

Inscription au stage : fsu13.stages@orange.fr

Publié le 05/12/2016 - 14:49  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Appel unitaire pour les services publics - par Webmaster

APPEL CITOYEN
POUR LES SERVICES PUBLICS ET LA PROTECTION SOCIALE DU XXIème SIECLE

 La Convergence, qui rassemble des collectifs locaux, des associations, des organisations syndicales et des partis politiques, appelle à mener des débats et à construire des convergences entre militant-e-s, usagers, personnels et élu-e-s. Elle est à la fois un outil précieux pour construire et articuler des mobilisations locales et nationales et un lieu de réflexion, un creuset, où peuvent s’élaborer les principes futurs de l’organisation des services publics.

 Il s’agit de défendre et de proposer :
Défendre, car la politique d’austérité, les multiples avatars des réformes de l’Etat et les contraintes européennes portent des coups très durs aux services publics en France ;
Proposer, car les besoins et les enjeux actuels appellent à des transformations, à la création de nouveaux services publics et à la reconquête de ceux qui ont été privatisés.

 Pourquoi ces Assises ?
Les services publics et la protection sociale sont aujourd’hui remis en cause à la fois au niveau national - comme en témoignent la politique suivie par les gouvernements successifs et les débats de la « primaire de la droite et du centre » dont les candidats se disputent pour savoir lequel supprimera le plus de postes de fonctionnaires – et au niveau international à travers les différents projets de traités commerciaux (TISA, CETA, TAFTA, …). Les services publics sont une composante majeure de tout projet de société solidaire, démocratique et écologique hors de la férule du marché. Ces Assises visent donc à élaborer collectivement des propositions pour les services publics qui soient à la hauteur des enjeux du XXIème siècle.

Lors du débat sur la Sécurité Sociale, a été soulignée la nécessité de faire entendre des voix convergentes pour sa défense et son développement, sachant que les moyens financiers existent pour répondre aux besoins d’aujourd’hui et de demain.

 Quelles perspectives ?
Nous souhaitons nous adresser à l’ensemble des citoyen-ne-s qui devront se prononcer, à travers leurs votes au printemps prochain, sur l’avenir des services publics. Au-delà nous voulons rassembler, débatte et agir pour cet objectif notamment en se saisissant du projet de manifeste comme d’un outil à enrichir dans la pratique.
Nous voulons conjuguer toutes les initiatives et les actions nécessaires pour faire des services publics un enjeu sociétal et environnemental majeur, les rendre à la fois plus démocratiques, plus articulés sur les besoins des populations et améliorer les conditions de travail de celles et ceux qui les font vivre au quotidien. Ensemble, conjuguons nos efforts pour que renaisse l’espoir d’une société solidaire.

Montreuil le 19 novembre 2016

 

www.convergence-sp.org / facebook : Convergence Services Publics / ConvergenceServicesPublics@gma il.com / 07 81 58 32 16
Publié le 28/11/2016 - 20:14  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Déclaration FSU lors du Conseil Fonction Publique - par FSU -nationale-

Déclaration préalable de la FSU, lors du CCFP du 10 Novembre 2016

 

La FSU regrette l'absence de la Ministre à ce Conseil commun de la Fonction publique car nous sommes dans une période particulière qui nécessite des échanges approfondis et un engagement fort en faveur de la Fonction publique.

 

La FSU s'étonne du silence sur les 70 ans du statut de la Fonction publique car elle considère que cela aurait mérité d'être célébré. La FSU l'a fait le 19 octobre dernier et organise un moment de débat pour marquer cet anniversaire non pas par nostalgie d'un temps passé mais parce que ce regard sur le passé permet d'éclairer l'avenir. Et la Fonction publique a besoin que nous lui donnions des perspectives d'avenir. Elle est un très bon outil pour répondre aux besoins de la population et de tous les usagers sur tout le territoire, elle fonctionne sur la base de valeurs et principes essentiels pour favoriser la cohésion sociale. Pour faire vivre cela, elle la capacité à s'adapter et le devoir de le faire.

 

Ceci est d'autant plus important dans le contexte. La FSU s'inquiète des propos qui sont tenus ici ou là sur la Fonction publique (de la journée de carence au temps de travail des agents en passant par les coûts qui seraient excessifs pour la société…), discours qui conduisent ouvertement à une remise en cause de l'efficacité même de la Fonction publique et de la qualité des services rendus, qui sèment le doute sur l'engagement et le travail des agents. Ces propos donnent une vision totalement passéiste et poussièreuse d'une Fonction publique qui n'évoluerait pas, qui ne serait pas en phase avec son temps.

Tout cela cache mal des projets destructeurs pour la Fonction publique au bénéfice de services marchands qui sans aucun doute mettront à mal les solidarités et la cohésion sociale du pays.

 

Face à cela nous avons besoin d'un engagement sans faille du gouvernement pour non seulement défendre la Fonction publique et ses agents mais aussi pour lui construire un avenir.

Le rapport annuel présenté à ce CCFP va nous permettre de revenir sur nombre de points aujourd'hui essentiel pour conforter les missions des agents et le rôle de la Fonction publique sur l'ensemble du territoire.

Publié le 25/11/2016 - 11:18  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Défense du centre culturel Busserine - par Webmaster

 

Défense du Centre culturel de la Busserine
Après une tentative de fermeture de l'Espace Culturel Busserine en février 2016, avortée grâce à la forte mobilisation de la population, la Mairie 13/14 continue ses attaques en règle contre cet équipement et ses missions de service public.
L'arrêt de la programmation tout public, des ateliers de pratique artistique, du soutien aux compagnies locales, l'incertitude budgétaire, les pressions répétées sur le personnel de l'Espace Culturel Busserine, sont autant de démonstrations de la volonté de démantèlement d'une action culturelle de proximité qualitative. Du jamais vu en 30 ans d'existence !
Le collectif "Nos Quartiers ont besoin de l'Espace Culturel Busserine", créé dès les premières attaques de la Mairie, mobilise la population, les acteurs de terrain, les artistes, pour que cette salle de spectacle continue ses missions de service public. Son combat a d'ores et déjà trouvé de nombreux appuis auprès des artistes, habitants du secteur, associations, travailleurs sociaux, parents d'élèves, enseignants, mais également des syndicats. 
La presse s'est faite l'écho à plusieurs reprises d'un conflit ubuesque. 
La pression mise en œuvre a déjà permis une remise en route partielle de l'activité de la structure mais la mairie de secteur s'oppose toujours à une programmation tout public régulière, au développement des projets des artistes, à des pratiques artistiques de qualité, au partenariat avec les autres structures du territoire. Elle refuse également l'attribution d'un budget permettant à l'équipement de fonctionner normalement, exerce des pressions sur le personnel ( menaces de suspension de congés, sanctions administratives, tentatives de redéploiement de l'équipe, blocage de carrière, refus de formation... )
Alors que se profilent des travaux sur l'Espace Culturel , aucune assurance n'a été donnée sur le maintien d'une activité au cours de cette période. Aucune réponse aux propositions de programmation "Hors les murs" faites par l'équipe de l'ECB pour l'année 2017. 
La mobilisation est plus que jamais nécessaire pour que la culture soit toujours accessible à tous dans nos quartiers. C'est grâce à elle que l'Espace Culturel Busserine pourra continuer sa mission de service public.
La Culture n'est pas un luxe, c'est une nécessité

Venez nombreux pour en débattre
Samedi 10 Décembre, entre 12H et 17H Centre social Agora

Publié le 20/11/2016 - 21:13  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Résultats des élections ESPE - par Catherine Fuchs

Résultats des élections à l'ESPE
 
Les 18 et 19 octobre ont eu lieu les élections permettant d'élire les représentants des étudiants dans les différentes instances de l'ESPE. La FSU a présenté sa liste.
Les élections qui se sont déroulées les 18 et 19 octobre étaient des élections partielles. Il s'agissait d'élire des représentants des étudiants et des stagiaires pour remplacer ceux qui ont quitté l'ESPE en juin car ils avaient terminé leur M2. Ceux qui ont été élu l'année dernière alors qu'ils étaient en M1 conservent leurs sièges cette année.
Il y avait deux listes candidates : celle de la FSU et celle d'un groupe d'étudiants sans étiquette de l'ESPE d'Avignon nommée "Mobilisons-nous pour les étudiants". La CGT, qui conserve les sièges qu'elle a remportés l'année dernière, n'avait pas présenté de liste.
Malgré l'annonce des élections et les rappels adressés aux étudiants et aux stagiaires, le taux de participation à ce scrutin a été très faible. En effet environ 5% seulement des inscrits ont voté. Cela a profité à la liste "Mobilisons-nous..." qui a obtenu un pourcentage de voix assez important pour gagner un siège.

La répartition des sièges dans les instances pour cette année est donc la suivante :
Conseil consultatif : CGT : 2 sièges conservés / FSU : 1 siège / Mobilisons-nous : 1 siège
Conseil d'école : CGT : 2 sièges conservés / FSU : 1 siège / Mobilisons-nous : 1 siège
Commissions de sites :
Aix (1 siège à pourvoir) : FSU : 1 siège
Marseille (4 sièges à pourvoir) : FSU : 4 sièges
Avignon (3 sièges à pourvoir) : Mobilisons-nous : 3 sièges
Digne (3 sièges à pourvoir) : MEEF Digne : 3 sièges. A Digne, la formation est prévue uniquement pour le concours du 1er degré et les lauréats de ce concours.

Publié le 14/11/2016 - 15:24  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Colloque Education, à Paris - par FSU -nationale-

Colloque éducation "Pour la réussite de tous les élèves"

La FSU entend s'inscrire dans les débats de la période préélectorale et peser en donnant une visibilité à son projet pour l'école ; pour ce faire, elle a décidé de mettre l'éducation au centre des débats.

Cette initiative a pour but de s’adresser aux personnels de l’Education, à l’opinion publique et aux responsables politiques.
Ce colloque rendra compte des préoccupations des personnels, de leur métier, et du projet éducatif de la fédération.

Mardi 6 décembre


9h30 accueil

10h00 présentation et ouverture du colloque par Bernadette Groison

Table ronde : Former les élèves, dans quel but ?
Avec Nico Hirtt, Professeur en physique et mathématiques et Nathalie Mons, Présidente du CNESCO et Professeure des universités en Sociologie à l’Université de Cergy Pontoise

14h -14h30 Restitution d’un sondage  par Jean Daniel Lévy, Directeur du département Politique et Opinion de l’institut Harris Interactive.

14h30  4 témoignages de personnels de l’Education

14h45 Comment lutter contre les inégalités dans le système scolaire ?
Intervention de Jean Paul Delahaye, Igen honoraire et ancien conseiller spécial de Vincent Peillon, ancien Degesco

16h  4 témoignages d’enseignants

16h30  Comment former les enseignants ?  Avec Martine Jaubert formatrice à l’ESPE de Bordeaux

18h30 Moment convivial


Mercredi 7 décembre

9h00  Tempête sous un crâne extraits du film de Clara Bouffartigues,
Bravo ! A la maternelle on apprend ! réalisé par le Snuipp-Fsu

9h30 Démocratiser la réussite scolaire !  Avec Stéphane Bonnéry, professeur des universités en Sciences de l’éducation à l’Université Paris 8

11h -11h15 4 témoignages d’enseignants

11h15-12h Quelles questions pose la laïcité à l’Ecole aujourd’hui ? Avec Benoît Falaize chargé d’étude laïcité et valeurs de la république à la Dgesco et historien et Professeur à l’université de Cergy Pontoise

12h  Clôture par Bernadette Groison, Secrétaire générale de la FSU

 

Publié le 08/11/2016 - 18:24  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Publication militante - par Webmaster

 Notre camarade, Gérard Leidet, publie :

Marseille, port d’attaches ( Editions de l’Atelier) par Robert Guédiguian et Gérard Leidet 

 

Des beaux livres sur Marseille, il en existe beaucoup. Mais c'est une approche très singulière que cet ouvrage-ci propose, puisque c'est à la mémoire populaire de Marseille qu'il s'intéresse.  Cinq historiens, membres de l'association Provence, mémoire et monde ouvrier (Promémo) ont réalisé de nombreux entretiens et réuni une grande quantité de photographies issues d'archives familiales ; le résultat de cette immense collecte, c'est une sélection précieuse de photographies et de témoignages qui, regroupés par thèmes, raniment le Marseille populaire du siècle dernier, encore tellement vivant dans la mémoire de ses habitants. L'enfance, la mer, l'exil, les luttes sociales, la culture et les loisirs, le sport, la jeunesse, la famille... : ces thèmes, qui ordonnent le livre, donnent lieu à des récits inattendus, des histoires tendres, des souvenirs heureux ou douloureux, et la mosaïque colorée que forme l'ensemble des témoignages et photos dessine au fil des pages la prodigieuse singularité de la cité phocéenne et de ses habitants. 

Dans un large texte d'ouverture, Robert Guédiguian porte sur ces images et récits le regard aiguisé du cinéaste qui a fait de sa ville natale, et plus particulièrement du Marseille populaire, le décor de prédilection de ses films. Illustré par une centaine de photos, ce livre ressuscite le Marseille d'hier, sans regret passéiste ni fascination nostalgique, mais avec le souci de puiser dans la mémoire marseillaise pour donner à entendre et à voir l'histoire sensible de cette ville à part.

- est disponible en librairie,  au prix de 30, 00 euros .

 - ou en souscription chez l’auteur, chèque de 25, 00 euros, à l’ordre de Promémo :

 Gérard Leidet /  Cité nord /   3 rue du thym /  13 850 Gréasque

 
Initiative :  le 26/11 au  Funiculaire / bar à vin- librairie, de 17 h à 19 h.17 rue Poggioli 13006 Marseille

Publié le 06/11/2016 - 19:15  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Agenda - par Webmaster

  AGENDA MILITANT 

 

Semaine du 12 au 18 Décembre : Semaine de solidarité avec les Migrants, organisée par RESF (divers happening le 17 rue Saint Ferréol ;  le 18 à la Joliette)

Jeudi 15 Décembre : Stage intersyndical dans le Vaucluse, contre l'Extrème droite et ses pratiques municipales


Jeudi 19 Janvier : Stage FSU sur le Droit des femmes

Vendredi 17 Mars : Stage intersyndical sur les Droits de mIgrants et la solidarité à organiser, avec le RESF, LDH etc... Précisions à venir.




Publié le 06/11/2016 - 19:02  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Pour le sport, de la maternelle à l'Université ! - par SNEP - Andjelko Svrdlin

Mensonges, communication, élimination !

 

Madame la Ministre avait déclaré l’année scolaire 2015/2016 celle du sport de l’école à l’université (ESEU). Le SNEP-FSU a pu affirmer devant la Ministre qu’une telle déclaration devait être suivie d’actes cohérents.
De plus, sur le site officiel de candidature de la ville de Paris pour les Jeux olympiques nous pouvons lire : « Citons, parmi les projets déjà identifiés par Paris 2024 et ses partenaires, un programme national d’éducation à la citoyenneté au travers des valeurs olympiques, un concours national autour de la culture olympique dans les établissements scolaires français, ou encore un plan national de promotion des valeurs de l’Olympisme à l’occasion des journées olympique et du sport scolaire, des compétitions de jeunes et des grands évènements sportifs organisés en France. »
Le « monde » de l’Education nationale est donc directement impliqué. Une nouvelle fois, le SNEP-FSU s’est positionné pour la coopération d’un sport et d’un projet olympique porteurs de progrès social et émancipateurs.
Quelle désillusion devant la trahison opérée à travers le chantier des programmes d’EPS ignorant superbement la culture sportive. Que dire de plus de la disparition historique de l’épreuve d’EPS du diplôme national de brevet (DNB) ? Le SNEP-FSU s’est inscrit dans la lutte à travers laquelle la culture sportive doit trouver toute sa place dans le cadre du service public d’éducation.

 

Une pétition a été mise en ligne : http://www.snepfsu.net/phpetitions/dnb1617/index.php3

Publié le 23/10/2016 - 16:19  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Pour les Non Titulaires, courrier au Premier Ministre - par FSU nationale - B Groison -

Les Lilas le 20 octobre 2016

 

Monsieur le Premier Ministre,

Par ce présent courrier, je viens interpeller solennellement le gouvernement sur la question des agents non titulaires dans la Fonction Publique.

La FSU fait de la lutte contre la précarité un enjeu majeur. Le maintien d’un volant global de plus de 17% de personnels non titulaires, soit près d’un million d’agents, n’est bon ni pour les personnes concernées dont les conditions d’emploi et de rémunération sont souvent très défavorables, ni pour la Fonction publique.

La FSU a organisé le 13 octobre dernier une journée de témoignages et d’expression des agents non titulaires. Quatre ministères ont reçu à cette occasion des délégations en audience (Justice, Agriculture, Education Nationale, Fonction Publique). L'annexe jointe à ce courrier vous donne la synthèse de ces rencontres.

Beaucoup de nos collègues ont témoigné au cours de cette journée d’une situation professionnelle et personnelle dégradée rendue difficile par les conditions d’emploi : contrats très courts, temps partiels subis, sans évolution de salaires depuis plusieurs années, exclusion du CDI pour avoir eu, malgré eux, des interruptions de contrats ou des changements de nature du contrat alors même que les fonctions exercées sont sensiblement les mêmes, sentiment d’arbitraire dans la décision du non-renouvellement, d'affectation,  impossibilité de se projeter dans un avenir serein. Certaines situations montraient même l’irrespect, par des employeurs publics, de la législation en la matière.

Comment imaginer, dans ces conditions d’emploi, que le service public soit rendu efficacement ?

La FSU ne peut se résoudre à accepter cette situation. Elle considère que trop peu d’avancées ont été mises en œuvre. En effet, après 4 sessions de recrutement réservé, la loi dite Sauvadet a exclu une majorité des contractuels de l’accès au statut de fonctionnaire. Ceci est principalement lié aux conditions d’éligibilité trop restrictives, mais aussi à d’autres facteurs comme l’insuffisance des formations proposées.

Le Gouvernement ne propose actuellement que la prolongation de ce dispositif réservé jusqu'à la session 2018.

Nous demandons que la loi Sauvadet soit aménagée (suppression de l’exigence des deux ans de service avant le 31 mars, suppression de la limitation imposée par les temps incomplets, suppression de l’exigence d’être en contrat au premier trimestre 2011 ou 2013, retenir comme seul critère une ancienneté de 4 ans sur une période de 6 ans à la date de clôture des inscriptions).

Nous demandons aussi que des discussions avec les organisations syndicales soient ouvertes sur ces points. En effet, la prolongation du plan Sauvadet ne pourra suffire à résorber la précarité. Il s'agit donc de rediscuter d'un plan de titularisation ouvert à tous les non titulaires.

Il est également encore temps de prendre toutes les mesures allant dans le sens d’une harmonisation des droits entre titulaires et non titulaires. Le droit à la formation est de ce point de vue primordial pour les non titulaires. Il s'agit d’une part de leur permettre une prise de poste dans de bonnes conditions et d’autre part de les accompagner au mieux dans les préparations de concours parfois prévues dans les contrats. Dans le cadre des discussions ouvertes sur la mise en œuvre d’un Compte personnel de formation dans la Fonction Publique, il est possible et souhaitable d’abonder plus particulièrement et dès la première année, les droits des agents non titulaires. L’accès aux dispositifs de l’action sociale doit lui aussi être amélioré.

Enfin, rien ne se fera sans une politique de recrutement ambitieuse et respectueuse du cadre réglementaire, entre autres par les collectivités locales. Cela passe en particulier par des pré-recrutements. L’absence de viviers est en effet un des facteurs explicatifs du recours toujours plus important aux personnels non titulaires. Nous demandons des discussions sur ce point afin d'envisager les recrutements nécessaires à la Fonction publique.

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’expression de mes salutations respectueuses.

 

Bernadette Groison secrétaire générale de la FSU

 


Publié le 21/10/2016 - 09:25  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Pour la défense des lycées ZEP - par Intersyndicale lycées ZEP

Appel à la grève de l’intersyndicale académique, dans les lycées ZEP


SNES-FSU, CGT Educ’action, Sud Education, SNETAA FO, SN FO LC, SGEN CFDT, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, CNT-SO, SIAES-FAEN

Face à la mobilisation croissante dans les académies d’Aix-Marseille, Paris, Créteil et Versailles, le Ministère s’entête à ne pas ouvrir le chantier des lycées de l’éducation prioritaire. La prolongation du dispositif transitoire jusqu’en 2019 laisse le problème entier.

Le Ministère de l’Education nationale doit maintenant répondre et publier une carte élargie des lycées professionnels, généraux et technologiques en Education prioritaire. Il y a urgence à mettre en œuvre un politique ambitieuse de réduction des inégalités scolaires favorisant la réussite de toutes et tous en lycée et lycée professionnel. Les collégiens issus de l’Education prioritaire ont le droit de poursuivre leur scolarité dans des lycées généraux, technologiques ou professionnels de l’Education prioritaire.

Il y a urgence à reconnaître la spécificité de l’enseignement dans les lycées de l’Education prioritaire, en terme de besoins des élèves et de conditions de travail des enseignants. C’est pourquoi le Ministère doit ouvrir immédiatement le chantier de la politique d’Education prioritaire en direction des lycéens et garantir sans plus de délai le classement des lycées professionnels, généraux et technologiques, qui le requièrent, en Education prioritaire sur la base de critères nationaux transparents, tenant compte des spécificités des LGT et LP, notamment les critères sociaux mais aussi la proportion des élèves entrant en seconde en provenance de collèges REP/REP +. Aucune sortie de lycée ou LP relevant de l’Education prioritaire ne saurait être acceptée.

L’intersyndicale appelle les personnels à amplifier la mobilisation sur la base des revendications suivantes :

 Elaboration, dans la concertation, de cartes des lycées, des LP, de l'Education prioritaire.

 Attribution d’un label de classement en « Education prioritaire » donnant lieu à une dotation spécifique garantissant à la fois une réduction significative des effectifs par classe, tenant compte des besoins spécifiques des publics accueillis et de leurs filières de formation en LGT ou en LP, et les moyens nécessaires à la mise en place de dédoublements en volume conséquent.

 Attribution de l’indemnité REP et maintien des droits aux bonifications de carrière et aux bonifications pour mutations. 

 Extension de l’indemnité REP à tous les personnels en exercice, notamment de vie scolaire (AED, AESH…).

L’intersyndicale travaille à coordonner les actions. Elle appelle les personnels à la grève le jeudi 17 novembre et elle appelle :

 A se réunir en assemblée générale intersyndicale le lundi 7 novembre à 17 h 30 à la Bourse du Travail pour mettre en commun le travail de mobilisation en vue du jeudi 17 novembre.

 à voter la grève le 17 novembre, en Heure d’Information Syndicale ou en AG, dans les jours qui suivent, établissement par établissement. 

 A préparer dans les établissements une journée « lycées morts » le jeudi 17 novembre

 A participer à la manifestation du LP Le Chatelier (14 h) jusqu'aux escaliers de la Gare St-Charles (15h) le jeudi 17 novembre

 à participer à l'AG intersyndicale qu'elle réunira à la Bourse du Travail à 17 h le jeudi 17 novembre pour faire le bilan de la journée et débattre des suites de l'action.

Publié le 18/10/2016 - 09:34  Prévisualiser  Imprimer l'article 

Tensions au Conseil régional - par FSU Territoriale -région-

Vives tensions au Conseil Régional

Comme le La FSU territoriale l’avait annoncé, la rentrée scolaire au Conseil régional a été plus que tendue suite aux nombreux chantiers ouverts par l’administration, qui pour certains avaient pour objectif de remettre en cause les acquis des agents Régionaux. Un des chantiers et non des moindres était, après la réorganisation des services, la révision du temps de travail de l’ensemble des agents régionaux.

 Les délégués de la FSU ont rencontré des centaines d’agents de lycées et ils ont également rencontré les agents des services lors de l’organisation d’une réunion d’information syndicale où plus de 600 agents se sont rendus. Lors de ces rencontres, la FSU n’a cessé de condamner les intentions comme les objectifs de l’administration en matière de révision du temps de travail et de régressions sociale.

Il y a eu le « rapport Laurent » (Président du Conseil supérieur de la FP territoriale) et l’enquête de la Cour des comptes, qui explique comment économiser en alignant simplement la durée effective du travail des fonctionnaires territoriaux (1594 heures) sur la durée légale (1607 heures). Ainsi, le Président du Conseil régional, Christian Estrosi a prétendu dans les medias que certains des Agents régionaux n’effectueraient que 28 heures par semaine. Ce qui est totalement faux : en effet, l’administration, a comptabilisé dans ces chiffres les agents absents, en raison de maladies, en congés maternité, en congé de formation, en congés tout court, et même, le comble, des agents décédés !

 Suite à un rapport de force sans précédent, la FSU, organisée en intersyndicale, a obtenu de nombreuse garanties,  à savoir :

-Un engagement qui sera acté en CT sur le maintien du régime indemnitaire sans baisse du pouvoir d’achat et la revalorisation annuelle de celui-ci sur la mandature ; le maintien de la prime de fin d’année (environ 2000€) ; le maintien des prestations sociales (titres restaurant, chèque vacances, bon cadeaux, fond d’intervention financier, COS, etc...) ; le maintien du temps de travail actuel des agents régionaux des lycées.

Concernant les temps de travail des agents des services : Le maintien de 5 formules GITT sur 6, et la création de 2 nouvelles formules GITT, dont une qui permet de générer 13 jours de RTT et l’autre 29 jours de RTT ; le maintien, chaque année, de 3 jours « offerts » de fermeture administrative lié à des ponts ou à des journée traditionnelles (sur 5 actuel).

Suite à son dépôt de préavis de grève, la FSU a souhaité consulter les personnels des services, par une votation en ligne. Au vue des résultats obtenus, la FSU, FO et la CFDT ont décidé de retirer leur préavis de grève.

Quoi qu’il en soit, La FSU reste prête, dans le cas où les engagements ne seraient pas tenus.


Publié le 16/10/2016 - 11:44  Prévisualiser  Imprimer l'article 
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